Bien que les professionnels soient sceptiques quant à une reprise de leur rythme d’activité habituel : Asilah se prépare pour l’été

Bien que les professionnels soient sceptiques quant à une reprise de leur rythme d’activité habituel : Asilah se prépare pour l’été

Avec la campagne de vaccination et les travaux d’aménagement et d’embellissement de la corniche (prévus d’être achevés au cours de juin et bien avant l’été), la belle cité côtière semble être en pleine préparation pour la saison estivale 2021, qui arrive à grands pas.

Et grâce au maintien de la ville parmi les zones les plus épargnées par la pandémie de la Covid-19 et la classification dernièrement de sa plage dans la liste de celles autorisées à la baignade dans la préfecture de Tanger-Asilah, les professionnels du tourisme ont hâte de renouer avec leur dynamisme habituel d’été et pouvoir se relever après une longue période de marasme qui frappe l’ensemble de l’économie locale. Bien que certains d’entre eux doutent d’atteindre, cette année, le même nombre de touristes comme en temps normal. Surtout qu’en dépit de ces derniers beaux jours ensoleillés du printemps, les principaux quartiers sont encore vides des visiteurs à l’exception de quelques habitants des zones voisines, dont la majorité des Tangérois, qui préfèrent passer généralement, en famille ou entre amis, un après-midi de samedi ou dimanche dans la ville paisible et sereine d’Asilah et loin de l’agitation des grandes communes urbaines. Avec une économie locale dépendant grandement de la saison estivale, «la situation reste floue et incertaine pour nous tous. Et avec généralement un tourisme de passage, nous n’arrivons pas à dépasser le taux d’occupation de 5% même à l’approche de l’été», selon un hôtelier de la ville.

Manque d’enthousiasme pour les petits jobs d’été

Ayant l’habitude de se convertir dans des petits jobs d’été, de nombreux zaïlachis ne semblent pas attendre l’été avec le même enthousiasme d’avant la pandémie. Gagnés par le doute, certains d’entre eux ont décidé de ne pas s’adonner à ce genre d’activité cette année. Ils justifient leur décision par le fait qu’ils ne se remettent pas encore de leurs déceptions et des pertes qu’ils ont endurées après avoir raté la saison estivale 2020, et ce en raison de l’interdiction l’année dernière des plages à la baignade sur l’ensemble du territoire préfectoral de Tanger-Asilah. «Nous – mon fils et moi- avons décidé de ne pas demander une autorisation pour nous convertir dans la restauration à la plage pour cet été. Car nous estimons que nous avons beaucoup de mal à faire le même travail dans un petit kiosque pendant la pandémie et avec les mêmes restrictions sanitaires en vigueur. Bien que ce travail nous rapporte beaucoup plus d’argent que notre commerce principal de vente de légumes», fait savoir Hassan, commerçant.

Nettoyage de la plage par les ONG

Ayant été à l’origine d’une grande mobilisation pour la réouverture de la plage d’Asilah, pendant plusieurs mois sur les réseaux sociaux, les représentants de la société civile viennent d’y mener des campagnes de nettoyage et de collecte de déchets ayant connu une participation de jeunes bénévoles parmi des étudiants et des élèves de la ville. Cette initiative faisait partie des préparatifs pour la prochaine saison estivale. D’autant plus que les professionnels du tourisme considèrent que la propreté et le charme des plages d’Asilah ont toujours joué en faveur de l’amélioration de l’attractivité touristique de la petite cité balnéaire auprès des estivants. Notons que la ville blanche continue de profiter de la beauté d’autres plages avoisinantes ou situées dans son arrière-pays, notamment celles de Akwas Briech ainsi que celles de Rmilat et de Sidi Mghait, afin d’attirer plus de touristes. D’ailleurs un nombre de Marocains et d’étrangers a choisi d’avoir son second domicile près de ces plages pour y passer ses vacances d’été.

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