Agriculture urbaine : Tiznit veut devenir pionnière au niveau national

Agriculture urbaine : Tiznit veut devenir pionnière au niveau national

Le cabinet d’architecture de Nabila Seqqat Dakhama a été retenu pour la réalisation de l’étude relative à la promotion de l’agriculture urbaine de la commune de Tiznit.
Cette étude pilotée par l’Agence urbaine de Taroudant-Tiznit-Tata portera sur l’analyse de l’état des lieux et les différentes entités du tissu de la palmeraie de Targa située en plein cœur de la ville de Tiznit, notamment ses caractéristiques historiques, urbanistiques, spatiales et socioéconomiques, et les facteurs de développement, ainsi que les enjeux liés aux activités économiques, à l’habitat et à la vulnérabilité sociale, et ce afin de définir les défis et enjeux sur lesquels se basera la conception des projets d’agriculture urbaine.Celle-ci portera également sur un benchmark international en matière d’agriculture urbaine en vue de dégager les meilleures pratiques à travers des cas internationaux présentant des similitudes, notamment d’un point de vue climatique, et urbanistique par rapport aux territoires couverts par cette étude.
Le document permettra de dégager les sites d’accueil des projets d’agriculture urbaine, et établira les plans d’action de promotion et de développement de ce projet, et ce à travers un diagnostic qui identifiera les problématiques et synthèse de l’état actuel de la palmeraie de Targa, en s’appuyant sur les études existantes et pour définir les orientations stratégiques de développement et les axes majeurs de ce projet.
Située au nord de la ville, la palmeraie de Targa s’étend sur une superficie totale de 70 ha et présente un patrimoine écologique et agricole de valeur caractérisé par ses potentialités économiques et son rayonnement historique. Elle continue de jouer un rôle essentiel dans la vie économique, culturelle et sociale de la médina de Tiznit.La palmeraie constitue avec Ain Zerka et le réseau des puits khétarrates le patrimoine naturel de la Médina de Tiznit, ils rappellent le passé écologique et la mémoire agricole de la ville. Ce secteur représente à la fois un espace d’agriculture urbaine et de loisirs.
Selon l’appel d’offres publié par l’Agence urbaine, « après l’intégration du périmètre de Targa dans l’espace urbain, celui-ci est amené à évoluer dans le sens d’une intégration au système urbain global. Il devient désormais nécessaire de penser à la vocation de cet espace écologiquement sensible, et d’une valeur patrimoniale importante et dans ses rapports avec les tissus bâtis du reste de la ville. Il s’agit donc aujourd’hui de prendre en compte les conséquences liées à la position et à la proximité de la ville pour repenser le périmètre irrigué de Targa comme partie intégrante d’une agglomération de taille moyenne en forte croissance démographique qui subit des pressions d’urbanisation.

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