Casablanca Smart City s’est imposé, depuis son lancement en 2016, comme l’une des principales plateformes africaines dédiées à l’innovation territoriale et à l’intelligence urbaine.
Villes augmentées : Entrepreneuriat, innovation et mobilisation des talents ont marqué la deuxième journée de la 10e édition de Casablanca Smart City. Placée sous le thème de la «Smart City Augmentée», cette édition anniversaire a mis en lumière le rôle des écosystèmes innovants dans la transformation urbaine, tout en favorisant le partage d’expériences entre acteurs marocains et internationaux autour des enjeux du numérique, de l’emploi, de la gouvernance intelligente et du développement économique durable.
Les travaux de la 10ème édition de Casablanca Smart City se poursuivent. L’entrepreneuriat et la créativité urbaine ont été au cœur de cette manifestation qui célèbre cette année la «Smart City Augmentée», mettant en avant une décennie d’innovation au service de la transformation urbaine dans la culture, le sport et l’économie. Une occasion pour débattre des enjeux de la transformation numérique et du rôle de l’innovation technologique dans le développement des services publics ainsi que le renforcement de la gouvernance urbaine, dans un contexte mondial marqué par l’accélération de la transition numérique et le recours croissant aux solutions intelligentes dans la gestion des villes. La deuxième journée de l’événement a été, en effet, une occasion pour prospecter les moyens de stimuler l’économie locale et les synergies citoyennes. Plusieurs leviers ont été identifiés.
Citons dans ce sens l’entrepreneuriat, l’innovation et la mobilisation des talents. Les intervenants ont, dans ce sens, mis en avant l’importance de développer des écosystèmes favorisant l’innovation, l’émergence de startups et la création d’opportunités économiques, tout en veillant à placer le capital humain au cœur des stratégies de transformation urbaine.
Intervenant dans ce sens, Lamia Benmakhlouf, directrice générale du Technopark, a rappelé que le développement de l’écosystème entrepreneurial marocain s’inscrit dans une vision initiée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI visant à promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat technologique. Elle a mis en avant le rôle du Technopark dans l’accompagnement des startups grâce à une approche fondée sur la coopération entre universités, structures de financement, acteurs publics et privés, relevant que 35% des startups résidentes exportent aujourd’hui leurs solutions à l’international. Pour sa part, Imane Belmaati, présidente de Human Impact Hub, a estimé que les villes intelligentes doivent évoluer vers de véritables plateformes d’opportunités favorisant l’employabilité et l’entrepreneuriat des jeunes. Elle a plaidé pour un renforcement de la convergence entre les initiatives publiques, privées et associatives, ainsi que pour le développement de mécanismes de financement adaptés aux projets innovants et à fort impact. Par ailleurs, Hamid Bouchikhi, directeur du Centre d’entrepreneuriat de l’Africa Business School de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), a, quant à lui, revendiqué la mise en place d’une approche de la ville fondée sur la création d’environnements favorables à l’émergence de l’innovation et de l’initiative entrepreneuriale.
Cette rencontre se veut également une tribune de partage d’expérience. En cette occasion, Marc Liew, directeur exécutif par intérim pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique latine à Singapore Cooperation Enterprise, a présenté l’expérience du Punggol Digital District à Singapour, un écosystème intégré réunissant université, startups, incubateurs, investisseurs et institutions publiques au sein d’un même espace d’innovation. Il a souligné que ce modèle repose sur le partage des données, la collaboration entre les différents acteurs et le développement des compétences numériques, mettant en avant l’importance de la formation continue et de l’anticipation des besoins futurs du marché du travail. De son côté, Isabelle Ferrer, vice-présidente de Toulouse Métropole, chargée des campus économiques, a présenté l’expérience de la métropole française dans la création de campus dédiés à des secteurs stratégiques tels que l’aéronautique, les mobilités décarbonées, la santé, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Elle a souligné que ces espaces favorisent les synergies entre entreprises, universités, centres de recherche et startups, tout en offrant des dispositifs d’accompagnement destinés aux étudiants, chercheurs et porteurs de projets innovants. Pour sa part, Abraham Badji, conseiller municipal de la ville de Dakar et président de la commission des technologies de l’information et de la communication, a présenté le projet numérique «Set Wash», destiné à formaliser l’activité des laveurs de véhicules tout en générant des retombées économiques, sociales et environnementales. Il a notamment mis en avant les économies substantielles d’eau permises par cette initiative ainsi que sa contribution à la création d’emplois et à l’intégration des jeunes dans l’économie formelle.Casablanca Smart City s’est imposé, depuis son lancement en 2016, comme l’une des principales plateformes africaines dédiées à l’innovation territoriale et à l’intelligence urbaine. En dix éditions, l’événement a réuni plus de 42.000 participants, 685 exposants, 661 intervenants et des délégations représentant 181 villes à travers le monde.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte marqué par les préparatifs du Royaume en vue de l’accueil de grandes manifestations sportives internationales, notamment la Coupe du monde 2030, considérée comme un levier d’accélération de la modernisation urbaine et du rayonnement international de Casablanca. Le programme de cette 10ème édition a porté sur des thématiques diverses dont l’innovation digitale et la jeunesse, le dynamisme économique, la culture et le sport comme moteurs de transformation urbaine, ainsi que la mobilité, la gouvernance intelligente, l’inclusion numérique, la participation citoyenne et la qualité de vie dans les métropoles de demain.










