Ce que sera la CCG dans cinq ans…

Ce que sera la CCG dans cinq ans…

Un plan de développement pour la période 2022-2026 en préparation

«La principale nouveauté du plan, l’accent mis sur la modernisation du cadre institutionnel, de gouvernance et de financement afin de traiter les insuffisances identifiées et doter l’institution des moyens pour son développement».

La Caisse centrale de garantie (CCG) planche sur son plan de développement pour la période 2022-2026. Il s’agit d’élaborer un plan détaillé devant régir la nouvelle configuration de l’institution sur la base du nouveau cadre légal avec des déclinaisons sous forme de plans d’actions annuels et des prévisions chiffrées. Les détails.

Vers une nouvelle feuille de route

Cette démarche intervient environ un an après l’adoption de la loi 36-20 qui représente une étape majeure dans l’évolution de l’institution. Cette loi a transformé la CCG en société anonyme dont le capital est détenu par l’Etat. L’établissement a pris la dénomination de «Société nationale de garantie et du financement de l’entreprise» (SNGFE).
Cette opération englobe le transfert des fonds gérés pour le compte de l’Etat vers le bilan de la SNGFE. Cela permet aussi d’avoir un périmètre d’intervention élargi aux services non financiers, une gouvernance renforcée grâce à l’introduction des administrateurs indépendants et la mise en place de nouveaux comités.

Acteur important du paysage financier, il faut dire que durant la crise de la Covid-19, la CCG a joué «un rôle de premier plan grâce à la grande agilité qui caractérise ses interventions et à son choix d’opter pour les échanges dématérialisés avec les banques depuis près de 10 ans et qui se sont montrés particulièrement utiles durant cette période difficile en permettant la mise en place très rapide des instruments de garantie spéciale et la distribution par les banques de plus de 55 milliards de crédits au profit des entreprises impactées par la crise, ce qui correspond à plus de 3 fois le niveau normal de la CCG qui évoluait déjà à un rythme soutenu avant la crise», explique la société. Pour renforcer son rôle et assurer sa transformation, elle travaille actuellement sur son nouveau plan de développement qui devra définir les chantiers et les mesures d’accompagnement prioritaires à programmer sur la période 2022-2026 prenant en compte par exemple le capital humain, le risk management, la présence régionale, la gestion financière, le big data ou l’implémentation des normes IFRS. Il s’agit également de définir l’offre cible de produits avec un calendrier de mise en place des nouvelles solutions.

Positionnement dans le paysage financier marocain

La CCG a connu depuis sa création par dahir en 1949 plusieurs étapes de développement. Elle a fait l’objet d’une réforme institutionnelle au titre de la loi n°47.95 promulguée en 1996 avec une mission ciblant les PME comme priorité. Dix ans après, «la loi bancaire marocaine, conforme aux principes de l’accord de Bâle, a assimilé la CCG à un établissement de crédit avec des implications majeures sur la gouvernance de l’institution et son fonctionnement interne», relève l’établissement ajoutant qu’en 2014 la nouvelle loi bancaire n°103-12 «a confirmé le caractère financier de la CCG en tant qu’établissement de crédit assimilé». Globalement, trois phases ont marqué l’activité de cet établissement. Son plan de développement 2009-2012 était focalisé sur l’activité garantie et cofinancement des entreprises et a permis à la CCG de renforcer ses interventions au profit des PME grâce au reprofilage de l’offre, de l’introduction de la garantie de portefeuille et à l’assouplissement des processus clés. «Ce plan a également connu le début du développement régional de la CCG, la refonte de l’organisation, l’adaptation du système de gestion des risques à la réglementation bancaire en plus d’un amendement de la loi régissant la CCG», souligne la même source.
Le deuxième plan de développement s’est étalé sur la période 2013-2016. Ce dernier était axé sur le renforcement de l’offre particuliers et entreprises en introduisant de nouveaux instruments comme le leasing, export, haut de bilan.
L’objectif étant de couvrir «l’ensemble du cycle de vie des PME tout en poursuivant le chantier de mise à plat et de revue des processus de fonctionnement des produits», relève-t-on. Le plan de développement 2017-2021 a, pour sa part, misé sur le renforcement de l’offre, notamment en faveur des entreprises en incluant de nouveaux instruments tels que l’innovation, la «Green Economy» ou encore la microfinance. «La principale nouveauté du plan, l’accent mis sur la modernisation du cadre institutionnel, de gouvernance et de financement afin de traiter les insuffisances identifiées et doter l’institution des moyens pour son développement», explique la CCG indiquant que grâce à cette évolution, elle est en mesure actuellement de couvrir une bonne partie des besoins des start-up et des TPME sur pratiquement toutes les phases de leur cycle de vie.

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