Accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Maroc : Le volume des échanges multiplié par 5 en 15 ans

Accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Maroc : Le volume des échanges multiplié  par 5 en 15 ans

La commémoration des 15 ans d’existence de l’accord de libre-échange (ALE) entre les Etats-Unis et le Maroc, lundi dernier, rappelle non seulement que le Maroc est le seul pays d’Afrique avec qui les Etats-Unis ont scellé ce type d’accord mais aussi que le volume des échanges a progressé de 500% depuis son entrée en vigueur. Retour sur un accord qui se veut win-win…

Le Maroc est le seul pays d’Afrique à avoir scellé un accord de libre-échange avec le pays de l’Oncle Sam. Lundi dernier, la Chambre de commerce américaine (AmCham Maroc) et la mission diplomatique américaine au Maroc ont commémoré cette alliance commerciale qui date de 15 ans. La célébration s’est déroulée à la résidence du consul général des États-Unis d’Amérique à Casablanca, en présence du chargé d’affaires, du consul général, des membres du conseil d’administration de l’AmCham, des sociétés marocaines made in Morocco dont le business est tourné vers le marché américain. Les Domaines El Boura, Cartier Saada, Mutandis, Amal Links sont, en effet, actifs sur ce marché. D’autres importateurs du «made in USA» tels que T2S, Plastima, Mix Food et Ecomed se sont positionnés dans le cadre de cet ALE. Ont été conviés à la cérémonie, des investisseurs américains évoluant dans des secteurs high-tech et industriels tels que Polydesign, Hexcel, Cummins, Spirit Aerosystems. Un privilège, sachant que les États-Unis ont des accords de libre-échange avec seulement 20 pays. L’ALE entre le Maroc et les Etats-Unis est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2006 (signé le 15 juin 2004).

Pour rappel, c’est un accord global qui soutient les importantes réformes économiques et politiques entreprises par le Royaume du Maroc. Son champ d’application intègre les marchandises agricoles, industrielles et le commerce des services. Et tel que conçu, il prend en ligne de compte des aspects liés au travail, à la politique environnementale, aux marchés publics et aux droits de propriété intellectuelle.

En 2019, le business entre les États-Unis et le Maroc a été estimé à 5 milliards de dollars, contre 925 millions de dollars en 2005, soit une croissance de 500% ! En 2020, et malgré la crise due à la pandémie de Covid-19, cet indicateur a atteint 3,3 milliards de dollars. «Les exportations des États-Unis vers le Maroc en 2020 ont totalisé 2,3 milliards de dollars et les exportations du Maroc vers les États-Unis 1,04 milliard de dollars. Plusieurs nouveaux produits marocains ont fait leur entrée sur le marché américain tels que les courgettes, la framboise et l’aubergine», précisent les porte parole de l’ALE.

Ces derniers ont, également, fait remarquer que ce dispositif commercial a pu attirer des investissements américains et internationaux, ce qui a stimulé l’investissement dans les secteurs de haute technologie, notamment l’automobile, l’aéronautique et les TIC. «Il existe environ 150 entreprises américaines opérant actuellement au Maroc – et on en espère plus à venir! Cet investissement a soutenu le développement de l’industrie stratégique, ce qui a permis au Maroc de se placer dans le tissu de la chaîne d’approvisionnement mondiale dans des marchés avancés et complexes», a déclaré, à juste titre, David Greene, chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis. De son côté, le président de l’AmCham, Azzedine Kettani, a précisé que «sur les 150 sociétés américaines opérant au Maroc, il y a une dizaine d’usines importantes qui se sont installées à Tanger Free Zone et à Kenitra Atlantic Zone. D’ailleurs des sociétés marocaines se sont elles aussi installées aux USA pour conquérir un marché très attractif de plus de 320 millions d’habitants». Le comité conjoint Etats-Unis-Maroc sur l’accord de libre-échange aidant les entreprises du secteur privé à lever tout obstacle commercial. Concernant l’appui technique des États-Unis au Maroc, il se matérialise, principalement, à travers la mission diplomatique, l’USAID, Commercial Law Develoment Program (CLDP), l’Initiative de Partenariat des Etats-Unis au Moyen-Orient (MEPI) et du Millennium Challenge Corporation (MCC) qui a accordé deux accords d’une valeur globale de 1,2 milliard de dollars.
Les enjeux sont clairs pour le Maroc…

 

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