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Approvisionnement du marché national : L’offre suffisante et les prix en baisse !

© D.R

Grâce aux mécanismes de restitution mis en place par le gouvernement, les prix des farines de blé tendre n’ont subi aucun changement, et ce en dépit des hausses vertigineuses sur le marché mondial.

Les efforts de l’État et de la communauté agraire portent leurs fruits. Le marché national est bien approvisionné en produits agricoles. L’offre reste ainsi suffisante et les prix des principaux produits affichent une tendance stable voire baissière. Un constat établi par le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. La tutelle rassure ainsi les consommateurs notamment en cette période estivale marquée par une forte demande sur les produits alimentaires surtout à l’approche de l’Aïd Al-Adha.

«L’effort de l’État, notamment à travers le programme de réduction de l’impact du déficit pluviométrique mis en œuvre sur Instructions de Sa Majesté le Roi et les conditions climatiques améliorées de mars et d’avril ayant permis une bonne installation et le développement des cultures de printemps ont largement contribué à une reprise de la dynamique dans le secteur agricole», relève-t-on d’un récent communiqué du département de l’agriculture. Et d’ajouter que «le suivi des marchés agricoles par les services du département de l’agriculture montre les principales tendances suivantes selon les produits».

A cet effet, la tutelle indique que grâce aux mécanismes de restitution mis en place par le gouvernement, les prix des farines de blé tendre n’ont subi aucun changement, et ce en dépit des hausses vertigineuses sur le marché mondial. Pour ce qui est du sucre, le prix demeure, selon le ministère, fixe et sans variation. Le département de Mohammed Sadiki indique par ailleurs que les prix des huiles de table restent aux niveaux enregistrés depuis 2021. On note également un niveau de disponibilité très satisfaisant et suffisant des principaux produits maraîchers les plus consommés et ce aussi bien en quantité qu’en qualité.

«Ainsi, les prix de la tomate affichent une tendance baissière depuis le début du mois d’avril pour se stabiliser en moyenne entre 3,8 et 4,5 DH/kg au stade de détail actuellement», relève-t-on de la tutelle. Et de poursuivre que «les prix de la pomme de terre affichent une baisse significative par rapport à 2020/2021 de l’ordre de 18% aux marchés de gros à la même date. Le prix moyen actuel de gros reste autour de 2,6 DH/kg et le prix moyen de détail de 4 DH/kg». Il est à noter que la saison actuelle est celle de l’oignon frais. Se référant au ministère, ce produit «est actuellement bien disponible avec un prix moyen de 1,7 DH/kg au marché de gros, soit une baisse de 11% par rapport à la campagne précédente à la même date. Le prix au détail oscille entre 2,8 et 4 DH/kg». Pour ce qui est des fruits, les prix des oranges ont baissé de 23%. Ceux des bananes ont suivi la même tendance se rétractant ainsi de 17% au moment où ceux des pommes ont reculé de 3%.

Concernant les produits animaux, la tutelle observe un redressement. «La mise en œuvre des mesures de sauvegarde du cheptel dans le cadre du programme de réduction de l’impact du déficit pluviométrique lancé par Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, au mois de février 2022 et l’amélioration des ressources pastorales et fourragères depuis le mois de mars ont permis un redressement du marché des animaux vivants par rapport à la situation d’avant-février où les prix étaient particulièrement bas», relève-t-on dans ce sens. Et de préciser que «pour les ovins et les caprins, notamment les moutons, les prix au niveau des souks et des marchés à bestiaux sont aux mêmes niveaux que ceux de la campagne précédente à cette même période. Dans ce sens, le prix du lait entier pasteurisé demeure inchangé et stable à 7 DH/litre. Par ailleurs, les prix des viandes restent à des niveaux moyens habituels, soit 62 à 65 DH/kg sortie abattoirs. Quant aux prix des produits avicoles, les œufs ont connu une baisse de 5 à 7% par rapport à 2020/2021 alors que les prix du poulet de chair se maintiennent à 16 DH/kg au stade de gros.

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Aïd Al-Adha

Plus de 1 million d’ovins et caprins disponibles dans la région de Casablanca-Settat

La direction régionale de l’Agriculture de Casablanca-Settat dresse le bilan de l’offre Aïd Al-Adha. 1.029.844 têtes d’ovins et caprins destinées à l’abattage sont disponibles dans la région. Ce nombre approche le nombre alloué à l’Aïd Al-Adha lors de l’année écoulée (1.056.476), dont la race « sardi » constituait 60 %. «La région de Doukkala, qui comprend les régions d’El Jadida et de Sidi Bennour, compte 213.672 ovins et caprins, contre 237.034 au cours de l’année écoulée. La province de Settat arrive en tête du palmarès des provinces de la région avec 362.890 têtes, contre 391.464 l’année dernière, suivie de Berrechid avec 195.665 têtes, contre 193.357 têtes», relève-t-on de la direction régionale de l’Agriculture de Casablanca-Settat. Et d’ajouter que « le nombre d’ovins et de caprins dans la province de Nouaceur est estimé à 55.502 têtes, contre 51.657 au cours de l’année écoulée, tandis que la province de Mohammedia ferme la marche avec 19.353 têtes, contre 17.468 têtes l’année précédente ».

Dans le même contexte, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a indiqué que le cheptel destiné à l’abattage au niveau national dépasse la demande d’environ un million de têtes, sachant que la région de Casablanca-Settat compte environ 1.200.000 familles.

Il a précisé que la santé du cheptel au niveau la région est bonne et est suivie de près par les différents services vétérinaires de l’ONSSA, en collaboration avec les vétérinaires de la direction régionale, les vétérinaires privés et les autorités locales. La région dispose d’un cheptel de grande qualité et la race «sardi» qui est disponible dans les régions de Settat et de Berrechid demeure la plus appréciée chez les familles marocaines, suivie de la race Bergui et de la race Bejâad dans la périphérie de Khouribga (Jaadia), et d’autres variétés hybrides qui se déplacent dans les provinces d’El Jadida et de Sidi Bennour.

Du côté de Casablanca, d’autres races arrivent des autres régions, notamment les races Timahdite et Beni Guil.

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