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Avec un stock d’actions de 182 milliards de dirhams en 2024 : Les investisseurs étrangers bénéficient du rebond de la Bourse marocaine

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Avec un encours de 90,3 milliards DH, les investissements européens se sont consolidés de 11,3 milliards à fin 2024.

Portefeuilles internationaux : La dynamique haussière du marché boursier marocain en 2024 a dopé les placements étrangers, dont l’encours a progressé de 7,8 % pour s’établir à 182 milliards DH. Une croissance portée par les performances du MASI et par la concentration des investissements entre l’Europe et le Moyen-Orient.

182 milliards DH, telle est la valeur globale des stocks d’actions détenus par les étrangers au titre de l’exercice 2024. Ils ressortent en progression de 7,8 % comparé à 2023. Une évolution qui s’explique par deux facteurs. Citons d’une part l’appréciation des prix des actions cotées et de l’autre la dynamique haussière de l’indice MASI de la Bourse de Casablanca ayant enregistré une performance annuelle de 22,16 % sur ladite année. C’est ce que l’on peut retenir du récent rapport de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) sur l’investissement étranger en instruments financiers. « L’évolution de l’encours des investissements étrangers sur la période 2020-2024 est intrinsèquement liée à la performance du marché. L’année 2022 a marqué le point bas de la valorisation de l’encours. Cette correction majeure, qui s’est traduite par une baisse de 25,36 % de l’encours, a été la conséquence directe du recul marqué de l’indice de référence MASI (enregistrant une baisse de 19,75 %) durant cette même année », explique l’AMMC dans sa publication. Et de poursuivre : « Toutefois, la tendance de fond est redevenue nettement positive sur 2023 et 2024. Cette reprise, portée par une croissance annuelle de l’encours avoisinant les 8 %, est le reflet de l’excellente performance du marché des actions de la Bourse de Casablanca, qui a affiché des hausses du MASI de 12,80 % et 22,16 % respectivement en 2023 et 2024 ».

Dans l’ensemble, l’Europe et le Moyen-Orient constituent les principales origines géographiques des investisseurs étrangers. Ces deux régions représentent conjointement plus de 93,1 % du total des investissements étrangers et presque 22,5 % de la capitalisation boursière globale. Avec un encours de 90,3 milliards DH, les investissements européens se sont consolidés de 11,3 milliards à fin 2024. « Cette évolution s’explique principalement par les performances des actions détenues par les investisseurs de cette zone géographique, qui ont généré un effet positif de 10,4 milliards DH », indique l’AMMC. Et d’expliquer que l’effet «Stock»  a contribué à hauteur de 0,9 milliard dans l’augmentation de l’encours, principalement porté par l’introduction en Bourse de la société CMGP Group, dont l’impact sur l’encours a été de +1,9 milliard DH ». Tenant compte de ces évolutions, la part de l’investissement européen dans l’investissement étranger global s’est inscrite en hausse grimpant de 47 % en 2023 à 49,7 % en 2024. En revanche, leur part dans la capitalisation boursière a légèrement baissé revenant à 12 % en 2024 contre 12,6 % une année auparavant. Pour ce qui est de l’encours des investissements en provenance du Moyen-Orient, il s’est replié de 2,6 milliards DH, pour s’établir à 78,8 milliards DH. Un recul expliqué, selon l’AMMC, par la dépréciation des actions détenues par les investisseurs de cette région.

« La contre-performance du titre Itissalat Al-Maghrib a généré une baisse globale évaluée à 8,4 milliards DH. Cette contraction a toutefois été partiellement compensée par l’appréciation du titre Taqa Maroc, qui a généré une hausse de 4,9 milliards DH de l’encours », relève-t-on du rapport de l’AMMC. A ce titre, la part de l’investissement provenant du Moyen-Orient dans l’investissement étranger global a fléchi se situant autour de 43,4 % en 2024 contre 48,3 % en 2023. De même, leur part dans la capitalisation boursière s’est contractée de 2,5 % passant de 13 % en 2023 à 10,5 % en 2024. S’agissant de l’encours des investissements africains, il a atteint en 2024 les 10,3 milliards DH, marquant une hausse de 4,2 milliards DH. « Cette progression résulte principalement de l’appréciation des cours des actions détenues par les investisseurs de cette zone géographique (+2,3 milliards DH), portée en grande partie par la performance du cours de Sanlam (+3,1 milliards DH). Par ailleurs, l’effet «Stock» a contribué à hauteur de 1,9 milliard DH dans l’augmentation de l’encours », peut-on relever. Cette dynamique a été accompagnée par une amélioration de l’investissement africain. Cette dernière s’est élevée à 5,7 % en 2024 contre 3,6 % une année plutôt. Leur contribution à la capitalisation boursière s’établit à 1,4 %. Se référant à l’AMMC, les investissements provenant des autres régions du monde demeurent relativement faibles, représentant 1,2 % de l’investissement étranger et 0,3 % de la capitalisation boursière en 2024. Leur encours ressort à 2,2 milliards DH, en augmentation de 248 millions DH en 2024. Par branche d’activité, le rapport de l’AMMC met en avant cinq secteurs stratégiques, affichant un taux de détention de plus de 40 %. On relève en premier le secteur de l’électricité. Il est en effet détenu à près de 86% par les étrangers, devançant ainsi les télécommunications (55,6 %), les boissons (55,2%), le pétrole et gaz (47,3%) et le secteur de l’industrie agricole (41,3%). En termes de participations stratégiques, il ressort que le secteur «Industrie agricole», nouvellement constitué, affiche un taux de participation étrangère de 38,7 %, conséquence directe de l’introduction en Bourse de la société CMGP Group. En parallèle, le secteur « Transport » ne recense plus de participation stratégique étrangère, suite au retrait de la société Timar de la cote casablancaise.

Pour ce qui est des participations minoritaires (< 4% du capital), le secteur « Matériels, Logiciels et Services Informatiques » enregistre le taux de détention par les étrangers le plus élevé, soit 10,8%, suivi des secteurs «Distributeurs», «Boissons» et «Santé» avec des taux de détention respectifs de 9,2%, 4,5% et 4 %.

C’est le titre de la boite

4,5 % du volume transactionnel détenu par les étrangers

Marchés central et de blocs. Bien qu’en retrait par rapport à 2023, les étrangers ont été à l’origine de 4,5 % du volume transactionnel global sur les deux marchés, central et de blocs. Leur contribution s’est élevée à 8 milliards DH contre 13,5 milliards DH une année auparavant. « Ce volume est constitué à hauteur de 83 % par les transactions opérées sur le marché central et le reste (17 %) par les transactions sur le marché de blocs », explique l’AMMC. Par qualité d’investisseur, les personnes morales ont été à l’origine de presque la totalité du volume transactionnel étranger. Se référant à l’AMMC, les investisseurs originaires de l’Europe ont été à l’origine de presque 46 % du volume transigé par les étrangers et 2,1 % du volume transactionnel global, suivis des investisseurs africains avec une part de 44 % du volume transigé par les étrangers et 2 % du volume global des échanges.

Il est à noter que la répartition sectorielle des volumes échangés par les étrangers s’est caractérisée par sa concentration sur quatre secteurs majeurs avec un poids cumulé de 66 %. Le secteur bancaire affiche la part la plus élevée avec presque 31,2 % du volume transigé, suivi du secteur « Bâtiment et matériaux de construction » avec une part de 13,3 %. Les secteurs « Distributeurs » et « Télécommunications » affichent des parts respectives de 11,6 % et 9,8 %. En termes d’évolution, Le secteur bancaire a enregistré un volume de 2,5 milliards DH en 2024 contre 2,1 milliards en 2023. En parallèle, le secteur « Bâtiment et matériaux de construction » a connu une hausse du volume échangé entre 2023 et 2024 passant de 392 millions DH à 1,1 milliard DH.

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