Baisse fulgurante des réservations, aérien en crise, emplois en péril… L’ONMT évalue la crise du Covid-19

Baisse fulgurante des réservations, aérien en crise, emplois en péril… L’ONMT évalue la crise du Covid-19

Selon les sources de l’Office pour le Maroc, les «Bookers» sont passés de 31% entre le 1er janvier 2020 et le 28 février 2020 à -98% du 1er avril 2020 au 13 avril 2020.

Le tourisme est l’un des premiers secteurs qui subit de plein fouet les effets du Covid-19. Arrêt du transport aérien, annulation des réservations, fermeture des lieux de distraction… autant de mesures et de répercussions qui reflètent la situation inédite que le monde vit actuellement. Le Maroc a fait dès le départ le choix de prendre des mesures anticipatives afin de limiter la propagation du virus. Ainsi, l’état d’urgence sanitaire et la restriction de la circulation au Maroc ont été mis en place depuis le vendredi 20 mars. Une décision qui a mobilisé toutes les forces vives du pays y compris les secteurs les plus impactés par la crise sanitaire comme le tourisme.
Dans un récent document, l’Office national marocain du tourisme (ONMT) passe au peigne fin l’évolution de la situation dans le monde tout en faisant un benchmark des principaux pays émetteurs.
Ce document a pour objectif de «comprendre le coronavirus et faire le point pour mesurer l’impact sur l’économie mondiale et ses implications sur le secteur du tourisme», précise l’ONMT. Selon les sources de l’Office pour le Maroc, les «Bookers» sont passés de 31% entre le 1er janvier 2020 et le 28 février 2020 à -98% du 1er avril 2020 au 13 avril 2020. Dans le monde, l’industrie du tourisme est quasiment à l’arrêt (-90% en termes de booking).

Se basant sur Eurocontrol, l’Office indique qu’au niveau des capacités aériennes en février-mars 2020, le Maroc enregistre une baisse de -96%, la France -88%, l’Espagne -87%, l’Allemagne -86%, le Royaume-Uni -82%, et la Turquie -81%. Au niveau du comportement d’achat, une étude menée par le cabinet BCG au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Italie et en France révèle que le voyage est la première dépense que les ménages veulent réduire alors que le budget alloué aux équipements de maison (sport), nourriture, médicaments et hygiène devraient augmenter considérablement.

Situation au Maroc vs Benchmark international

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, les restrictions de voyages partout dans le monde à cause du Covid-19 vont se traduire par une baisse de 20 à 30% des arrivées de touristes internationaux en 2020 par rapport à 2019. Du côté des recettes touristiques, la même source prévoit une baisse de 300 et 450 milliards de dollars, ce qui est équivalent à près d’un tiers des 1.500 milliards de dollars de recettes générées en 2019. Concernant l’Association du transport aérien international (IATA), la crise devrait provoquer une perte de chiffre d’affaires de 252 milliards de dollars cette année dans le secteur du transport aérien, Ce qui représenterait un recul de 44% comparé à 2019. Dans son analyse, l’ONMT évoque également les dernières recherches du World Travel & Tourism Council (WTTC) soulignant que la pandémie est susceptible de mettre en péril quelque 75 millions d’emplois dans l’industrie du tourisme alors que le volume d’affaires va enregistrer une perte de 2,1 billions de dollars en voyages et en PIB touristique pour l’économie mondiale.

Cette crise pourrait provoquer la disparition de 150 millions d’emploi, à en croire l’Organisation internationale du travail. L’ONMT relève dans ce sens les recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour parer à la crise.
En effet, pour préparer l’après-crise, l’OMT recommande de diversifier les marchés, les produits et les services, investir dans les systèmes d’analyse des marchés et la transformation numérique, renforcer la gouvernance du tourisme à tous les niveaux, se préparer aux crises, améliorer la résilience et veiller à inclure le tourisme dans le mécanisme et les systèmes d’urgence nationaux, investir dans le capital humain et la mise en valeur des talents, inscrire solidement le tourisme durable parmi les priorités nationales ou encore passer à l’économie circulaire et s’approprier les objectifs de développent durable.

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