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9ème rencontre de la Fnacam – Assurances obligatoires et IA : Les intermédiaires appelés à se réinventer

Photo : ALM / Chafik Arich

Cette édition vise à ouvrir le débat et proposer des pistes concrètes pour que les agents et courtiers deviennent acteurs de cette transformation.

Défis et enjeux : La Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance du Maroc (Fnacam) a organisé sa 9ème rencontre annuelle à Casablanca autour du thème «Les assurances obligatoires & l’IA face à l’IA» dans l’objectif d’ouvrir le débat et proposer des pistes concrètes pour que les agents et courtiers deviennent acteurs de cette transformation.

Experts et professionnels de l’assurance se sont réunis, mercredi 8 octobre, à Casablanca à l’occasion de la 9ème rencontre annuelle de la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance du Maroc (Fnacam). Organisée sous le thème «Les assurances obligatoires & l’IA face à l’IA», cette rencontre était une occasion pour débattre des grands défis du secteur assurantiel au Maroc ainsi que les enjeux liés à la modernisation du marché, à l’intégration progressive de l’intelligence artificielle et à l’évolution du rôle de l’intermédiation dans un environnement en pleine mutation. Dans un contexte profond du paysage assurantiel marocain, les assurances obligatoires s’imposent comme un levier stratégique de protection sociale.

La généralisation progressive de l’Assurance- maladie obligatoire (AMO), le renforcement des assurances de responsabilité civile et les réflexions sur de nouvelles couvertures obligatoires redéfinissent le rôle, les marges et les missions des intermédiaires. Intervenant à cette occasion, Farid Bensaid, président de la Fnacam, a dressé quelques chiffres macroéconomiques du secteur de l’assurance au Maroc. Il a relevé dans ce cadre que «le Maroc est le deuxième pays africain en termes de chiffres d’affaires après l’Afrique du Sud. D’ailleurs, il a enregistré près de 6 milliards de dollars en 2024. M. Bensaid a fait savoir que «le taux de pénétration a légèrement augmenté en 2024 par rapport à 2023. Il était à 3,9% et est passé à 4,1% en 2024. S’agissant du nombre d’intermédiaires, il est passé à1.848 en 2024», indique-t-il.

Par ailleurs, M. Bensaid a soulevé que cette édition est «particulière» car, selon lui, elle «s’inscrit dans un moment de bascule pour notre précession». «D’un côté, les assurances obligatoires qui redessinent les équilibres du marché, notamment avec l’impact de la généralisation prochaine de l’AMO qui fragilisera le chiffre d’affaires de nombreux intermédiaires. De l’autre, l’IA face aux intermédiaires d’assurances. Notre métier doit en effet se réinventer face à cette technologie d’automatisation des tâches. Cette édition vise à ouvrir le débat et proposer des pistes concrètes pour que les agents et courtiers deviennent acteurs de cette transformation».
Pour sa part, Abderrahim Chafai, président de l’ACAPS, a relevé pour sa part que la thématique choisie cette année «illustre parfaitement les transformations profondes du secteur de l’assurance». Selon lui, «elle met la lumière sur trois thèmes : les assurances obligatoires qui traduisent notre responsabilité collective pour la protection des citoyens. Le deuxième sujet est l’intelligence artificielle qui nous oblige à repenser nos pratiques et nos processus. Et enfin le rôle des intermédiaires qui sont au cœur de cette mutation et sont appelés à se réinventer, à diversifier leurs services et renforcer leur mission de conseil», indique-t-il.

Le président de l’Acaps a souligné la place essentielle des intermédiaires dans la chaîne de valeur du secteur des assurances. «Ce thème dépasse les enjeux techniques et réglementaires, il nous invite à réfléchir au sens même de notre secteur et plus particulièrement à la vocation du métier d’intermédiaire d’assurance pivot essentiel de la chaîne de valeur entre l’assureur et le citoyen». Il a rappelé que la consolidation du marché ne saurait se limiter aux assurances obligatoires, lesquelles ont été instaurées avant tout pour protéger les citoyens. Elle doit, selon lui, s’inscrire dans une vision globale reposant sur la diversification, l’innovation et la qualité du service rendu aux citoyens. M. Chafai a également indiqué que «l’intelligence artificielle représente une opportunité majeure pour renforcer l’efficacité, la transparence et la qualité du service dans le secteur, à condition qu’elle soit intégrée de manière responsable et éthique au service de la relation client et de la crédibilité du marché».