«l’aéronautique est l’exemple même de l’offre de valeur marocaine. Nous sommes la plateforme aéronautique la plus proche et la plus sûre. Les centaines d’entreprises implantées créent de la valeur aussi bien au Maroc que dans leur pays d’origine».
Dernière ligne droite pour la 3ème édition des journées économiques Maroc-France. Ce rendez-vous qui se tiendra du 23 au 25 mars à Toulouse sera dédié à l’industrie aéronautique. C’est démontrer la place qu’occupe le Maroc dans l’aerospace français.
Les organisateurs de cet événement, qui intervient après l’étape de Paris et d’Essaouira, s’accordent à dire que le Maroc est fortement intégré dans la supply chain du secteur de l’aéronautique français. En témoigne le nombre des entreprises françaises implantées au Maroc.
«Le Maroc dispose d’un écosystème sûr et propice d’accueillir davantage d’investisseurs», peut-on relever de Jean-Charles Damblin, directeur général de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), initiateur de l’événement en partenariat avec plusieurs instances marocaines dont l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE).
Le responsable indique, par ailleurs, que «la journée économique Maroc-France de Toulouse permettra aux opérateurs économiques des deux pays de travailler sur de nouveaux projets de partenariat, d’import-export, de co-investissement, d’échanges commerciaux voire d’implantation autour de l’écosystème aéronautique, qui représente une activité à fort potentiel de croissance et surtout un écosystème clé de coopération déjà bien établie entre nos deux pays». Du côté de l’AMDIE, Ali Mehrez souligne que «l’aéronautique est l’exemple même de l’offre de valeur marocaine. Nous sommes la plateforme aéronautique la plus proche et la plus sûre. Les centaines d’entreprises implantées créent de la valeur aussi bien au Maroc que dans leur pays d’origine».
La nature de cet événement s’inscrit en droite ligne avec les orientations de la nouvelle marque d’investissement et d’export du Maroc «Morocco Now». «Cette signature véhicule un message d’actualité. L’offre marocaine a toujours été intéressante et elle l’est davantage aujourd’hui», apprend-on de M. Mehrez. Et d’ajouter que «c’est le meilleur moment pour venir s’implanter au Maroc et faire partie de la success story marocaine».
Cette 3ème édition des journées économiques Maroc-France qui se déroulera à la Cité de l’espace de Toulouse établira un focus sur l’aéronautique comme secteur prioritaire du plan d’accélération industrielle au Maroc. L’ambition étant d’accompagner les entreprises dans leur développement à l’international, et ce en encourageant les synergies entres les opérateurs économiques des deux pays.
Ce rendez-vous tend également à souligner la position stratégique du Royaume en tant que hub vers l’Afrique dans un contexte où le Maroc déploie son nouveau modèle de développement. Se référant au directeur général de la CFCIM, la journée économique sera riche en solutions et rencontres. «Elle permettra aux entreprises marocaines et françaises participantes de bénéficier d’un programme d’excellence avec, au menu, des rencontres de haut niveau animées par des intervenants prestigieux, un village conseil en plus des conférences thématiques autour de la décarbonation, de la formation, de la supply chain et des leviers de financement», indique-t-il, précisant que des rendez-vous d’affaires, des moments de convivialité et des visites de sites sont également au programme, notamment l’usine emblématique d’Airbus. Il est à noter qu’au Maroc, l’écosystème aéronautique national compte 142 entreprises employant un effectif de 17.500 salariés. Le chiffre d’affaires à l’export s’élève à 1,9 milliard de dollars au moment où le taux d’intégration local tourne autour de 38%.
En parallèle, le secteur aéronautique et spatial constitue la première industrie d’Occitanie – Pyrénées-Méditerranée avec plus de 1.000 fournisseurs, sous-traitants, bureaux d’études et 98.000 emplois. Toulouse abrite non seulement le siège mondial d’Airbus Group, mais également le quartier général du pôle de compétitivité Aerospace Valley. La région est, en effet, le premier pôle français d’enseignement supérieur et de recherche en aéronautique, les trois quarts des ingénieurs français y sont formés.









