Commerce et investissements environnementaux : Plus de 8 MMDH générés à fin 2020

Commerce et investissements environnementaux : Plus de 8 MMDH générés à fin 2020

Les efforts du Maroc en matière de durabilité sont reconnus à l’échelle mondiale. Plusieurs études de renommée internationale identifient le Maroc comme un des pays dont le potentiel en énergies renouvelables est des plus compétitifs au monde. Une distinction qui tient compte de ses gisements et de leur disponibilité.

Le Maroc jouit d’un positionnement favorable en termes de commerce et d’investissements environnementaux. Un constat établi par la Direction des études et des prévisions financières dans son dernier Policy Brief. Cette analyse, dévoilée en parallèle avec la tenue de la COP26, porte sur les données de l’Office des changes, la liste des produits environnementaux établie par l’OCDE. De même, l’investissement environnemental a été approché par l’indice «green investment» du Global Green Growth Institute (GGGI). Il ressort dans ce sens que le commerce marocain des produits environnementaux est en constant développement. «Les produits environnementaux, qui représentent seulement 2% des exportations marocaines totales et moins de 0,1% des exportations mondiales de ces produits, connaissent une dynamique importante au cours de la dernière décennie», peut-on retenir de l’analyse de la DEPF. Plus de 8 milliards de dirhams ont été enregistrés sur ce segment en 2020, soit plus que le double de la valeur réalisée durant la dernière décennie.

Un excédent commercial de plus de 4 MMDH

Se référant à la DEPF, le Maroc enregistre sur ce créneau un excédent commercial de plus de 4 milliards de dirhams. Un surplus qui intervient en lien avec la progression remarquable des exportations. Ces dernières affichent une tendance haussière s’établissant à 6 milliards de dirhams en 2020, soit six fois la valeur enregistrée en 2001. «Les ventes des produits environnementaux ont enregistré une croissance annuelle moyenne de 14% au cours de la période 2010-2020, supérieure, d’une part, à celle des exportations des mêmes produits au niveau mondial (3%) et, d’autre part, à celle des exportations marocaines totales (6%)», fait savoir la DEPF dans son Policy Brief. En décortiquant la structure du commerce marocain des produits environnementaux, la DEPF indique que les exportations marocaines de ces produits suivent la tendance mondiale. Ceci est visible dans les deux catégories exportées. Citons dans ce sens les «technologies d’énergie renouvelable» et les produits liés au «traitement» des eaux usées et de l’eau potable». La première catégorie détient une part de 30% en moyenne sur les dix dernières années contre 24% pour la deuxième branche. Suivront donc la «lutte contre la pollution sonore» (18%) et la «gestion et recyclage des déchets solides» (13%). S’agissant des importations marocaines dans ce domaine, elles concernent particulièrement les produits liés à «l’utilisation plus efficace de l’énergie» (22%), à «l’utilisation plus propre ou plus économe des ressources» (19%), et «la surveillance de la qualité environnementale» (17%).

Le Maroc au Top 20 du «Green Investment»

Se référant à l’indice «Green Investment», le Maroc figure parmi les 20 premiers pays du classement. Le Royaume réalise dans ce sens un score de 78,68 identique à celui du Danemark, des Pays-Bas et de la Corée du Sud. Ce positionnement fait du Royaume un créateur de richesse le positionnant ainsi sur la bonne voie de la durabilité. «Ce positionnement favorable s’explique par l’engagement continu du Maroc en faveur de la protection de l’environnement, qui s’est traduit par la mise en place de plusieurs projets, notamment en matière d’énergies renouvelables, d’efficacité énergétique, d’assainissement et de gestion et de valorisation des déchets», apprend-on de la DEPF. Et de rappeler que «le Maroc dispose d’un énorme potentiel en énergies éolienne et solaire, dont la capacité totale installée est évaluée à près de 3,5 GW, à fin 2020, selon l’IRENA15».
Les efforts du Maroc en matière de durabilité sont reconnus à l’échelle mondiale. Plusieurs études de renommée internationale identifient le Maroc comme un des pays dont le potentiel en énergies renouvelables est des plus compétitifs au monde. Une distinction qui tient compte de ses gisements et de leur disponibilité.

Du chemin reste à faire

Malgré les étapes franchies, le chemin de la durabilité reste long à parcourir. A cet égard, le Royaume est appelé à redoubler d’efforts pour mener à bien ses objectifs en matière de protection de l’environnement. A cet effet, la DEPF a identifié des pistes de développement, notamment le recours à une meilleure convergence des impératifs de durabilité environnementale au niveau des politiques publiques et une priorisation des investissements publics qui mettent en avant la reconversion écologique des secteurs économiques clés. Il est également recommandé d’accompagner le secteur privé à travers des mécanismes incitatifs. L’idée étant de promouvoir des investissements à faible consommation de ressources naturelles et d’énergie.
La formation de compétences professionnelles est également un impératif à tenir en compte. Il s’agit de doter le pays de profils capables de suivre les mutations structurelles entraînées par la transition vers une économie verte. L’accélération du chantier de la transition énergétique figure également parmi les propositions émises par la DEPF qui incite par ailleurs le Royaume à tirer profit de nouvelles perspectives qui se profilent à l’horizon, notamment avec la montée en puissance des alternatives vertes (en particulier l’hydrogène vert (Power-to-X), la biomasse et la géothermie) ainsi que de contribuer au Pacte vert de l’Union européenne, qui prévoit d’importer 40 GW de renouvelables à l’horizon 2050.

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