Agadir: L’export toujours à la traîne

Agadir: L’export toujours à la traîne

Déficit de la balance commerciale de plus en plus accru, sous-exploitation des conventions de libre-échange liant le Maroc à d’autres Etats et Unions, l’export reste à la traîne au Maroc malgré le grand potentiel dont le Royaume jouit. L’état actuel des lieux le démontre.

En effet, la balance commerciale des biens et des services a affiché un déficit de 126 milliards de dirhams en 2013, comme l’a souligné le ministre délégué chargé du commerce extérieur lors des rencontres régionales de l’export organisées lundi à Agadir. Un programme de redressement et de promotion des exportations est en phase d’étude et d’élaboration. Il repose sur trois piliers liés au problème de l’export, de l’importation et de l’augmentation de la plus-value des produits marocains selon le ministre Mohamed Abbou.

Ce plan vise à remédier à ce déficit et promouvoir l’export marocain, notamment via l’amélioration de la structure des entreprises marocaines surtout dans ces circonstances de grande concurrence internationale. Notons dans ce cadre que le Maroc n’a pas connu un développement de sa part du marché international. Ce qui est loin d’être le cas pour la Turquie et le Brésil entre autres. Par ailleurs, des 5.000 entreprises exportatrices, seulement 500 connaissent une activité régulière et dont 91% ne dépassent guère les 50 millions de dirhams.

Le président de la région, Brahim Hafidi, également présent lors de ces rencontres, a soulevé plusieurs points handicapant le secteur dans la région. Certes, le tissu économique régional repose sur plusieurs piliers qui dépendent en majorité de l’export (agriculture, pêche, artisanat) mais la rareté des ressources et les problèmes hydriques ont fait que la région a opté pour le développement d’autres alternatives économiques, notamment via la valorisation de ces produits.

Notons pour exemple les deux projets de l’agropole et de l’haliopole (pôle de compétitivité pour la pêche et de l’industrie de transformation des produits de la mer) qui ont connu un très grand retard, depuis la signature de la convention, à cause de la lourdeur des procédures et de l’aménagement in situ. Le président de la région du SMD a ainsi appelé l’ensemble des intervenants à œuvrer dans le même sens.

Pour rappel, la région du SMD est considérée comme le 4ème pôle économique dont 415 entreprises sont exportatrices et réalisent un chiffre d’affaires de 15 milliards de dirhams. Par ailleurs, la part régionale des exportations nationales est de l’ordre de 8%.

Les rencontres régionales de l’export ont ainsi été l’occasion pour le ministère de tutelle de recueillir les attentes des entreprises productrices exportatrices et non exportatrices mais aussi les acteurs locaux des différentes régions en vue de la mise en place de la stratégie de développement des exportations avec des spécificités régionales.

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