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Budget 2026 : Le Maroc accélère la culture de la performance

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Une nouvelle gouvernance fondée sur les résultats

Action publique  :  À travers la troisième édition du rapport sur la performance de l’action publique accompagnant le projet de loi de Finances 2026, le ministère de l’économie et des finances met en avant une nouvelle culture du résultat fondée sur l’évaluation des politiques publiques, l’efficacité des dépenses de l’État et le suivi d’indicateurs mesurant l’impact économique et social des programmes publics.

Le Maroc renforce la culture du résultat dans la gestion publique. La direction du budget, relevant du ministère de l’économie et des finances, a publié la troisième édition du rapport consacré à la performance de l’action publique dans le cadre de la loi de Finances 2026. Un document qui met en évidence une nouvelle approche de gestion fondée sur les résultats, l’évaluation des politiques publiques et l’efficacité des programmes financés par l’État. Le rapport présente, en effet, une série d’indicateurs de performance permettant d’évaluer les réalisations des différents départements ministériels.
Cette approche vise à renforcer l’efficacité de l’action publique en mesurant notamment le taux de réalisation des programmes publics, l’amélioration de la qualité des services administratifs, les performances des projets financés par l’État, les délais de traitement des procédures, le niveau d’exécution des engagements budgétaires et l’impact économique et social des politiques publiques.

Une enveloppe de 761 milliards de dirhams portée par l’investissement public

La répartition budgétaire des crédits au titre de l’année 2026 laisse apparaître des charges de l’ordre de 761,29 milliards de dirhams. 71,2% de ces charges concernent le budget général tandis que 22,6% les comptes spéciaux du Trésor et environ 0,3% les services de l’Etat gérés de manière autonome. «Cette ventilation budgétaire confirme la place dominante du budget général en tant que principal support de financement des politiques publiques et des priorités nationales», relève-t-on du rapport de la direction du budget.
Pour ce qui est de la répartition des crédits, les dépenses de personnel ressortent à 195,33 milliards de dirhams dont 26,20 milliards de dirhams consacrés aux contributions de l’Etat à la prévoyance sociale et aux régimes de retraites. Les dépenses de matériel et dépenses diverses atteignent pour leur part les 93,67 milliards de dirhams, destinés principalement à couvrir les besoins de fonctionnement des administrations publiques. Pour ce qui est des dépenses d’investissement, ils sont passés en une année de 128,53 milliards de dirhams à 136,11 milliards de dirhams. Cette dynamique reflète la poursuite des efforts en matière de développement socio-économique à travers le financement des chantiers structurants et des projets stratégiques.

18 programmes budgétaires pour une action publique mieux ciblée

Telle qu’elle est pensée, l’architecture budgétaire des programmes repose sur une répartition équilibrée retraçant une meilleure articulation entre le périmètre de l’action publique, les objectifs stratégiques et les ressources mobilisées. Se référant à la direction du budget, la majorité des départements dispose de 3 programmes, tandis que 6 départements structurent leur budget autour d’un seul programme budgétaire.
«Ce résultat reflète une nette progression de l’ancrage de la culture de performance au sein de l’administration publique», peut-on relever dans ce sens. Et de préciser qu’«en consacrant les nouveaux principes constitutionnels relatifs à la transparence, la loi de Finances a permis une transition vers une nomenclature budgétaire structurée en programmes, mettant en exergue la destination de la dépense». Il est à souligner qu’au titre de l’exercice 2026, 36 départements et institutions ayant élaboré leur projet de performance ont structuré leur budget autour de 118 programmes budgétaires dont 88 programmes de politiques et 30 programmes support. Notons qu’entre 2020 et 2026, le nombre de programmes budgétaires ressort stable autour de 118 programmes. Le nombre d’objectifs est pour sa part passé de 414 à 355. Une baisse associée à une diminution du ratio «Objectifs par programme», soit 3,37 en 2020 à 3,01 en 2026, traduisant ainsi un effort de recentrage de batteries d’objectifs et d’indicateurs sur des priorités plus ciblées.

Le ratio «indicateurs par objectif» en amélioration

S’agissant de la démarche de performance, son déploiement a permis d’assortir les programmes budgétaires d’un mécanisme de redevabilité basé sur l’atteinte des résultats. En 2026, les différents départements et institutions se sont engagés sur une batterie de 355 objectifs assortis de 765 indicateurs contre 414 et 836 au titre de l’exercice budgétaire 2020. Le ratio «indicateurs par objectif» s’est hissé à 2,15 en 2026 contre 2,02 en 2020 traduisant une meilleure appropriation du dispositif. Une évolution qui confirme un renforcement et une amélioration du suivi de la performance publique marquée par un recentrage des résultats sur des enjeux structurants. Pour ce qui est de la qualité des indicateurs de performance, la répartition des objectifs montre que 65% des engagements stratégiques sont mesurés par des indicateurs de performance contre 35% d’indicateurs d’activité. De plus, 52% des indicateurs mesurent l’efficacité socio-économique, 31% la qualité de service et 17% l’efficience. La direction du budget réaffirme par ailleurs que la batterie des indicateurs de performance demeure globalement stable en 2026. Au total, 83,78% d’indicateurs ont été reconduits. Les ajustements opérés concernent l’introduction de 7,87% de nouveaux indicateurs ainsi que la modification de 0,97% d’indicateurs existants et la suppression de 7,38%.