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Acteur incontournable dans le secteur: Le CAM représente «85% du volume de financement de l’agriculture au Maroc»

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Opérationnel
Le financement est le bras opérationnel qui permet à tout secteur d’activité de se développer. Pour le cas de l’agriculture, le Crédit Agricole du Maroc joue un rôle central. «Le financement de l’agriculture pèse 3 à 4% du PIB national. Ce poids est financé à hauteur de 85% par le Crédit Agricole du Maroc», a précisé Mohammed Fikrat, président du directoire du Groupe Crédit Agricole du Maroc, lors de la conférence-débat organisée par ALM le 13 juillet à Casablanca sur la thématique de la sécurité et la souveraineté alimentaires.


La souveraineté alimentaire est liée à la disponibilité des produits et leur accessibilité, selon Mohammed Fikrat, président du directoire du Groupe Crédit Agricole du Maroc. Pour lui, les stratégies mises en place par le Maroc, à savoir le plan Maroc Vert, suivie de Génération Green, ont participé et participent à «assurer la disponibilité des produits même dans les périodes difficiles». «Au sein du Crédit Agricole du Maroc nous sommes fiers de la mission qui nous a été confiée qui est celle d’accompagner les politiques de l’Etat dans le secteur agricole et dans le développement rural. Nous disposons d’un ensemble de produits complets qui couvre divers volets dont la production agricole avec notamment le financement des intrants (…). Nous participons également à l’investissement pour les exploitations agricoles quelle que soit leur superficie.

Le Crédit Agricole du Maroc propose des offres adaptées aux opérateurs agricoles qu’on accompagne par la suite, et ce quelle que soit l’activité agricole ou la superficie du terrain concerné», assure Mohammed Fikrat ajoutant que la banque met au service des agriculteurs un dispositif technique, d’expertise et d’encadrement. Dans une déclaration à ALM, le président du directoire du Groupe Crédit Agricole affirme : « Comme vous le savez, le Crédit Agricole du Maroc est certes une banque, mais pas n’importe laquelle parce qu’elle a une mission de service public au profit de l’agriculture marocaine, du monde rural et de son développement socio-économique. La question de la souveraineté et la sécurité alimentaires fait partie de notre quotidien en tant qu’institution financière parce que nous sommes là pour financer entre autres et surtout le monde agricole». Et d’ajouter : «Le financement du monde agricole est l’une des priorités de notre banque. Nous représentons entre 80 et 85% de tout le volume de financement destiné au monde agricole et au monde agroalimentaire».

Capacités
L’agriculteur est au cœur de l’action du Crédit Agricole du Maroc. « Dans notre activité. plus de la moitié de nos capacités de financement sont réservées à l’agriculture, aux écosystèmes de la production agroalimentaire et l’autre part pour les autres secteurs économiques aussi bien industriels, logistiques, etc. La sécurité alimentaire est présente dans nos relations avec tous les acteurs que cela soit les acteurs de la production de protéine, la production végétale ou la pêche. D’ailleurs, nous comptons développer plus l’activité de la pêche », confie-t-il à ALM. Et ce n’est pas tout. En effet, la banque est présente dans les opérations de conjoncture.

Comme le confirme Mohammed Fikrat, elle l’a été récemment «avec ce que vit notre pays suite à la sécheresse et les besoins particuliers en importation d’intrants agricoles. Nous finançons aussi des opérations de négoce pour les opérateurs de telle manière à ce que ces produits soient disponibles et que les stocks stratégiques soient alimentés». Pour le président du directoire du Crédit Agricole du Maroc, la thématique de la conférence-débat a été l’occasion de montrer l’importance de la synergie entre tous les acteurs et aussi du financement. «Parce que le financement ne s’intéresse pas uniquement aux opérations conjoncturelles, c’est aussi un investissement qui permet de développer notre outil de production, de s’orienter aussi plus vers l’avenir, d’encourager la recherche et le développement et d’encourager aussi toutes les actions qui peuvent améliorer l’empreinte carbone des acteurs avec lesquels nous agissons», relève-t-il.

Une centaine de produits au service des agriculteurs
Il faut dire que le Crédit Agricole du Maroc compte à son actif plusieurs produits adaptés au monde agricole. « Nous avons une centaine de produits financiers, parmi ces produits-là il y a tout un package qui rentre dans le cadre de ce que nous appelons «istidama» et comme son nom l’indique il est orienté vers la protection de l’environnement avec ses différentes composantes que cela soit la promotion du solaire ou la promotion aussi de tout ce qui est irrigation rationnelle, l’économie circulaire, la production bio… Tous ces éléments ont été conçus par le capital humain du Crédit Agricole qui a accumulé une expertise reconnue au niveau national et aussi au niveau international dans le monde agricole».

Et d’ajouter : «Nous n’avons pas que les banquiers au sein du Crédit agricole, nous avons aussi des ingénieurs agronomes et techniciens très pointus dans différentes activités agricoles qui opèrent et qui accompagnent au quotidien nos partenaires agricoles». Le Crédit Agricole du Maroc a aussi la particularité de couvrir tout le spectre des exploitations agricoles depuis les petites jusqu’aux grandes exploitations qui ont des dimensions internationales. « Pour chaque besoin, chaque dossier, nous avons une réponse adaptée », souligne-t-il ajoutant que le CAM a aussi une filiale qui fait le conseil et l’accompagnement de l’activité agronomique et agricole au service de ses partenaires.

C’est le titre de la boite

Une expérience profitable au monde agricole
Nouvelles offres  Nommé il y a quelques mois à la tête du CAM, Mohammed Fikrat dispose d’une longue expérience dans l’agrobusiness qui lui permettrade mettre en œuvre des solutions encore plus adéquates aux agriculteurs. A ce propos, il explique : « Avec son historique, son expertise cumulée et son capital humain, le CAM compte dans son offre une panoplie de produits. Maintenant, il faut dire que nous sommes outillés pour être encore plus créatifs et trouver des solutions ingénieuses adaptées aux attentes de tous les écosystèmes de production agricole. Personnellement, j’ai eu cette chance d’évoluer dans le monde de l’agrobusiness, ce qui m’a permis de cumuler certaines connaissances que je mettrais en œuvre pour remplir les besoins des opérateurs des différents écosystèmes et pour participer au développement de notre pays en matière de sécurité et de souveraineté alimentaires».

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