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A fin août 2026 / TGR : Les recettes en hausse de 5,5%

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Indicateurs
Les recettes ordinaires ont progressé de 5,5%, portées par la fiscalité domestique (+12,3%) et douanière (+7%), malgré un recul de 27,4% des recettes non fiscales. En parallèle, les dépenses globales ont augmenté de 11,1%, avec notamment une hausse de 11,9% des dépenses ordinaires et de 8,2% des investissements. Le déficit du Trésor atteint ainsi 56,9 MMDH, contre 54,1 MMDH un an auparavant, tandis que le solde ordinaire positif s’est réduit à 4,7 MMDH, contre 19,7 MMDH à fin août 2025.

L’exécution de la loi de Finances, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, dévoile une progression des recettes ordinaires de 5,5% à fin août par rapport à la même période de 2025. C’est ce que dévoile le bulletin mensuel des finances publiques. Cette évolution intervient toutefois avec un taux de réalisation de 68,3%, contre 74% un an auparavant. La hausse des recettes ordinaires s’explique principalement par la bonne dynamique de la fiscalité douanière et de la fiscalité domestique, qui ont respectivement progressé de 7% et de 12,3%.

Cette performance a néanmoins été atténuée par le recul de 27,4% des recettes non fiscales. S’agissant des recettes, on notera que la fiscalité douanière a augmenté de 7%. Cette progression résulte notamment de la hausse des droits de douane de 8,8%, soit 951 millions de dirhams (MDH), de l’augmentation de 6,9% de la TVA à l’importation (+2,8 MMDH), ainsi que de la progression de la TIC sur les produits énergétiques de 6,6% (+903 MDH). La TIC sur les tabacs manufacturés s’est également inscrite en hausse de 5,3% (+514 MDH), tandis que les autres TIC ont progressé de 10,4% (+262 MDH). De son côté, la fiscalité domestique affiche une augmentation de 12,3%, soit 19,5 MMDH supplémentaires par rapport à fin août 2025.

Cette progression est soutenue principalement par l’impôt sur les sociétés (IS), en hausse de 21,6% (+13,1 MMDH), et par la TVA intérieure, qui augmente de 10,7% (+3,4 MMDH). L’impôt sur le revenu (IR) progresse de 2,3% (+1,1 milliard de dirhams), alors que les droits d’enregistrement et de timbre augmentent de 12,6% (+1,9 milliard de dirhams). Il en ressort aussi que les majorations de retard reculent de 2,2%, soit une baisse de 47 MDH. Les recettes non fiscales sont, de leur part, en baisse de 27,4%, soit un recul de 9,96 MMDH.

Cette diminution s’explique notamment par la baisse des versements des comptes spéciaux du Trésor (CST) au budget général, passés de 16,888 milliards à 10,691 MMDH. Les recettes en atténuation des dépenses de la dette ont également fortement reculé, de 3,162 milliards à 226 MDH. Les fonds de concours sont passés de 2,231 milliards à 1,027 milliard de dirhams, tandis que les recettes de monopoles se sont établies à 11,673 MMDH, contre 11,795 milliards un an auparavant. Pour ce qui est des dépenses, on notera que les dépenses globales ont augmenté de 11,1%.

Le taux d’engagement global s’est établi à 61%, contre 59% à fin août 2025, tandis que le taux d’émission sur engagements a atteint 87%, contre 86% un an auparavant. Cette évolution est principalement liée à l’augmentation de 11,9% des dépenses ordinaires. Les dépenses de biens et services ont progressé de 11,4%, sous l’effet d’une hausse de 9,4% des dépenses de personnel et de 14,2% des autres dépenses de biens et services. Les charges en intérêts de la dette ont augmenté de 3,4%, tandis que les émissions au titre de la compensation ont bondi de 71,3%.

Les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux ont, quant à eux, progressé de 12,1%. Les dépenses d’investissement émises ont également enregistré une hausse de 8,2%, passant de 72,4 MMDH à fin août 2025 à 78,3 milliards à fin août 2026. Cette progression résulte d’une augmentation de 8,2% des dépenses des ministères et de 8,3% de celles relevant des charges communes.