Selon la TGR, la hausse de 5,4 % des recettes ordinaires s’explique par l’augmentation des impôts directs de 4,8 %, des droits de douane de 1,1 %, des droits d’enregistrement et de timbre de 11,9 % et des recettes non fiscales de 31,4 %, conjuguée à la baisse des impôts indirects de 2 %.
Le déficit du Trésor a affiché une nette dégradation au mois de septembre. L’écart s’est établi à 35,1 milliards DH contre 8,5 milliards DH à la même période de l’année passée. Ce creusement résulte en effet d’un solde positif de 27,8 milliards DH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor et les services de l’État gérés de manière autonome. C’est ce que l’on peut relever de la Trésorerie générale du Royaume (TGR) dans son dernier bulletin mensuel de statistiques des finances publiques. La tendance relevée au 9ème mois de l’année laisse apparaître une amélioration de 5,4% des recettes ordinaires brutes au moment où les dépenses ordinaires émises se sont affermies de 5,6%. Dans les détails, les recettes ordinaires se sont consolidées de 11,9 milliards DH pour atteindre à fin septembre les 235,4 milliards DH. «Ceci s’explique par l’augmentation des impôts directs de 4,8 %, des droits de douane de 1,1 %, des droits d’enregistrement et de timbre de 11,9 % et des recettes non fiscales de 31,4 %, conjuguée à la baisse des impôts indirects de 2 %», explique la TGR.
A fin septembre, les recettes fiscales brutes se sont chiffrées à 203,2 milliards DH contre 199 milliards DH une année plus tôt marquant ainsi une progression de 2,1 %. En valeur, cette hausse est estimée à 4,3 milliards DH. Elle résulte de la baisse des recettes douanières de 5,8 % et de la hausse de la fiscalité domestique de 6,5 %. S’agissant des recettes non fiscales, elles se sont situées au titre des neuf premiers mois de l’année autour de 32,1 milliards DH contre 24,5 milliards DH un an plus tôt, soit une augmentation de 31,4 % en glissement annuel. Commentant cette évolution, la TGR met en avant l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général passant ainsi de 8,97 milliards DH à 16,02 milliards DH à fin septembre. Les fonds de concours se sont également redressés passant de 1,11 milliard DH à 1,54 milliard DH.
Les recettes en atténuation des dépenses de la dette se sont élevées pour leur part à 1,036 milliard DH contre 374 millions DH au moment où les recettes de monopoles ont accusé un repli revenant à 10,36 milliards DH contre 11,42 milliards. Pour ce qui est des dépenses, les engagements à fin septembre ont atteint les 521 milliards DH, soit un taux global de 66 % contre 64 % à fin septembre. Le taux d’émission sur engagement a quant à lui grimpé à 88 % contre 86 % à la même période de l’année passée. Il est à noter que les dépenses émises au titre du budget général ont été de 365,1 milliards DH à fin septembre 2023, en hausse de 20,4 % par rapport à leur niveau à fin septembre 2022, en raison de l’augmentation de 4,5 % des dépenses de fonctionnement, de 24,3 % des dépenses d’investissement et de 72,4 % des charges de la dette budgétisée.
S’agissant des comptes spéciaux du Trésor, les recettes ont atteint les 118,8 milliards DH. Selon la TGR, ces recettes tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 23,3 milliards DH contre 21,1 milliards DH à fin septembre 2022. Les dépenses émises ont été de 91,9 milliards DH. Elles intègrent la part des comptes spéciaux du Trésor au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 2,4 milliards DH. Le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’élève à 26,8 milliards DH au titre des neuf premiers mois de l’année.










