Agriculture : L’expérience marocaine partagée à Expo 2020 Dubai

Agriculture : L’expérience marocaine partagée à Expo 2020 Dubai

Le débat a porté sur la profonde transformation du secteur du Plan Maroc Vert à Al Jayl Al Akhdar

Pendant la pandémie, les secteurs de l’agriculture et de la pêche ont fait montre de résilience répondant ainsi à la demande locale et aux engagements des clients partenaires

Exportateur de premier rang des produits agricoles et de la pêche, le Maroc aspire de renforcer son positionnement sur le segment des produits alimentaires transformés. Ce choix est motivé par trois grandes raisons. Citons dans ce sens la qualité de la production agroalimentaire nationale, la situation géographique du pays et les avancées acquises grâce au Plan Maroc Vert et Halieutis. C’est ce que l’on peut retenir de l’intervention de Ghita Chorfi, directrice générale de Morocco Foodex-Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), est un organisme public sous la tutelle du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, lors d’un panel dédié à l’investissement dans un système alimentaire durable en marge de la Semaine économique du Maroc à Expo 2020 Dubai.

La responsable a à cette occasion rappelé le positionnement du Maroc à l’export. «Nous nous positionnons aux alentours du 5ème rang à l’export. Nous sommes les premiers en termes de carpe, haricot vert, sardine et huile d’argan, deuxième en poulpe et 4ème en tomate», énumère Mme Chorfi. Et de rappeler que pendant la pandémie, les secteurs de l’agriculture et de la pêche ont fait montre de résilience répondant ainsi à la demande locale et aux engagements des clients partenaires».

Cette rencontre a été une occasion de faire le point sur les stratégies de transformation agricole engagée par le Maroc, de dresser un panorama des opportunités d’investissement dans le secteur ainsi que de mettre en lumière la dynamique des exportations agricoles. L’idée étant de partager avec une large audience comment l’agriculture marocaine a préparé l’implémentation de ses feuilles de route et a ouvert la voie au développement d’une agriculture durable et résiliente. Intervenant dans ce sens, Redouane Arrach, directeur stratégie et statistiques au ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, a tracé l’évolution du secteur vers une agriculture durable et ce du Plan Maroc Vert à Al Jayl Al Akhdar.

En effet, la transformation de l’agriculture marocaine a été enclenchée grâce au Plan Maroc Vert. Depuis, de grandes avancées ont été atteintes. Toutefois la conjoncture actuelle, économique soit-elle ou environnementale, impose de relever de nouveaux défis. Des enjeux auxquels répond la nouvelle stratégie agricole qui place l’élément humain et la durabilité au cœur de ses priorités. «Outre les enjeux climatiques, nous nous devons aujourd’hui de relever le défi de la durabilité du système alimentaire, de la transition digitale et technologique et de l’inclusion», relève-t-on de M. Arrach. En effet, l’inclusion est un élément déterminant pour réussir le nouveau cap agricole. L’idée étant de prémunir les agriculteurs, notamment les petits d’entre eux, contre les risques liés aux marchés et au changement climatique. De même, la nouvelle vision agricole tend à assurer la pérennité du secteur et du savoir-faire marocain en misant sur une relève compétente et qualifiée.

ADA : Les principaux programmes et projets pour le cap 2020-2030

L’Agence pour le développement agricole a également été de la partie. El Mahdi Arrifi, directeur général de l’Agence, a mis en exergue les différents programmes et projets prévus dans le cadre d’Al Jayl Al Akhdar à l’horizon 2030. Il s’agit en premier d’encourager la transition énergétique dans le secteur agricole. L’idée étant de basculer vers une énergie verte à travers l’usage de l’énergie solaire et éolienne dans l’irrigation et l’alimentation des unités d’élevage et de valorisation des produits agricoles. Le dispositif porte également sur la valorisation des déchets agricoles pour la production de l’énergie à travers le biogaz, le bois de chauffage et les engrais organiques. La vision porte également sur la mise en place d’un programme de mobilisation des eaux d’irrigation à travers la mobilisation des ressources hydriques modernes. Ceci passe par la réalisation des projets de dessalement et de traitement des eaux usées via les énergies renouvelables. Il sera également procédé à la poursuite de la réalisation des projets d’économie d’eau à travers l’irrigation goutte-à-goutte ainsi que la mobilisation des eaux de pluies et leur stockage à travers l’aménagement de structures dédiées. Le dernier axe d’intervention porte sur la valorisation des projets d’adaptation au changement climatique et la réduction des émissions du gaz à effet de serre. Pour atteindre cet objectif, la nouvelle stratégie mise sur le développement de l’agriculture technique ainsi que l’encouragement de l’agriculture biologique et écologique. Il est également question de mettre en place des projets d’agriculture conservatrice et la conservation de la biodiversité.

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