Au menu de la rencontre «45’Chrono» de la Fondation OCP : Le numérique, une chance pour le Maroc

Au menu de la rencontre «45’Chrono» de la Fondation OCP : Le numérique, une chance pour le Maroc

Dans le nouveau modèle de développement, la stratégie à long terme consiste à permettre aux nouveaux ingénieurs ou programmeurs marocains d’être créatifs et inventifs.

Le numérique fera les puissances de demain. L’opportunité qu’il présente est énorme au vu du fait qu’il ne nécessite pas des investissements colossaux ou des matières premières pour sa croissance. Pour faire de cet outil un puissant levier de développement, personne ne doit être laissé pour compte et afin de tirer profit de la révolution numérique l’élément humain et la formation en sont les parfaits alliés. «Si on regarde aujourd’hui l’économie mondiale, elle est dirigée par les géants du numérique.

Ceux-ci sont présidés par des ingénieurs qui ont eu des idées innovantes», indique Rachid Guerraoui, membre de la Commission spéciale sur le modèle de développement, lors de l’édition spéciale sur «La digitalisation et le nouveau modèle de développement» organisée par la Fondation OCP dans le cadre de ses séries de rencontres internes baptisées «45’Chrono». «Le numérique n’a pas besoin de gros investissements au sens classique du terme», explique-t-il rappelant quelques exemples de success stories dans le domaine.

Grâce à des idées innovantes, des pays comme le Maroc peuvent un jour se transformer en géants du numérique. Dans le nouveau modèle de développement, la stratégie à long terme consiste à permettre aux nouveaux ingénieurs ou programmeurs marocains d’être créatifs et inventifs. «Au bout du compte le nouveau modèle de développement a d’abord confirmé le numérique comme un axe transversal de transformation dans tous les domaines. Ainsi, on a suggéré que le numérique ne soit pas un secteur à part mais plutôt qu’il soit présent dans toutes les activités (tourisme, agriculture, industrie, et culture)», affirme l’expert ajoutant que trois actions concrètes ont été mises en avant dont le dénominateur commun est la notion de couverture. De ce fait, la couverture matérielle permet aux Marocains où qu’ils soient de disposer d’une connexion internet qui ne consiste pas seulement à envoyer ou recevoir des messages mais qui leur permet aussi de suivre des cours. De son côté la couverture logicielle repose sur le fait de fournir progressivement des services aux citoyens afin qu’ils s’accommodent à l’usage du numérique et que l’État s’habitue à la transparence par le numérique. «La campagne de vaccination au Maroc est un exemple extraordinaire au niveau logiciel.

A ce niveau elle a été conduite de manière incroyable», relève-t-il faisant référence notamment à la simplification des démarches qui se résumaient à l’introduction du numéro de la Carte d’identité nationale pour indiquer le lieu de centre de vaccination à proximité. «Le citoyen s’est approprié cette application», ajoute Rachid Guerraoui. Et de poursuivre : «C’est ce qu’on appelle une plateformisation logicielle frugale» invoquant le caractère simple et accessible de cette initiative. Concernant la couverture humaine, elle se base sur la formation pour que le capital humain spécialisé puisse programmer et utiliser les algorithmes. Il s’agit de former les citoyens afin qu’ils s’approprient l’outil numérique.

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