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A l’occasion de son 15ème anniversaire : L’Union pour la Méditerranée salue le rôle clé du Maroc

Nasser Kamel, secrétaire général de l’UpM. D.R

Après 15 ans d’existence, l’UpM mise pour le prochain cap sur une action collective, sur l’Unité et la coopération régionale. L’union s’engage par ailleurs à favoriser le dialogue et à établir un consensus sur les questions nécessitant une coordination au niveau régional.

L’Union pour la Méditerranée souffle ce 13 juillet sa 15ème bougie. L’occasion étant d’établir un bilan d’étape et d’entamer la réflexion sur les actions prioritaires en vue de renforcer le positionnement de l’Organisation dans le pourtour méditerranéen ainsi que d’accroître sa contribution aux projets structurants engagés dans la région. Un effort d’introspection est désormais consenti en vue de permettre à l’Union de jouer pleinement son rôle dans les mutations qui s’opèrent sur les plans économique, social et environnemental aussi bien au niveau régional qu’international. Ces ambitions ont été exprimées lors d’un point de presse tenu mardi par Nasser Kamel, secrétaire général de l’UpM. Le représentant de l’Union a mis l’accent sur la nécessité d’établir un consensus entre les États membres sur les questions nécessitant une coordination au niveau régional et procéder à une action collective effective et efficiente. « L’UPM a besoin davantage de ressources et d’élan politique de la part des États membres. Je pense qu’un plus grand élan et de plus grands investissements nous permettraient de marquer une vraie différence dans cette coopération », souligne Nasser Kamel.

Des écarts restent à résorber

Pour le secrétaire général de l’UpM, la force de cette organisation réside dans sa capacité de réunir toute la région malgré les différences et certaines tensions existantes ainsi que de communiquer les uns avec les autres pour arriver à un accord. Le bilan dressé par l’UpM reste mitigé. Malgré les actions menées tout au long de ces quinze dernières années, beaucoup de défis sont à relever. Citons en premier l’intégration régionale qui reste en deçà du potentiel des pays de la région. «85 % des exportations se font entre les États membres de l’Union européenne alors que les 25% restants se font entre les pays du Sud», fait observer le secrétaire général de l’UpM. Le responsable a également insisté sur le renforcement des synergies en matière d’énergies renouvelables entre les deux rives. Des investissements en infrastructures d’interconnexions sont de mise. Ceci permettrait aux pays de la rive européenne d’atteindre l’objectif de la neutralité carbone et de facto pour les pays de la rive Sud, compte tenu de leurs potentialités en termes de production, de créer davantage de richesse émanant de ressources propres. Le staff de l’UpM mise gros sur la prochaine réunion annuelle des ministres des affaires étrangères des États membres en vue de traduire cette réflexion en engagement et consensus. Ce rendez-vous prévu le 27 novembre à Barcelone offrira, selon l’UpM, une occasion idoine pour établir une feuille de route en faveur d’un développement inclusif et durable dans la région euro-méditerranéenne.

Le Maroc, un pays dynamique au sein de l’Union

Interrogé par ALM sur la place qu’occupe le Maroc dans cette coopération euro-méditerranéenne, Nasser Kamal a souligné que le Maroc y joue un rôle clé. «Nos partenaires marocains sont actifs et dynamiques et savent présenter des propositions de projets et conseils techniques qui entrent directement dans notre monde », souligne dans ce sens le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée. Et de rappeler que « le ministre Nasser Bourita a été l’un des premiers à demander l’octroi d’un mandat plus renforcé à l’organisation et de la doter de moyens financiers nécessaires pour qu’elle puisse faire plus et faire mieux. Si jamais cette vision se concrétise, on aura plus de moyens pour servir le Maroc et le reste de la région ». Pour l’UpM, le Maroc est considéré comme étant un bon élève. «C’est un pays qui s’engage dans des efforts de croissance économique avec une vision claire, ambitieuse et réussie. Le Royaume a su faire face au défi du développement et a su tisser des relations de coopération économique avec le Nord de manière très réussie». De par son positionnement géographique en tant que pays pont entre la rive nord et sud de la Méditerranée, le Maroc se présente, selon l’UpM, comme étant un exemple pour l’intégration régionale. Le progrès réalisé sur le plan industriel, notamment en automobile et aéronautique, démontre la capacité du Royaume à se hisser en tant que fournisseur phare des pays européens. L’UpM salue par la même occasion le dynamisme de la diplomatie marocaine dans les activités de l’Union. Rappelons que l’UpM totalise plus de 60 programmes de coopération à l’échelle régionale. Ces projets sont le fruit des agendas adoptés par les pays de l’Union lors de plus de 30 réunions ministérielles. Ils s’alignent, par ailleurs, sur les priorités régionales fixées par les ministres sectoriels et développés au sein de diverses plateformes régionales, créant ainsi un cadre de coopération unique dans la région.

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