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BKGR décrypte le succès de la récente sortie obligataire du Maroc

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Une opération qui renforce la signature souveraine du Royaume

Marché financier  : Pour BMCE Capital Global Research (BKGR), l’émission obligataire internationale de 2,25 milliards d’euros réalisée récemment par le Maroc constitue une consécration de la crédibilité financière du Royaume. L’institution souligne que le succès de cette opération non seulement confirme le statut du Maroc comme émetteur souverain de premier plan mais également témoigne de la confiance durable des marchés internationaux dans les perspectives de l’économie nationale.

Le Maroc renforce son ancrage sur les marchés financiers internationaux. À travers une émission obligataire de 2,25 milliards d’euros réalisée le 19 mai dernier, le Royaume a suscité un vif intérêt des investisseurs, confirmant la crédibilité de sa signature souveraine et la confiance accordée à ses perspectives économiques. Pour BMCE Capital Global Research (BKGR), cette opération marque une nouvelle étape dans la stratégie de financement et de gestion de la dette du Trésor. « La sortie obligataire internationale du 19 mai dernier de 2,25 milliards d’euros (Md€) consacre le statut d’émetteur de premier plan du Maroc souligne BMCE Capital Global Research (BKGR).

«La sortie internationale du 19 mai 2026 illustre la capacité du Trésor marocain à accéder aux marchés internationaux dans des conditions tarifaires hautement maîtrisées, même en phase de volatilité accrue», indique BKGR dans sa récente publication Flash Express. Et de poursuivre: «En optimisant simultanément le coût, la duration et la structure globale de la dette, cette opération consacre le statut d’émetteur de premier plan du Maroc et valide l’alignement durable de la perception des investisseurs mondiaux sur la trajectoire positive de l’économie marocaine». Dans son analyse BKGR indique que cette émission d’envergure confirme une nouvelle fois l’aptitude du Royaume à lever des volumes importants sur des maturités longues illustrant ainsi l’upgrade de la qualité de sa signature souveraine à l’international.

«En tant que première sortie du Trésor sur les marchés mondiaux depuis le retour officiel du pays au statut d’Investment Grade par S&P, cette levée de fonds matérialise de manière concrète la confiance des investisseurs institutionnels envers les fondamentaux macro-budgétaires marocains», peut-on lire dans ce sens. Et de préciser: «Elle transforme ainsi en engagements financiers réels les récentes évaluations positives émises par des agences de notation internationales». Lanalyse rappelle que l’opération, initialement calibrée sur une fourchette 1,5 à 2 milliards d’euros a finalement été revue à la hausse grâce à un carnet d’ordres robuste de 5,2 milliards d’euros, soit un taux de couverture de près de 2,3 fois. Une configuration favorable, qui, selon BKGR, a «grandement contribué au resserrement du pricing de 30 points de base (pbs) par rapport aux indications initiales avec des spreads finaux arrêtés à Mid-Swap 170 points de base sur la tranche 8 ans et Mid-Swap 200 points de base sur la tranche 12 ans».

Se référant à BKGR, cette sortie s’inscrit avant tout dans une logique de gestion proactive du profil de dette du Trésor visant simultanément à allonger la duration moyenne du portefeuille, diversifier les sources de financement, préserver les équilibres du marché domestique des BDT et sécuriser des ressources extérieures avant la montée en puissance du cycle d’investissement public 2026-2030. L’opération intervient également dans un contexte budgétaire marqué par des besoins de financement encore soutenus avec une loi de Finances 2026 qui autorise jusqu’à 60 milliards de dirhams d’emprunts extérieurs, auxquels s’ajoute la récente rallonge budgétaire de 20 milliards de dirhams orientée notamment vers les dépenses de compensation, les ajustements conjoncturels, les fonds propres des établissements et entreprises publics (EEP) ainsi que les investissements stratégiques liés aux grands chantiers nationaux. Dans cette configuration, BKGR affirme que le recours aux marchés internationaux permet de limiter la pression d’éviction sur la courbe domestique tout en accompagnant les besoins croissants liés aux infrastructures, à l’eau, à la logistique et aux préparatifs de la Coupe du monde 2030.