Ressources domestiques : Les travaux de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique ( COM 2026) se poursuivent à Tanger. Parmi les temps forts de ce conclave on note la réunion ministérielle de haut niveau ayant abordé le thème de la mobilisation des ressources domestiques en tant que levier pour le développement de l’Afrique.
La mobilisation des ressources domestiques au cœur de l’agenda continental. Réunis dans le cadre de la COM 2026, les ministres africains ont mis en avant les leviers clés pour soutenir le développement, renforcer la stabilité macroéconomique et réduire la dépendance à l’aide extérieure. Les expériences partagées en matière de mobilisation des ressources domestiques ont souligné l’impératif de la digitalisation des procédures fiscales, le recours aux financements innovants et la promotion des investissements du secteur privé. Intervenant dans ce sens, Nadia Fettah, ministre de l’économie et des finances a souligné le caractère stratégique de la thématique de cette réunion ministérielle, au regard des défis auxquels continuent à faire face les pays du continent dans un contexte international incertain, marqué par la succession de crises.
Selon la ministre, « la mobilisation des ressources domestiques constitue un levier essentiel de développement, permettant de soutenir le financement des réformes et des projets engagés par les pays africains, tout en limitant le recours au financement monétaire et en préservant la viabilité de la dette ainsi que la stabilité macroéconomique des pays africains ». La réunion a été couronnée par l’adoption d’une Déclaration ministérielle reflétant l’engagement collectif des parties prenantes concernant la mobilisation des ressources domestiques, outre l’appel à sa traduction en actions concrètes pour sa mise en œuvre, notamment en collaboration avec les institutions financières africaines et internationales. Cette Déclaration retient quatre principaux axes, à savoir « le contexte et les enjeux de la mobilisation des ressources domestiques », qui concernent notamment la baisse de l’aide publique au développement, la nécessité de la mise en place des mécanismes en faveur de la mobilisation des ressources domestiques et la fragilité des finances publiques caractérisées notamment par la réduction des marges budgétaires. Il s’agit également des « objectifs et des engagements pour le renforcement des capacités des pays africains », qui visent l’accélération des réformes fiscales, la promotion de la diffusion des innovations en matière de digitalisation fiscale, de gestion budgétaire et de mobilisation de l’épargne, et le renforcement de la gouvernance budgétaire.
Les deux autres axes retenus portent notamment sur la « coopération avec les partenaires internationaux », à travers l’accompagnement des pays africains pour la concrétisation des engagements prévus dans le cadre de cette déclaration, ainsi que « la gouvernance régionale et le suivi des engagements prévus dans le cadre de ladite Déclaration », à travers la mise en place d’un groupe de travail interafricain pour le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration.










