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Comptes nationaux : Une croissance de 0,3% au premier trimestre

Comptes nationaux : Une croissance  de 0,3% au premier trimestre

Elle affiche un net ralentissement selon le HCP

La croissance économique a connu un net ralentissement au premier trimestre 2022. Elle s’est située autour de 0,3% contre 2% relevée à la même période de l’année précédente. Ce constat est établi par le Haut-commissariat au Plan qui dans l’arrêté des comptes nationaux au titre des trois premiers mois de l’année en cours relève une augmentation de 2,5% des activités non agricoles et une contraction de 14,3% de celles du secteur agricole. «Tirée par la demande intérieure, cette croissance a été réalisée dans un contexte d’une forte inflation et d’une aggravation du besoin de financement de l’économie nationale», peut-on lire de la note de conjoncture du Haut-commissariat au Plan. Dans les détails, le secteur primaire a vu sa valeur ajoutée en volume se contracter de 13,9% à fin mars 2022. Une décélération qui intervient après un accroissement de 18,7% enregistré à la même période de l’année précédente.

Se référant au HCP, cette baisse a résulté du fort repli des valeurs ajoutées de l’agriculture et de la pêche. En effet, la valeur ajoutée de l’agriculture est revenue à 14,3% contre une hausse de 19,4% à la même période de l’année passée. Pour ce qui est de la pêche, sa valeur ajoutée s’est repliée de 7,3% au lieu d’une hausse de 4,5%. Pour ce qui est du secteur secondaire, sa valeur ajoutée a connu un recul en volume de 0,9% au premier trimestre 2022 au lieu d’une hausse de 1,1% le même trimestre de l’année précédente. Ceci a résulté de l’effet conjugué de la baisse de 4,8% de la valeur ajoutée de l’industrie d’extraction et de 2,4% de celle des industries manufacturières. En parallèle, la valeur ajoutée de «Electricité, gaz, eau, assainissement et déchets» s’est redressée de 3,7% au lieu de 1,4%. S’agissant du secteur tertiaire, sa valeur ajoutée s’est améliorée de 4,4% au premier trimestre contre une baisse de 0,8% une année plus tôt.

Le HCP constate dans ce sens une hausse de 25,3% de l’activité de l’hébergement et restauration au lieu d’une baisse de 27,9% au même trimestre de l’année passée. L’activité des transports et entreposage s’est redressée de 5,7% à fin mars contre un repli de 15,5% au premier trimestre 2021. On note également une hausse de 5% de l’activité du commerce et réparation véhicules, de 4,8% de celles des services rendus à l’administration publique générale et la sécurité sociale et de 4% de l’activité des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale. En contrepartie, les services financiers et assurances ont vu leur activité ralentir à 2,1% contre 2,7% et celle de l’immobilier de 1,9% contre 2,5% à la même période de l’année précédente. Le HCP relève dans sa note une hausse du taux d’inflation. Aux prix courants, le PIB a connu une hausse de 4,3% au lieu de 3,7% une année auparavant, dégageant ainsi une augmentation du niveau général des prix de 4% au lieu de 1,7%. Le premier trimestre de l’année a été marqué par une contribution négative des échanges extérieurs.

Elle se situe à 0,5 point au lieu d’une contribution négative de 4,8 point durant le premier trimestre 2021. Pour ce qui est du besoin de financement, il ressort en aggravation au titre des trois premiers mois de l’année. Il est ainsi passé de 1,2% du PIB à 4,%.
Il est à rappeler que la croissance du revenu national brut disponible a connu un ralentissement passant de 5,8% la même période de l’année passée à 4,3% au premier trimestre 2022. Cette évolution tient compte d’une augmentation, aux prix courants, de 4,3% du PIB au lieu de 3,7% au premier trimestre de l’année passée et un net ralentissement à 4,6% du taux d’accroissement des revenus nets reçus du reste du monde au lieu de 50,2%. En outre, l’épargne nationale s’est située à 25,7% du PIB au lieu de 26,3% à la même période de l’année précédente. De même, l’investissement brut a représenté 29,8% du PIB contre 27,5% durant le même trimestre de l’année précédente.

La demande intérieure se rétracte

En examinant l’évolution de la demande intérieure, le HCP relève dans son analyse un net ralentissement. Elle s’est située autour de 0,7% au premier trimestre de l’année précédente contre 6,8% relevée durant le même trimestre de l’année passée. De par ce ralentissement, la demande intérieure a contribué pour 0,8 point à la croissance économique nationale contre 6,8 points une année plus tôt. «C’est ainsi que les dépenses de consommation finale des ménages ont connu un ralentissement de leur taux d’accroissement passant de 6% au premier trimestre 2021 à 1,1% avec une contribution à la croissance de 0,7 point au lieu de 3,5 points», explique le HCP à cet égard. De son côté, la consommation finale des administrations publiques a affiché une hausse de 5,4% au lieu de 4,9%, avec une contribution à la croissance de 1 point au lieu de 0,9 point. La formation brute de capital fixe (FBCF) a enregistré, pour sa part, un ralentissement à 0,7% au lieu de 3,3% une année auparavant, avec une contribution à la croissance de 0,2 point au lieu de 0,9 point, durant le même trimestre de l’année précédente.

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