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Campagne céréalière 2021/2022 : Une production de 34 millions de quintaux, selon le bilan définitif

Campagne céréalière 2021/2022 : Une production de 34 millions de quintaux, selon le bilan définitif

Le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts dresse un bilan définitif de la campagne céréalière 2021-2022. Selon les indicateurs établis, la récolte a significativement baissé au titre de ladite campagne impactant ainsi la valeur ajoutée agricole.

Le volume céréalier ressort ainsi à 34 millions de quintaux, en repli de 67% comparé à la campagne 2020-2021 ayant enregistré une performance exceptionnelle de 103,2 millions de quintaux. Ceci contribuerait à une baisse de 14% de la valeur ajoutée agricole prévisionnelle de l’année 2022.

«La superficie céréalière semée au titre de la campagne est de 3,6 millions d’hectares contre 4,35 millions d’hectares lors de la campagne précédente», explique le département de l’Agriculture. Et d’ajouter que «compte tenu de la production définitive des céréales, de la performance de l’arboriculture, des cultures maraîchères et des cultures de printemps ainsi que des effets positifs du programme d’atténuation des effets et de l’impact du déficit pluviométrique, notamment sur l’élevage, la valeur ajoutée prévisionnelle devrait enregistrer une baisse de 14%. Cette baisse se traduirait par une baisse de points de croissance de 1,8». Dans les détails, les 34 millions de quintaux de céréales produits au titre de la campagne 2021-2022 sont composés à hauteur de 18,9 millions de quintaux de blé tendre. Le blé dur représente pour sa part un volume de 8,1 millions de quintaux au moment où la production d’orge s’est limitée à 7 millions de quintaux.

Se référant au département de Mohammed Sadiki, plus de la moitié de la production provient des régions favorables de Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kénitra. Ces deux bassins agricoles représentent en effet 58% du volume récolté. Par ailleurs, les céréales irriguées ont contribué à hauteur de 20,7% de la production totale. «Ceci est dû à la baisse de la superficie irriguée des céréales et des restrictions d’irrigation dans les périmètres de grande hydraulique», explique la tutelle. Il est à rappeler que la campagne céréalière s’est déroulée cette année dans des conditions climatiques difficiles. Le Maroc passe en effet par l’une des plus fortes vagues de sécheresse, le volume pluviométrique ayant atteint à peine les 199 millimètres. Ce cumul arrêté à fin mai affiche une baisse de 44% comparé à la moyenne de 30 ans (355 millimètres) et une baisse de 34% par rapport à la même date de la campagne précédente (303 millimètres).

Se référant à la tutelle, cette campagne a également été caractérisée par une mauvaise répartition temporelle de la pluviométrie. A cet égard, près d’un tiers des précipitations ont eu lieu durant les mois de novembre et décembre au moment où 53% du cumul pluviométrique a eu lieu aux mois de mars et avril. Le département de l’Agriculture affirme dans ce sens que la très faible pluviométrie, voire son absence, dans plusieurs régions du Royaume durant les mois de janvier et février, a engendré un retard de croissance des céréales et une baisse des rendements plus ou moins importante selon les régions. Les céréales en zones favorables se sont relativement mieux comportées suite aux pluies de la dernière décade de février, mars et début avril.

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