À Casablanca, la gestion des déchets ménagers sera prochainement confiée à un nouveau délégataire via un appel d’offres couvrant les huit préfectures de la ville. Les données de 2025, issues de la décharge de Médiouna, montrent une hausse globale des déchets ménagers, avec Sidi Bernoussi, Ben M’sick et Hay Hassani en tête des volumes. Au total, près de 1,2 million de tonnes ont été produites en 2025, confirmant une tendance à la hausse depuis 2019, tandis que les déchets verts reculent nettement. Le cahier des charges accompagnant l’appel d’offres lancé précise les catégories de déchets et impose au futur opérateur d’améliorer l’organisation de la collecte, notamment en intégrant les récupérateurs informels pour garantir propreté, sécurité et continuité du service. Les détails.
Casablanca s’apprête à confier la gestion de ses déchets ménagers et assimilés à un nouveau prestataire. La ville vient de lancer un appel d’offres structuré en quatre lots, couvrant l’ensemble de ses huit préfectures: Casablanca-Anfa, Al Fida-Mers Sultan, Hay Hassani, Aïn Chock, Ben M’sick, Moulay Rachid, Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi et Sidi Bernoussi. Les données issues du pont bascule de la décharge de Médiouna pour l’année 2025 permettent de dresser une cartographie précise de la production des déchets par territoire. Trois préfectures se distinguent particulièrement par les volumes générés. Sidi Bernoussi arrive en tête avec 210.389 tonnes de déchets ménagers et assimilés. Si ce volume marque un recul par rapport à 2019 (236.205 tonnes), il reste en nette progression par rapport à 2024, où 193.709 tonnes avaient été enregistrées. Ben M’sick se positionne en deuxième place avec 197.184 tonnes en 2025, en hausse significative par rapport à 2019 (177.304 tonnes) et 2024 (176.955 tonnes). Hay Hassani complète ce trio de tête avec 195.984 tonnes, enregistrant également une progression continue par rapport à 2019 (190.063 tonnes) et 2024 (189.331 tonnes). S’agissant des déchets verts issus des ménages, la hiérarchie diffère. Casablanca-Anfa arrive en première position avec 6.666 tonnes en 2025, un niveau toutefois en forte baisse par rapport à 2019 (19.000 tonnes) et 2024 (10.446 tonnes). Moulay Rachid suit avec 4.820 tonnes, contre 6.645 tonnes en 2019 et 6.486 tonnes en 2024. Ben M’sick occupe la troisième place avec 3.015 tonnes, en recul par rapport à 2019 (4.695 tonnes) mais en hausse par rapport à 2024 (2.240 tonnes). Au total, les huit préfectures de Casablanca ont généré 1.198.025 tonnes de déchets ménagers en 2025, contre 1.132.197 tonnes en 2024 et 1.074.000 tonnes en 2019, traduisant une tendance globale à la hausse. En revanche, les déchets verts connaissent une évolution inverse. En effet, leur volume s’établit à 19.156 tonnes en 2025, en baisse par rapport à 23.924 tonnes en 2024 et 32.426 tonnes en 2019. Dans son cahier des charges, la ville précise les différentes catégories concernées. Les déchets ménagers regroupent l’ensemble des résidus produits par les foyers, tandis que les déchets assimilés proviennent d’activités économiques, commerciales ou artisanales, mais présentent des caractéristiques similaires. Les déchets verts, quant à eux, désignent les résidus végétaux issus des ménages (tailles de haies, tontes de gazon, feuilles ou branchages) qu’ils soient déposés sur la voie publique, dans des terrains accessibles ou dans des points de collecte dédiés. Le document encadrant l’appel d’offres détaille également les modalités d’exécution du service. Il attire notamment l’attention sur l’activité des récupérateurs informels, souvent présents autour des conteneurs, dont les interventions perturbent les opérations de collecte et nuisent à la propreté urbaine. «Les récupérateurs et chineurs intervenants sur les conteneurs et points de collecte effectuent des activités qui perturbent le bon déroulement des opérations de collecte et compromettent la propreté de la voie publique», explique la même source précisant que le délégataire est tenu de proposer un dispositif d’encadrement et d’intégration de ces acteurs au sein des activités de collecte, en coordination avec le délégant. Cela passera par l’identification des zones concernées, l’adaptation des circuits de collecte, mais aussi, lorsque cela est possible, par l’intégration de ces intervenants dans les équipes en tant qu’ouvriers ou balayeurs. Des actions de sensibilisation devront également être mises en place afin de garantir une cohabitation sécurisée sur les sites de collecte. «Ces dispositifs ont pour objectif de garantir la continuité du service, la sécurité des agents et la préservation de la propreté du domaine public communal et autres terrains ouverts, non aménagés et non affectés», relève la même source.










