Après l’éolien et le solaire, place aux courants marins

Après l’éolien et le solaire, place aux courants marins

Ce fut l’une des importantes annonces du discours royal à l’occasion de la Marche Verte. Après l’éolien et le solaire, le Royaume pense à exploiter les courants marins. Dans ce sens, une commission spécialisée a été créée en vue d’élaborer, vers janvier 2021, une feuille de route pour le développement de l’énergie des courants marins. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rebbah.
L’annonce a été faite par le ministre lors d’une visioconférence dédiée à l’examen des moyens d’exploiter l’énergie des courants marins.

Une commission qui comprend des représentants du secteur de l’énergie et des mines, de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN).
Dans le détail, cette initiative s’inscrit dans la lignée des efforts similaires menés dans les domaines du gaz naturel, de l’hydrogène et de la biomasse, souligne le communiqué, ajoutant que cette visioconférence a porté sur l’énergie des courants maritimes, que ce soit l’énergie résultant du mouvement des vagues ou celle liée aux marées.

Lors de cette rencontre, M. Rebbah a relevé la nécessité de mener une réflexion commune sur les moyens d’une exploitation idoine de l’énergie des courants marins, appelant à développer des projets à moyen et à long termes pour contribuer à la diversification des sources de production de l’énergie, conformément aux objectifs de la Stratégie nationale de l’énergie.
Dans ce sens, le ministre a plaidé en faveur de l’accompagnement de ces actions à travers le renforcement de la recherche scientifique dans ce domaine.

M. Rebbah a aussi rappelé le contenu du discours royal à l’occasion du 45ème anniversaire de la Marche Verte, soulignant que SM le Roi Mohammed VI a appelé à développer une véritable économie maritime dans les provinces du sud du Royaume, une zone qui abonde de ressources et de potentialités, sur terre comme en mer, à même d’en faire une passerelle et un trait d’union entre le Maroc et sa profondeur africaine.

Les intervenants lors de cette réunion ont mis l’accent sur l’importance de l’adhésion efficiente du Maroc à la dynamique que connaissent ces nouvelles énergies, notamment l’énergie provenant du mouvement des vagues et des marées, sachant que les énergies renouvelables marines doivent connaître un grand développement durant la prochaine décennie, leur permettant de jouer un rôle essentiel dans la transition énergétique mondiale.

Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable, la puissance installée mondiale dans l’éolien en mer atteindra 228 gigawatts, et celle de l’énergie des courants marins 10 gigawatts à l’horizon 2030.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *