ANP : Le laisser-passer désormais obligatoire pour accéder au port de Laâyoune

ANP : Le laisser-passer désormais obligatoire pour accéder au port de Laâyoune

Cette nouvelle mesure vient pour accompagner le développement que connaît cette structure économique vitale

Dans une annonce publiée par l’ANP destinée aux usagers du port de Laâyoune, le laisser-passer devient obligatoire pour pouvoir accéder au port, dont les usagers sont désormais invités à régler leur situation auprès de la Capitainerie du port pour obtenir ce document après l’accomplissement des formalités nécessaires.
La même source souligne par ailleurs que les marins qui s’activent au niveau de ce port sont exclus de cette mesure à la condition de présenter leur CIN, le livret maritime, ainsi qu’un document prouvant le travail à l’intérieur du port.
Cette nouvelle mesure vient pour accompagner le développement que connaît cette structure économique vitale au niveau de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra.
Par ailleurs, une vaste campagne de dépistage à la Covid-19 a été lancée au niveau de ce port pour garantir la santé des marins et prévenir la propagation du coronavirus en milieu professionnel, ainsi qu’une vaste opération de stérilisation et de désinfection de ce port.
Il va sans dire que le port de Laâyoune est le principal port polyvalent de la région grand Sud, dont l’activité commerciale s’élève à environ 5 millions de tonnes annuellement, composées essentiellement d’importations d’hydrocarbures et d’exportations de phosphate et de sable. Il est également le premier port de pêche du Royaume, avec environ 43% des débarquements de la pêche côtière. Les ports de Laâyoune et Dakhla constituent les socles du trafic portuaire commercial de la région du grand Sud, le port de Laâyoune traite 89% du trafic commercial portuaire de la région.
Ce dernier a été mis en service en 1986 en vue d’assurer l’approvisionnement des provinces du Sud du Royaume ainsi que le traitement et la valorisation des ressources halieutiques de la région. Sa construction a été achevée en 1987. L’accroissement rapide du trafic portuaire a nécessité une première extension en 1991 puis une deuxième en 1997.
Par ailleurs la stratégie portuaire nationale à l’horizon 2030 promet de donner un nouveau souffle à ce port et qui devrait selon elle «pouvoir s’adapter à l’augmentation des trafics prévisionnels de la région. En effet, son hinterland recèle un potentiel de développement économique important grâce à la pêche, d’une part, et au programme de développement des énergies renouvelables d’autre part, avec la création d’unités industrielles de production d’électricité éolienne et solaire».
D’après le même document, le port de Laâyoune, une extension du quai de commerce existant sur 150 ml à -8 m/zh est prévue. Cela implique une extension de la digue principale et un approfondissement du chenal d’accès. D’autres adaptations sur les quais existants afin de disposer d’un linéaire rectiligne sans obstacles, telles que l’enlèvement de l’ancienne contre-digue située au milieu du bassin et le déplacement de la rampe ro-ro, sont nécessaires.

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