Accès à l’eau potable : La BAD poursuit son appui financier au Maroc

Accès à l’eau potable : La BAD poursuit son appui financier au Maroc

Son portefeuille actif dans le pays se renforce

Un prêt de la BAD atteignant 18 millions d’euros a été proposé au profit de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) pour le financement additionnel du projet de pérennisation et de sécurisation de l’accès à l’eau (PPSAE) au Maroc.

La Banque africaine de développement (BAD) soutient le Maroc dans sa stratégie de gestion durable de la ressource en eau. Plusieurs projets sont en cours d’exécution dont celui sur la pérennisation et la sécurisation de l’accès à l’eau. Ainsi, un prêt de la BAD atteignant 18 millions d’euros a été proposé au profit de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) pour le financement additionnel du projet de pérennisation et de sécurisation de l’accès à l’eau (PPSAE) au Maroc.

Ce chantier fait partie du programme d’investissement de l’ONEE-Branche Eau, approuvé par son conseil d’administration pour la période 2016-2020 et ensuite pour la période 2019-2023. Il permettra de favoriser la gestion de la demande dans les zones fragiles, particulièrement dans le milieu rural, tout en luttant contre la pollution dans la zone de développement industriel.

Le périmètre de ce projet couvre les provinces de Guercif, Zagora, Al Hoceima, Tanger et Beni Mellal. Selon la Banque africaine de développement, la zone concernée par le projet englobe toutes les agglomérations urbaines et rurales situées dans ces régions qui connaissent un essor industriel important, avec la projection de la nouvelle ville «Mohammed VI Tanger Tech» à Tanger, le projet d’agropole de Tadla à Beni Mellal, ainsi que d’autres zones industrielles et agro-industrielles à Al Hoceima et Beni Mellal.

Ainsi, cette initiative vise à satisfaire les besoins croissants en eau potable et en eau industrielle de cette partie du Maroc jusqu’à 2040, et ce en concordance avec la stratégie du Maroc dans le secteur de l’eau à l’horizon 2040. «Le projet dont le coût total a été estimé en 2018 à 194 millions d’unité de compte (le coût des activités financées par la Banque étant de 97 millions d’UC, soit un prêt BAD de 79,33 millions EUR et un prêt AGTF de 43,36 millions USD), était prévu d’être réalisé sur une période de 5 années (2019-2023)», indique la Banque. AGTF fait référence au Fonds spécial «Africa Growing Together Fund».

Concernant la population bénéficiaire (des provinces de Guercif, Zagora, Al Hoceima et Beni Mellal), elle s’élève à 1,2 million d’habitants (dont environ 60% en milieu rural). Celle de la zone de Tanger est de 1,3 million d’habitants. Ainsi, la population totale dont profitera ce projet dépasse actuellement 2,5 millions d’habitants et sera plus de 3,3 millions d’habitants en 2040.

Performances du projet d’ici 2030

A l’horizon 2022, ledit projet a pour objectif de sécuriser l’accès à l’eau potable des régions de Tanger, Al Hoceima, Guercif, Beni Mellal et Zagora. A cet égard, il permettra d’économiser près de 40% des lâchées du barrage Ibn Battouta le long de l’oued. D’ici 2025, cette initiative a pour effets de contribuer au maintien du taux d’accès à l’eau potable à environ 100% des villes concernées et d’augmenter ce taux en milieu rural passant de 60% actuellement à environ 100%. Parallèlement, ce projet contribuera à la création de nouveaux emplois durables, notamment au niveau de la nouvelle ville industrielle «Tanger Tech» et de la nouvelle agropole de Tadla à Beni Mellal.

Dans ce sens, la Banque africaine de développement indique que le nombre d’emplois créés à «Tanger Tech» dépassera à terme 100.000 emplois, avec au moins une quote-part de 35% de femmes. Au niveau de la performance, le taux d’accès à l’eau potable sur le plan national sera maintenu à 100% en milieu urbain et à environ 100% en milieu rural à l’horizon 2030.

«En outre, le projet contribuera à une réduction considérable du taux de pauvreté en milieu rural de 9,5% en 2014 à moins de 5% en 2030, du taux de mortalité infanto-juvénile (contribution des maladies d’origine hydrique) de 30 décès pour 1.000 habitants en 2014 à moins de 20 décès pour 1.000 habitants à partir de 2030, du taux de maladies d’origine hydrique de 22,9% en 2014 à moins de 10% en 2030 et de la diminution du pourcentage des dépenses de santé des ménages (contribution de la qualité d’eau) de 53% en 2014 à moins de 20% en 2030», relève la même source.

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