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Centre international de recherche agricole dans les zones arides : Une nouvelle banque de gènes à Rabat

Centre international de recherche agricole dans les zones arides : Une nouvelle banque de gènes à Rabat

Le lancement de la banque de gènes s’inscrit dans le cadre des efforts de préservation des ressources génétiques pour faire face aux défis de sécurité alimentaire et menaces liées aux changements climatiques.

Lancement en grande pompe de la nouvelle banque de gènes du Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA), une organisation internationale qui entreprend des recherches pour le développement afin de fournir des solutions agricoles innovantes et fondées sur la science, qui améliorent la résilience des moyens de subsistance des communautés rurales des zones arides. L’inauguration de cette nouvelle structure a été présidée mercredi à Rabat par Mohammed Sadiki, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, en présence de plusieurs hauts responsables d’organisations internationales tels que le CGIAR et la FAO.

Dans son allocution d’ouverture, M. Sadiki a indiqué que «les ressources génétiques sont un patrimoine très précieux qui doit être sauvegardé et préservé, et les accessions et espèces apparentées sauvages sont vitales pour le développement de nouvelles cultures en sélectionnant des caractères capables de faire face à des conditions toujours plus difficiles dues au changement climatique». Et de préciser que «la nouvelle stratégie Génération Green inclut la conservation de la biodiversité en tant que priorité pour une agriculture durable au Maroc pour la prochaine décennie». Le lancement de la banque de gènes s’inscrit, en effet, dans le cadre des efforts de préservation des ressources génétiques pour faire face aux défis de sécurité alimentaire et menaces liées aux changements climatiques.

L’ambition étant de collecter, conserver et développer des ressources génétiques vitales pour protéger l’agro-biodiversité dans les zones arides. M. Sadiki a loué par la même occasion la qualité de la collaboration avec l’Icarda, qui a démarré en 1977 sur des programmes de recherche couvrant des domaines tels que la sélection de céréales et de légumineuses alimentaires, les systèmes intégrés de culture et d’élevage, la gestion de l’eau et le renforcement des capacités. «La collaboration avec l’Icarda vise à renforcer les capacités des institutions nationales de recherche par la formation et l’appui technique ainsi que l’appui à la construction du Système marocain des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture», relève-t-on d’un communiqué du département de l’agriculture.

Cette collaboration s’est étendue à des domaines liés à la conservation et à l’utilisation des ressources génétiques au début des années 1980, avec l’acquisition d’un grand nombre d’accessions de céréales et de légumineuses testées au Maroc. En 2012, l’Icarda a créé une plateforme de recherche agricole avec le soutien du gouvernement du Maroc, pour effectuer des recherches approfondies sur tous les aspects de l’agriculture pluviale. Cette plateforme de recherche comprend 100 hectares de terrain sur son site de Marchouch et plusieurs laboratoires, ainsi que la banque de gènes.

Il est à souligner que les progrès réalisés par l’INRA et l’Icarda ont amené plusieurs autres partenaires à rejoindre le programme collaboratif (FADES, CGIAR, FEMISE, CRDI, FIDA, DDC,…).

A ce jour, la banque de gènes INRA abrite une collection de près de 72.000 accessions dont la banque de gènes Icarda a fourni plus de 13.000 accessions. Par ailleurs, en 2020, la banque de gènes INRA a procédé, pour la première fois, avec l’aide de la banque de gènes de l’Icarda, au dépôt d’une partie de sa collection à la Svalbard Global Seed Reserve en Norvège.

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