– 9,3% à fin août : Les recettes fiscales locales toujours en baisse

– 9,3% à fin août : Les recettes fiscales locales toujours  en baisse

Les collectivités territoriales ont vu leurs recettes ordinaires nettement fléchir au mois d’août. La Trésorerie Générale du Maroc (TGR) note, à cet effet, une baisse de 9,3% comparé à la même période de l’année précédente.

La situation provisoire des charges et ressources des collectivités territoriales et de leurs groupements arrêtée à fin août 2020 laisse, également, apparaître un repli de 1,3% des dépenses ordinaires. Ces évolutions font ressortir un solde ordinaire positif de 10,5 milliards de dirhams. Par ailleurs, les budgets des collectivités territoriales dégagent un excédent global de 4,4 milliards de dirhams. Un chiffre qui tient compte des dépenses d’investissement de 6,7 milliards de dirhams et d’un solde positif des comptes spéciaux et des budgets annexes de 619 millions de dirhams. Cet excédent s’inscrit, tout de même, en baisse par rapport à la valeur enregistrée à la même période de l’année passée (5,5 milliards de dirhams). Détail des principales tendances des finances locales à fin août 2020.

Près de 70% des recettes générées par les communes

Les ressources ordinaires des collectivités territoriales se sont établies, au titre des huit premiers mois, à 25,36 milliards de dirhams, perdant ainsi près de 2,6 milliards de dirhams par rapport aux recettes générées à la même période de l’année passée. Ces ressources sont constituées de 16,51 milliards de dirhams des recettes transférées (-6,8%), de 4,75 milliards de dirhams des recettes gérées par l’État (-14%) et 4,09 milliards de dirhams (-13,1%). Il est à noter que plus de la moitié des recettes sont générées par les communes 69,8% (17,7 milliards de dirhams). Par région, six territoires concentrent 72,5% des recettes des budgets principaux des collectivités territoriales. Casablanca-Settat arrive en tête avec une part de 20,9% (5,3 milliards de dirhams), suivie de Rabat-Salé-Kénitra (12,6%), Marrakech-Safi (11,4%), Fès-Meknès (10,6%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (9%).

Les dépenses d’investissement se rétractent de 12%

Les dépenses ordinaires des collectivités territoriales ont avoisiné les 15 milliards de dirhams, en retrait de 1,3% par rapport à la même période de l’année précédente. Sous un angle plus général, les dépenses globales des collectivités territoriales, composées à hauteur de 65,1% des dépenses ordinaires, ont affiché aux huit premiers mois de l’année un repli de 4,1% revenant ainsi à 22,9 milliards de dirhams. A ce niveau, les dépenses d’investissement des collectivités territoriales se sont établies à 6,67 milliards de dirhams marquant ainsi une régression de 12,1% comparé à fin août 2019. Une baisse expliquée par la diminution des émissions au titre des projets intégrés (-553 millions de dirhams), des acquisitions mobilières (-173 millions de dirhams), des acquisitions immobilières (-111 millions de dirhams) et des programmes nationaux (-106 millions de dirhams). L’évolution de la structure des dépenses des collectivités territoriales à fin août 2020 fait ressortir la hausse de la part des dépenses de personnel ayant grimpé à 36% contre 33,9% une année auparavant. Même constat pour les charges en intérêts de la dette dont les parts se sont légèrement améliorées passant, en une année, de 4,1% à 4,6% à fin août 2020.
En revanche, la part des dépenses de matériel est revenue à 28,2% alors qu’elle se situait à 28,6%. Celle des dépenses d’investissement est estimée à 30,9% contre 35% observée à la même période de l’année passée.

42 milliards de dirhams de fonds disponibles

S’agissant des fonds disponibles des collectivités territoriales, la TGR relève une valeur de l’ordre de 42 milliards de dirhams. Ces fonds sont constitués de 35,7 milliards de dirhams des excédents des exercices antérieurs. La contribution des communes dans ces fonds disponibles s’élève à 57,4%.
Il est à noter que l’excédent dégagé par les budgets des collectivités territoriales à fin août 2020, auquel s’ajoutent les recettes d’emprunt de 1,58 milliard de dirhams, a permis le remboursement du principal de la dette pour 1,33 milliard de dirhams et la reconstitution des fonds disponibles pour 4,7 milliards de dirhams.

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