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78 milliards de dollars d’investissements identifiés par la Banque mondiale

Afin d’ancrer le Maroc sur une trajectoire de résilience et bas carbone à l’horizon 2050

Les investissements climatiques seront très profitables au Maroc. Un constat établi par la Banque mondiale dans un récent rapport sur le climat et le développement (CCDR) consacré au Royaume. Il s’agit du premier rapport publié pour un pays de la région MENA. Cette analyse fait ressortir un besoin d’investissement de 78 milliards de dollars afin d’ancrer solidement le Maroc sur une trajectoire de résilience et bas carbone à l’horizon 2050. «Le CCDR montre comment le Maroc peut faire fond sur les efforts déjà déployés pour passer à la vitesse supérieure et s’engager dans une transition ambitieuse vers un avenir résilient et sobre en carbone qui ne laissera personne au bord du chemin», explique Jesko Hentschel, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte. Et de préciser que «les avantages potentiels d’un modèle de croissance durable en termes de création d’emplois et d’inclusion sont importants.

Dans le même temps, les besoins d’investissement pour une telle transition seront également importants, et la création d’un environnement favorable pour le secteur privé sera vitale». Trois enjeux sont ainsi définis. Il s’agit de lutter contre la pénurie d’eau et les sécheresses, d’améliorer la résilience aux inondations et de décarboner l’économie. Des enjeux transversaux sont également mis en relief dont le financement, la gouvernance et l’équité. Selon le rapport, la décarbonation pourrait permettre au Maroc de devenir un exportateur net d’énergie verte et d’hydrogène vert et de faire du Royaume un pôle d’investissements et d’exportations industriels vert, notamment vers l’Union européenne.

La Banque mondiale évalue à environ 53 milliards de dollars le coût de la décarbonation au cours des trois prochaines décennies. Ces investissements seront en grande partie pris en charge par le secteur privé, sous réserve de la mise en œuvre de politiques sectorielles adaptées. «L’impact économique net serait cependant positif : réduction des importations de combustibles fossiles et d’ammoniac, sécurité énergétique accrue, diminution de la pollution atmosphérique et moindre vulnérabilité aux chocs internationaux sur les prix des hydrocarbures», peut-on lire dans ce sens. Par ailleurs, les besoins d’investissement en matière d’atténuation et d’adaptation nécessiteraient environ 23,3 milliards de dollars d’ici 2030, dont les deux tiers consacrés à l’adaptation, 25 milliards de dollars entre 2031 et 2040, et 29,5 milliards de dollars entre 2041 et 2050.

Les investissements pour les besoins d’adaptation sont particulièrement importants dans les zones rurales, où les changements induits par le climat (baisse de la quantité d’eau disponible et des rendements agricoles) pourraient conduire à l’exode de plus de 1,9 million d’habitants (soit environ 5,4% de la population totale du pays) d’ici 2050. Si les mesures d’adaptation peuvent contribuer à limiter le nombre de ces migrants climatiques, le Maroc devra s’attacher à agir pour offrir des opportunités d’emploi plus nombreuses et diversifiées en milieu rural.

Notons que le CCDR est un nouvel outil de diagnostic de la Banque mondiale ayant pour objectif d’étudier les liens entre climat et développement et de cerner les interventions prioritaires pour renforcer la résilience et atténuer les émissions de carbone tout en soutenant la croissance économique et en réduisant la pauvreté.

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Des actions proactives sur les rails

Sécurité hydrique, une priorité nationale

La sécurité hydrique figure parmi les priorités nationales. Le Souverain a souligné dans son discours au Parlement à l’occasion de l’ouverture de la première session de la deuxième année législative de la 11ème législature l’urgence de faire face aux défis du stress hydrique. L’appel Royal lancé a mis en avant la nécessité de mettre en œuvre des projets plus ambitieux par le recours aux innovations et technologies nouvelles dans le domaine de l’économie de l’eau et de la réutilisation des eaux usées. Le Souverain a dans ce sens souligné l’impératif d’accorder une attention particulière à une exploitation rationnelle des eaux souterraines et à la préservation des nappes phréatiques, et ce en mettant fin au phénomène de pompage illégal et au creusement de puits anarchiques. Les directives royales portent également sur l’importance de garder l’esprit sur la question de l’eau qui devrait constituer une préoccupation commune à de nouveaux secteurs.
L’impératif étant également de prendre en compte le coût réel de l’eau à chaque étape de la mobilisation de cette ressource.

Des réponses proactives sont désormais engagées au niveau national. Elles portent entre autres sur la mise en œuvre de mesures urgentes au niveau des bassins déficitaires, le renforcement de la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural ainsi que le développement des ressources non conventionnelles et la construction des barrages collinaires au niveau des différentes régions du Maroc. Parmi les actions prises, on note la conclusion de conventions en vue de sécuriser l’approvisionnement en eau au niveau des bassins hydrauliques de Moulouya, Oum Rabia et Tansift ainsi que la région de Draâ-Tafilalet. Ces conventions portent sur la mobilisation d’une enveloppe budgétaire des actions urgentes de près de 2,88 milliards de dirhams. Parmi les actions mises en place, on cite également le démarrage de la station de dessalement du Souss-Massa d’une capacité à terme de près de 146 millions de mètre cubes par an ainsi que le lancement ou l’accélération de la réalisation d’autres projets de dessalement de l’eau de mer, en l’occurrence de l’Oriental et la région de Casablanca-Settat, et ce dans une logique de partenariat public-privé avec un débit de 300 millions de mètres cubes par an.

A cela s’ajoutent le programme d’approvisionnement en eau potable des centres et douars pour la région 2022-2024 d’un coût global de 4,3 milliards de dirhams, la convention pour l’acquisition de camions-citernes et des citernes en plastique de 471 MDH ainsi que le programme de location des camions-citernes pour un montant global de 500 MDH. Notons qu’en termes d’économie d’eau, d’autres actions ont été activées, notamment le lancement d’une campagne de sensibilisation ainsi que l’élaboration dans le cadre du programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (2020-2027) d’une stratégie de communication et de sensibilisation et sa traduction en un plan de travail en partenariat avec l’ensemble des principaux intervenants.

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