Artisanat : Souk & Play, une nouvelle plate-forme pour valoriser le capital immatériel

Artisanat : Souk & Play, une nouvelle plate-forme pour valoriser le capital immatériel

Baptisée Souk &Play, elle a été conçue, il y a déjà 3 ans, par 4 Marocains du Monde, elle est aujourd’hui en phase de développement. Connectant les mono artisans marocains avec le monde, la plateforme devra réduire la fracture sociale à travers des quêtes de financement. 

L’appel est désormais ouvert. Les détails.

La markeplace Souk & Play est le fruit d’une association de quatre Marocains du monde, Mohamed Karim Benkhmis, installé à Marrakech, Hakim Ouaabi, résidant à Bézier, Nabil Sossey Alaoui, sis à Rabat, et Ghita Zniber, jeune marocaine  en stage au Congo-Brazzaville. Depuis 3 ans, le projet est né d’une volonté de véhiculer 10 des 17 objectifs de développement durable (ODD) initiés par l’ONU. A travers Souk & Play, les initiateurs comptent bien valoriser le capital immatériel généré par les artisans marocains. L’objectif vise à réduire, entre autre, à réduire les inégalités sociales, minimiser la fracture sociale, à promouvoir la parité, et encourager la culture de transmission du savoir-faire.

Actuellement en phase de développement, la plateforme aura la particularité de mettre en relation des communautés de mono artisans, des coopératives, des créateurs indépendants et ateliers d’arts… La mise en relation avec les acheteurs potentiels du monde entier sera rendue possible à travers un outil de machine learning permettant la traduction en plusieurs langues et en temps réel. «Une telle configuration permet aux communautés référencées et même les catégories analphabètes de marchander et négocier avec les consommateurs», détaille Mohamed Karim Benkhmis, CEO & Co Founder de la plate-forme. Ses utilisateurs auront la possibilité de soumettre des projets sociaux sur une période de 3 mois. «Les projets qui collecteront le plus de votes seront co-financés par la plate-forme et leurs partenaires, dans le cadre de leurs stratégies RSE», poursuit le manager. Les produits artisanaux référencés devront à 70% provenir des zones rurales et périurbaines. 30% seront issus des zones urbaines. Les produits seront, dans leur intégralité, fabriqués à la main. L’heure est à la quête de subventions pour financer les différents projets dans les 12 filières du secteur de l’artisanat identifiées.

Un partenaire inclusif avec l’association CDFA (Conseil des femmes d’affaires), présidée par Aicha Charkane, permettra d’accompagner, de former les mono artisans, les coopératives sur les différents territoires ruraux, périurbains et urbains marocains.

Le ministère du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale a également été sollicité pour pérenniser cette plate-forme qui intègre le modèle économique, social et solidaire. La problématique de désenclavement des populations défavorisées est un enjeu essentiel dans le programme de développement national marocain.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *