Agro-industrie : Le transfert technologique discuté par les opérateurs marocains et allemands

Agro-industrie : Le transfert technologique discuté  par les opérateurs marocains et allemands

La technologie dans le domaine industriel favorise à la fois l’optimisation de la productivité ainsi que le gain de coûts et de temps. Des avantages qui tendent à renforcer l’attractivité du tissu industriel.

Les actions à adopter par les entreprises marocaines ont fait l’objet d’une rencontre organisée par la Chambre de commerce allemande au Maroc en coopération avec la GIZ. Il s’agit d’un partage d’expérience articulé autour des trois domaines phares qui distinguent l’industrie allemande à l’échelle internationale sous sa forme 4.0. «Le savoir-faire des sociétés allemandes en matière d’industrie 4.0 contribue à appuyer le développement et la mise en œuvre de ce concept au sein du territoire marocain.

L’Allemagne est considérée comme une pionnière de l’industrie 4.0, ayant introduit de nombreux produits et services 4.0 au Maroc dans le cadre de partenariats maroco-allemands», apprend-on de la Chambre de commerce allemande au Maroc. L’agroalimentaire fait partie des secteurs diagnostiqués. Le débat enclenché a porté sur le rôle du digital dans l’émergence d’une nouvelle industrie agroalimentaire. D’autant plus que le Maroc œuvre depuis ces dernières années à diversifier son industrie et s’aligner sur les meilleures pratiques internationales. L’ensemble des opérateurs fédèrent dans ce sens. A l’instar du Groupe Koutoubia, qui a fait de la transformation digitale un pilier de sa stratégie de développement. L’opérateur marocain de transformation des viandes voit l’industrie 4.0 comme une orientation en phase avec les évolutions actuelles au Maroc. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé Ahmed Daoudi, directeur de la recherche et développement de Koutoubia, lors de son intervention. Le groupe s’est, en effet, fixé comme objectifs une plus grande flexibilité pour répondre aux demandes des clients et à avoir une traçabilité plus poussée et une réactivité face aux demandes des clients.

L’engagement étant de de répondre à ces exigences aussi bien en termes de volume que de délai. Pour ce faire, Koutoubia s’est inspiré du modèle allemand. «La majorité de notre outil technologique vient d’Allemagne, berceau de la transformation de la viande en Europe. Nous avons choisi de suivre ce qui se passe chez eux de manière à apporter plus d’éléments qui vont rehausser le standard marocain. Nous nous devons de suivre les évolutions technologiques en vue d’être en phase avec ce qui se passe à l’étranger», assure le responsable.
A noter que la technologie dans le domaine industriel favorise à la fois l’optimisation de la productivité ainsi que le gain de coûts et de temps. Des avantages qui tendent à renforcer l’attractivité du tissu industriel. D’ailleurs cette finalité est au centre des préoccupations de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (FENAGRI) qui agit sur des axes transverses pour améliorer la compétitivité des entreprises. «Le secteur agroalimentaire national présente un potentiel énorme et indéniable d’investissement. Nous disposons d’une marge de développement très importante. Notre production agricole est abondante et de qualité. Le tissu industriel est appelé à se développer davantage pour capter cette production», explique Hamid Felloun, directeur de la Fenagri. Le porte-parole des agro-industriels a rappelé que le secteur dispose d’une feuille de route qui donne toute la visibilité aux investisseurs nationaux et étrangers.

L’Etat dans le cadre de la stratégie agricole et industrielle a consacré une place de choix à ce secteur. Un engagement qui s’est illustré par la mise en place d’incitations et facilités fiscales ainsi que l’aménagement de zones intégrées en vue de promouvoir davantage l’investissement dans ce domaine. Rappelons que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’initiative spéciale Formation et emploi (Invest for Jobs). Tenue sous une forme hybride et interactive, la conférence a également porté sur le développement technologique des secteurs de l’énergie et de l’automobile.

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