Cette thématique a été abordée lors d’une rencontre organisée dans le cadre du programme de jumelage institutionnel entre le Conseil de la concurrence du Maroc et un consortium composé de trois autorités de la concurrence des États membres de l’Union européenne.
Le Conseil de la concurrence se penche sur l’élaboration des lignes directrices en tant que contribution aux efforts visant à permettre aux acteurs économiques d’exercer leurs activités de manière à atteindre les objectifs du développement durable, tout en garantissant le respect des règles d’une concurrence libre et loyale. Cette annonce a été faite en marge de la tenue le 8 novembre à Marrakech d’une conférence internationale portant sur le thème «Développement durable : défi concurrentiel et relais de croissance». Une rencontre organisée dans le cadre du programme de jumelage institutionnel entre le Conseil de la concurrence du Maroc et un consortium composé de trois autorités de la concurrence des États membres de l’Union européenne, à savoir les Autorités de la concurrence de la Grèce, de la Pologne et de l’Italie. Pas moins de 200 participants ont pris part à cette manifestation qui a réuni des représentants des départements ministériels concernés, des instances de gouvernance, des institutions nationales ainsi que des organisations internationales et régionales, en plus des acteurs économiques et des parties concernées par les problématiques de la durabilité et des experts et spécialistes en droit et économie de la concurrence.
L’occasion étant de débattre de l’impact du développement durable sur les chaînes mondiales de production et son rôle dans la promotion d’un avenir inclusif. « Cette conférence a permis à l’ensemble des participantes et participants d’identifier les transformations économiques et écologiques que connaît le monde actuellement. Elle a également permis d’examiner les changements induits par le développement durable, qui se manifestent dans différents niveaux, notamment dans les domaines de la compétitivité de l’économie en termes d’offre, de demande et de prix», apprend-on du Conseil de la concurrence.
Et de préciser : «Cette conférence a offert aux participants l’opportunité de mettre en exergue les nouvelles opportunités bénéfiques aux entreprises et aux consommateurs et les défis présentés par ces changements, particulièrement leur impact sur la concurrence saine et sur les chaînes mondiales de production». Plusieurs thématiques ont été abordées lors de cette rencontre. Citons dans ce sens l’impact du verdissement de l’économie sur la compétitivité, le financement du développement durable et son impact sur la concurrence et sur les chaînes mondiales de production, ainsi que les enjeux liés à la consommation responsable et les défis à relever à cet égard. Il est à souligner que la conférence a permis d’examiner et de mieux comprendre la relation entre les exigences de la durabilité, de par les nouvelles perspectives et opportunités qu’elle offre, et le fonctionnement concurrentiel des marchés, exigeant une réflexion renouvelée pour un système garantissant le développement, dans le cadre d’une croissance économique durable encadrée par une gouvernance économique qui intègre les intérêts des consommateurs, des entreprises et des États.










