Changement climatique : Avec le second plan d’actions, la Banque mondiale accélère la cadence

Changement climatique : Avec le second plan d’actions, la Banque  mondiale accélère la cadence

«Dès lors, le changement climatique est l’un des plus grands défis de notre génération. Au Maroc aussi, les derniers orages pendant ce mois de mai sont là pour le confirmer. Les enjeux sont réels».

L’instance internationale est bel et bien résolue, face aux impacts négatifs du changement climatique sur la planète, d’accélérer le processus d’accompagnement des pays dans leur démarche de transition et ce, conformément aux accords de Paris. Pour signer l’engagement, un second plan a été voté et couvre la période jusqu’à 2025. Retour sur un processus de plus en plus urgent. Les détails.

Après un premier plan d’action sur le changement climatique couvrant la période 2016 à 2020, la Banque mondiale monte d’un cran, à travers le nouveau plan, allant de 2021 à 2025. Les objectifs sont de s’aligner sur l’accord de Paris et d’accompagner les pays dans leur démarche de transition vers la sortie du charbon. Pour y parvenir, les financements de l’institution internationale seront prioritairement affectés à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’adaptation au changement. Dès lors, le changement climatique est l’un des plus grands défis de notre génération. Au Maroc aussi, les derniers orages pendant ce mois de mai sont là pour le confirmer. Les enjeux sont réels. Et d’une manière générale, les modifications atmosphériques ont compromis les gains de développement de ces dernières décennies, creusant la pauvreté et les inégalités. C’est dans ce sens que le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à relever le niveau de ses ambitions, en adoptant un nouveau plan d’action sur le changement climatique.

C’est le 1er avril 2021, que les grandes lignes de ce plan d’action ont été présentées aux administrateurs et au président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass. L’intérêt n’a pas tardé à s’inscrire dans la continuité de la déclaration du représentant légal de l’organisme financier. C’est en effet en ces termes que le patron de l’institution internationale s’est exprimé le 2 avril dernier: «(…) Pour réaliser notre double objectif de réduction de la pauvreté et de promotion d’une prospérité partagée, le Groupe de la Banque mondiale doit impérativement aider les pays à intégrer pleinement le climat et le développement. Il est également important de les aider à optimiser l’impact des financements climatiques, en réalisant des progrès mesurables sur les moyens d’existence grâce à l’adaptation, et des réductions mesurables des émissions de gaz à effet de serre grâce à l’atténuation».

Tout est dit. Le nouveau plan d’actions sur le changement climatique visera à intégrer pleinement les enjeux climatiques dans toutes les activités de développement de la Banque mondiale. Soutenir les pays et les acteurs du secteur privé pour qu’ils prennent des mesures plus ambitieuses en matière de climat, tel est l’objectif ultime. L’accent sur l’adaptation et la résilience fait partie aussi des engagements de l’instance internationale. Par ailleurs, soutenir la transformation des cinq systèmes les plus émetteurs de GES (gaz à effet de serre), à savoir l’énergie, les transports, les villes, l’agriculture et l’alimentation, et le secteur industriel devient une priorité incontestable. Pour rappel, 83 milliards de dollars de financements en faveur des pays en développement ont pu être mobilisés lors du premier plan d’actions. «Il aura permis, entre autres activités, d’accroître massivement le déploiement des énergies renouvelables, de réduire les risques de catastrophe pour les communautés vulnérables, de mettre en place des systèmes d’alerte précoce pour des millions d’habitants et de restaurer des paysages dégradés», assurent les experts internationaux de la question. Il s’agira aujourd’hui d’accélérer le processus pour lisser les impacts sur les conditions de vie de toute une l’Humanité. Ce rappel arrive à point nommé à quelques semaines de la journée mondiale de l’environnement célébrée chaque année le 5 juin. Un état des lieux sera certainement effectué.

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