Economie

Asilah : Mobilisation pour un développement durable

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Relever le défi du développement durable, y compris la gestion du changement climatique, est l’impératif stratégique le plus urgent de ce siècle. C’est du moins ce qui ressort d’un colloque tenue, du 12 au 14 août, à Asilah, sous le thème «Le développement durable dans les moments difficiles : le rôle des organisations multilatérales ». Organisé conjointement par la Fondation du Forum d’Asilah et le Centre pour les relations internationales et le développement durable (CIRSD) en Serbie, ce colloque, programmé dans le cadre de la 29ème session de l’Université d’été Al Moutamid Ibn Abbad, réunit d’éminents penseurs et décideurs afin d’apporter, selon les organisateurs, une nouvelle énergie à l’examen approfondi de cette problématique. Selon Mohamed Benaïssa, Secrétaire général de la Fondation du Forum d’Asilah, l’échec des politiques de développement a eu un impact négatif sur l’environnement. Ce qui a constitué un élément perturbateur « à la mise en place d’un projet de développement durable », a-t-il indiqué.

L’intervenant a poursuivi que de nouvelles mesures ont été entreprises, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, pour surmonter tout dysfonctionnement en matière de développement. «L’exemple du Maroc peut constituer une valeur ajoutée et un encouragement aux efforts de l’Organisation des Nations-Unies pour un nouvel ajustement des objectifs et l’efficacité des méthodes et des approche de travail entreprises », a souligné M. Benaïssa.

Les participants à la séance inaugurale de ce colloque ont convenu que les guerres et les conflits, que connaissent certains pays, constituant une véritable entrave à leur développement. «Ces conflits infléchissent souvent la voie du progrès et du développement au grand dam des énormes efforts engagés par tant de pays et de populations avec le soutien des Agences des Nations unies, d’organisations non gouvernementales ainsi que d’autres partenaires. Dans ces conditions, il devient d’autant plus difficile de se battre pour des causes telles que le développement durable ou le changement climatique », a affirmé le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon dans un message adressé aux participants à ce colloque.

Ce responsable onusien a poursuivi que les grands leaders des pays membres de l’ONU se sont engagés, en l’an 2.000, à soutenir un plan, étalé sur 15 ans, permettant d’atteindre huit des objectifs du millénaire pour le développement, afin de subvenir aux besoins des plus défavorisés à l’échelon mondial. M. Ban Ki-Moon a tenu à préciser que le monde connaîtra, à l’horizon 2015, la signature d’un accord juridiquement significatif sur le climat. « Pour en annoncer la couleur, j’ai invité nombre de leaders de prendre part au Sommet du climat, qui se tiendra, le 23 septembre prochain », a-t-il dit, faisant remarquer qu’en plus des leaders, représentant les différentes régions du monde, ce Somme réunira des militants des représentants des milieux d’affaires.

Intervenant à cette occasion, Amadou Allahoury, Haut commissaire à l’initiative 3N, a affirmé que près de 218 millions d’Africains sont sous-alimentés et plus de 55 millions d’enfants (de moins de 5 ans) souffrent de malnutrition. Il a poursuivi que les économies africaines sont étroitement dépendante de l’agriculture et la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle occupent une place prépondérante dans les agendas de développement des pays africains. « C’est pourquoi nous estimons que l’agriculture doit être au cœur de l’agenda international sur le développement durable, particulièrement les négociations sur le changement climatique et l’agenda post 2015», a-t-il ajouté.

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