Mijas, à quelques kilomètres de la toute renouvelée ville de Malaga. Le cadre est des plus agréable, la température au beau fixe. C’est sous un délicieux soleil du Sud de l’Espagne que les essais internationaux de la nouvelle Citroën C3 Pluriel ont eu lieu. Des essais qui se sont déroulés tout au long du mois de mai et qui ont pris fin le mercredi 28 dernier. La voiture cadre parfaitement avec l’environnement ambiant, celui de la détente et des loisirs. Confort, flexibilité et modularité sont les attraits majeurs d’un véhicule qui ne manquera pas d’en charmer plus d’un. Citroën pousse le côté pratique un peu plus loin que la concurrence. En une seule et même voiture, elle propose à la fois la berline, la berline panoramique, le cabriolet, le spider et le spider pick-up. Le tout se joue sur le toit, ouvrant, souple et multicouche.
On peut aussi bien faire en sorte qu’il soit retiré en arrière ou l’ôter entièrement. De même, on peut, d’une simple manipulation, enlever les arches. Cette dernière démarche donne le meilleur « look » à la voiture. Il n’est donc pas un hasard que le C3 pluriel soit la première berline au monde à recevoir le prix du cabriolet. Un véritable plaisir du regard. Quelques remarques s’imposent cependant. La tenue de route de la C3 Pluriel demeure moyenne. Le côté acoustique est également loin d’être parfait, même si le toit a été conçu pour apporter une étanchéité à toute épreuve. Les deux (et non trois) invités des sièges-arrières seraient aussi à l’étroit. Mais l’on retiendra surtout l’esthétique d’une voiture qui allie élégance et utilité et qui donne un sentiment à la fois d’élévation et de liberté.
Bref, que du bonheur. À cela, s’ajoute un côté pratique : aussi bien la C3, que la C3 Pluriel ou encore la C2 partagent 60% des pièces de rechange communs. À cela, s’ajoute la présence remarquable de la marque au Maroc, un pays qui représente 13% de part du marché international. Selon Philippe Delunsch, délégué général de la marque Citroën au Maroc, la C3 Pluriel s’adresse particulièrement aux jeunes, notamment aux couples. Même s’il est difficile de faire des prévisions quant à la réaction future du marché marocain, ce responsable demeure conscient que le succès sera limité. En effet, et malgré tous les avantages qu’elle puisse représenter, la C3 pluriel risque d’être acculée au statut de deuxième voiture, que l’on achète plus par caprice que par souci d’économie ou d’utilité. Autre argument dissuasif de taille, le prix qui dépasse la barre des 200.000 DH. Le prix de vente au Maroc tournerait autour de 240.000. Mais au-delà de la présentation de la C3 pluriel, il y a l’organisation sans faille qui a caractérisé ces essais. Une organisation qui a choisi comme quartier général une région située à une vingtaine de kilomètres de distance par rapport au Maroc, mais que toute une galaxie d’infrastructures hôtelière et routière sépare. Instructif à plus d’un égard.









