2021, l’année des territoires intelligents

2021, l’année des territoires intelligents

Khalid Safir présente à Casablanca la feuille de route digitale des collectivités

«Un territoire intelligent est avant tout le fruit de l’intelligence collective de ses forces vives. Nous devons tous œuvrer pour construire des villes inclusives, résilientes, innovantes avec la puissance de la technologie au service de la qualité de vie de nos concitoyens».

Les collectivités territoriales accélèrent leur digitalisation. Le focus sera établi sur le gouvernement ouvert (Open gouvernement) et la gestion par les données (Data Driven) comme outils d’aide à la prise de décision. Ainsi, l’ensemble des process sera numérisé permettant ainsi aux collectivités territoriales d’améliorer leurs prestations aux citoyens et de créer plus d’emplois et plus de richesse dans le cadre d’une interopérabilité entre l’ensemble des acteurs. D’importantes annonces ont été faites par Khalid Safir, wali directeur général des collectivités territoriales, lors de sa participation au Smart City Casablanca Symposium, placé cette année sous le thème «Smart City au service de la résilience et la régénération territoriale». «Un territoire intelligent est avant tout le fruit de l’intelligence collective de ses forces vives. Nous devons tous œuvrer pour construire des villes inclusives, résilientes, innovantes avec la puissance de la technologie au service de la qualité de vie de nos concitoyens», souligne dans ce sens M. Safir.

Le catalogue digital des collectivités territoriales

Le wali directeur général des collectivités territoriales a présenté lors de son intervention les grandes lignes du plan d’action 2021 de son département. L’orientation étant d’installer un process d’amélioration continu au sein des collectivités territoriales. Un objectif appuyé par la loi 55-19 relative à la simplification des procédures.
Un cadre disruptif qui donne un soubassement juridique à cette transformation digitale, certes, amorcée depuis des années déjà, mais accélérée par la crise sanitaire qui sévit au Maroc depuis mars 2020. «C’est une année pour mettre en place plus de data à la disposition des acteurs d’un territoire et créer de l’émulation entre les collectivités territoriales et permettre aux citoyens d’évaluer la performance des gestionnaires du territoire», souligne Khalid Safir. Cette année connaîtra, selon le gouverneur, la digitalisation des taxes y compris les taxes locales.
De même, une plateforme (Majalis) est en cours pour fluidifier le travail des Conseils. Elle sera également ouverte aux citoyens pour donner leurs remarques et observations, notamment à travers le dépôt des pétitions, concrétisant ainsi le principe de participation citoyenne. En termes de Data, une plateforme de gestion et de suivi de grands projets tels que le programme de réduction des disparités territoriales est en cours de déploiement. La finalité étant de permettre aux acteurs locaux et territoriaux de suivre sur une même plateforme intégrée l’ensemble des plateformes en cours sur un territoire donné. C’est un outil qui va permettre à la fois d’évaluer les disparités sur un territoire et d’assurer une convergence des politiques publiques.

«Agences urbaines numériques 2.0» et «e-urbanisme» en download

Qui dit territoire intelligent dit villes connectées et espaces urbains intuitifs. La crise sanitaire et ses aléas socio-économiques exigent, en effet, de concevoir des villes agiles et innovantes. C’est ce qu’a recommandé Nouzha Bouchareb, ministre de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la Politique de la ville. «Il est donc nécessaire aujourd’hui d’analyser les différents chocs auxquels les villes ont dû faire face, d’évaluer le degré d’adaptation et de résilience des villes ayant permis la continuité du fonctionnement de leurs systèmes urbains», relève-t-on de la ministre.
Le ministère de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville a fait de la digitalisation son cheval de bataille. La palette de l’offre digitale mise en œuvre va s’enrichir de deux projets structurants. Citons en premier le projet « Agences urbaines numériques 2.0 » qui vise la transformation numérique de la totalité des activités de ces structures en charge de la planification et de la gestion urbaine. Le deuxième projet porte pour sa part sur la dématérialisation des documents d’urbanisme «e-urbanisme».
Le but étant de dématérialiser le processus d’élaboration des documents de planification urbaine, notamment de l’enquête publique.

Un large dispositif numérique pour Casablanca

Smart City Casablanca Symposium intervient cette année 15 mois après le déclenchement de la crise sanitaire au Maroc. Un contexte qui a mis à rude épreuve tous les écosystèmes et s’est inscrit comme catalyseur de la digitalisation. « Ces changements appellent à des transformations en termes de satisfaction de nouveaux besoins humains et la création de nouveaux services liés notamment à la communication, la digitalisation et le travail à distance » fait savoir Said Ahmidouch wali de Casablanca-Settat. Et de poursuivre que «la pandémie a entraîné plusieurs changements de fond dans la pratique des villes lesquels changements auront des impacts économiques et sociaux à long terme». Pour M. Ahmidouch, «repenser la manière dont les territoires fonctionnent et se développent est aujourd’hui nécessaire en mettant en œuvre des stratégies de régénération innovantes et inclusives». Au niveau de Casablanca, des transformations en termes de développement des infrastructures et des équipements dédiés à la digitalisation, à la transformation numérique, à l’échange d’information et à la connectivité sont enclenchées.
Un large dispositif est en cours de déploiement en lien avec les programmes engagés sur le plan territorial. «Pour Casa l’enjeu est de taille, il s’agit de répondre au défi imposé par son poids économique et démographique ainsi que par son développement urbain rapide», rappelle le wali qui mise grand sur les recommandations qui vont découler de ce symposium dont les travaux prendront fin ce jeudi. Les échanges programmés dans ce sens porteront sur la planification et la gestion territoriale, l’innovation sociale, la transformation numérique et les pratiques innovantes.

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