Culture

Zakaria Ghafouli et Larbi Imghrane chantent le patrimoine amazigh

Les artistes marocains Zakaria Ghafouli et Larbi Imghrane viennent de lancer un duo intitulé «Felhawa Sawa» (Dans la même onde). La particularité en étant, d’après les deux chanteurs, «les rythmes amazighs pour faire la promotion de ce patrimoine».

Il n’en est pas à sa première œuvre en amazigh. Et à chaque fois qu’il le fait, il innove. Cette fois-ci, le chanteur Zakaria Ghafouli se produit avec Larbi Imghrane dans «Felhawa Sawa» le temps d’un duo qui se veut aussi de faire, selon ces deux artistes, la promotion de « tenues, parures et décors marocains et amazighs». Et ce n’est pas tout !

Un échange de deux dialectes
Cette œuvre, écrite par ce duo d’interprètes pour un arrangement et mixage de Badr Makhlouki, a également comme particularité « un échange de dialectes, marocain et amazigh ». Ainsi Zakaria Ghafouli y chante à la fin en amazigh et Larbi Imghrane le fait en darija. Quant au vidéoclip de «Felhawa Sawa», conçu par le réalisateur marocain Karim Jabrane et le productuer Mohamed Idyahia, il laisse bien voir cette promotion du patrimoine amazigh à travers ces tenues et parures qui en sont issues. Pour l’heure, cette production a, depuis son lancement, récolté un grand nombre de vues sur YouTube dépassant les 700.000. Ainsi elle parvient à occuper les premiers rangs de la tendance marocaine. Aussi, les deux artistes reçoivent de bons échos sur leurs réseaux sociaux à propos de cette œuvre.

Des œuvres du patrimoine
Outre « Felhawa Sawa », Zakaria Ghafouli est connu pour être un artiste qui creuse dans le patrimoine. Il a ainsi à son compteur d’autres œuvres en amazigh. Dans chacun de ces singles, il se distingue en rythmes et paroles. En plus de ce patrimoine, cet artiste creuse dans d’autres. Il fait également dans celui des Gnaouas comme c’est le cas du tube «5 d’sbah» (5h du matin) qu’il allie au raï. « Pour ma part, je puise, la plupart du temps, dans le patrimoine marocain pour le moderniser. Pour l’heure, j’ai fait le patrimoine berbère du Moyen-Atlas. J’ai fait aussi le patrimoine «chamali» (du nord) dans «Lawah Lawah» (N’en fais pas trop), écrite et composée par moi-même et Issam Kamal qui en a également fait l’arrangement, et du chaâbi (populaire) dans «Lhoub zwin» (L’amour, ce que c’est beau !), composée par Mohamed Chrabi et écrite par Mohamed El Maghrebi, et «Matalâach» (ça marche pas) que j’ai écrite avec Mohamed El Maghrebi et composée par mes soins sur un arrangement de Rachid Mohamed Ali. Dans l’ensemble, c’est cette variation du patrimoine qui fait ma différence », révèle-t-il dans un entretien accordé antérieurement à ALM. Dans «Awida ya wa», (Aji andi, jib lia ou viens vers moi, ramène-moi), qui fait partie du patrimoine amazigh, il chante sur une composition signée par l’éminent artiste Hassan Dikouk. Mieux encore, il s’inspire du patrimoine spirituel marocain dans «Rijal Allah» (Les hommes de Dieu) de Fath Allah Lemghari et «Lejwad» (Les bienfaiteurs) de Jil Jilala que Zakaria Ghafouli allie dans la même œuvre. Ce chanteur y adopte une nouvelle vision marquée par le recours au violon et au koala qui donnent une touche esthétique au single. Dans le vidéoclip de cet alliage, le réalisateur opte pour le caractère spirituel dans la vidéo outre des chorégraphies alliant les patrimoines authentiques, voire modernes. Entre-temps, le chanteur sort des singles variés comme le tube «Tghib W Tban» (Tu apparais et disparais), écrit par Mohamed El Maghrebi. En 2019, il a lancé «Darni Kalbi» (Mon cœur me fait mal) que le chanteur a composée lui-même sur des paroles du même auteur. Dans la même année, il a également sorti «La Tkabar Chane» (Ne donne pas de valeur à celui qui ne mérite pas) dont l’idée est conçue par l’artiste qui en a fait la composition. Il interpréte même des génériques comme celui du feuilleton «Assirr Lmadfoun» (Le secret enterré). En 2017, le chanteur, né en 1985 et passionné pour l’art depuis l’âge de 6 ans, a chanté «Dima Maroc» et bien d’autres singles. En tout, cet artiste a une carrière marquée par l’inspiration du vrai patrimoine du pays.

C’est le titre de la boite
Retour sur le parcours des artistes
Zakaria Ghafouli, qui s’est même produit dans des festivals de renom, notamment Timitar et Mawazine, a, pour rappel, été révélé lors de l’émission Studio 2M en 2010. Il a également été finaliste dans le programme «The winner is» sur Dubaï TV en 2013. D’autres œuvres comme «Zid Fel Mazzika» (Mets la musique plus fort) et «Chekama» (Colporteuse) ont fait sa renommée au Maroc et au Maghreb, ainsi que dans le monde arabe. Quant à Larbi Imghrane, également un habitué du festival Timitar et d’autres, il a à son tour différentes œuvres. C’est le cas de «Tajmmaat Immimn» et «Ahayaha». Il a même sa propre troupe à Tiznit qu’il a fondée en 1991. C’est lui qui insuffle une nouvelle dynamique à ce groupe. Depuis 2000, cette troupe sort une trentaine d’albums lyriques. Mieux encore, cet artiste est pris pour un « ambassadeur » de la chanson amazighe pour avoir innové dans ce style et contribué à sa promotion.

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