Les activités non agricoles ont affiché sur ladite période une augmentation en volume de 3,5% au moment où celles du secteur agricole s’est améliorée de 1,4%.
Conjoncture : Au prix courant, le PIB ressort à 1.463,35 milliards de dirhams contre 1.330,55 milliards de dirhams une année auparavant. La valeur ajoutée totale aux prix de base a atteint les 1.315,56 milliards de dirhams en 2023 contre 1.202,28 milliards de dirhams en 2022.
Le Haut-commissariat le confirme. L’économie marocaine a affiché un redressement au titre de l’exercice 2023. La croissance économique s’est établie à 3,4 % contre 1,5 % en 2022. Se référant à l’arrêté des comptes nationaux du HCP, les activités non agricoles ont affiché sur ladite période une augmentation en volume de 3,5 % au moment où celles du secteur agricole s’est améliorée de 1,4 %. Au prix courant, le PIB ressort à 1.463,35 milliards de dirhams contre 1.330,55 milliards de dirhams une année auparavant. La valeur ajoutée totale aux prix de base a atteint les 1.315,56 milliards de dirhams en 2023 contre 1.202,28 milliards de dirhams en 2022. Le secteur agricole a généré dans ce sens une valeur ajoutée de l’ordre de 154,38 milliards de dirhams contre 1.161,18 milliards de dirhams pour le secteur non agricole. Les impôts sur les produits nets de subventions se sont chiffrés, pour leur part, à 147,79 milliards de dirhams en 2023. S’agissant du PIB non agricole, il a atteint les 1.308,97 milliards de dirhams en 2023 contre 1.206,23 milliards de dirhams une année plus tôt affichant ainsi une amélioration de 3,5 % contre 3,4 % l’année précédente.
La valeur ajoutée du secteur primaire en redressement
Dans les détails, la valeur ajoutée du secteur primaire, en volume, a augmenté de 1,6 % en 2023 et ce après une forte baisse de 11,8 % une année auparavant. « Cette évolution s’explique par la hausse de l’activité de l’agriculture de 1,4 % au lieu d’une baisse de 11,3 % une année auparavant et de celle de la pêche de 7 % au lieu d’une baisse de 20,8 % », souligne le HCP dans ce sens. Pour ce qui est de la valeur ajoutée du secteur secondaire, elle s’est inscrite en hausse de 1,3% contre une baisse de 2,7% une année plus tôt. Cette évolution s’explique par la hausse de 2,7% de l’industrie manufacturière contre 0,6% auparavant. On note également un redressement de la valeur ajoutée de l’électricité, gaz, eau, assainissement et déchets passant d’une baisse de 4,4% à une hausse de 0,7%. Même tendance a été observée pour l’industrie d’extraction dont la valeur ajoutée a grimpé de 2,7% contre une baisse de 23%. La valeur ajoutée du bâtiment et travaux publics s’est améliorée de 0,4 % contre une baisse de 3,7 %. Pour ce qui est du secteur tertiaire, sa valeur ajoutée s’est inscrite en ralentissement en 2023. Son taux d’accroissement est passé de 6,8 % en 2022 à 4,4 % en 2023. Cette dynamique a été impactée par le ralentissement des activités d’hébergement et restauration, de la recherche et développement et les services rendus aux entreprises, les services financiers et assurances, les services d’information et communication, les services de l’éducation, de la santé et action sociale et les services rendus par l’administration publique générale et sécurité sociale. En parallèle, le HCP relève l’accélération de la croissance des activités liées au transport de l’entreposage, des services immobiliers et du commerce et réparation de véhicules.
Le PIB par habitant atteint les 39.526 dirhams
A fin 2023, le PIB par habitant a poursuivi son trend haussier. Il s’est établi à 39.526 dirhams contre 36.284 dirhams en 2022. Le revenu national brut disponible par habitant ressort pour sa part à 42.558 dirhams contre 39.170 dirhams une année auparavant. Dans le même contexte, le HCP observe dans ses comptes nationaux une augmentation de 3,3 % de la demande intérieure après avoir affiché une baisse de 1,2 % en 2022. On relève dans ce sens une contribution positive à la croissance économique de 3,7 points contre une contribution négative de 1,3 point une année auparavant. « C’est ainsi que les dépenses de consommation finale des ménages et des ISBLSM ont connu une hausse de 3,9 % après une stagnation, avec une contribution positive à la croissance de 2,4 points », relève-t-on du HCP.
Les dépenses de consommation finale des ménages captent, en effet, 60,5 % du PIB. S’agissant de l’investissement brut (formation brute de capital fixe, variation des stocks et acquisition nette d’objets de valeur), le HCP relève un taux d’accroissement de 1,5 % au lieu d’une baisse de 6% en 2022, contribuant ainsi positivement à la croissance de 0,5 point au lieu d’une contribution négative de 1,9 point. Le taux d’accroissement de la consommation finale des administrations publiques s’est consolidé de 4,1% contre 3% contribuant ainsi à hauteur de 0,8 point à la croissance au lieu de 0,6 point l’année précédente. Le Haut-commissariat au Plan observe également une contribution négative des échanges extérieurs. Elle ressort à 0,3 point en 2023 contre une contribution positive à la croissance de 2,8 points une année auparavant. Il est à rappeler que les exportations de biens et services ont affiché une hausse de 8,8 % au lieu de 20,5 %, avec une contribution à la croissance de 3,9 points au lieu d’une contribution de 6,8 points l’année passée.
Les importations, de leur côté, ont augmenté de 7,4 % au lieu de 9,5 %, avec une contribution négative de 4,2 points au lieu d’une contribution négative de 4 points l’année dernière.
Le besoin de financement allégé
L’exercice 2023 a par ailleurs été marqué par un allégement du besoin de financement. «Avec la hausse de 10 % du PIB aux prix courants au lieu de 4,2 % l’année passée et l’augmentation de 7,5 % des revenus nets reçus du reste du monde au lieu de 10,5 %, le revenu national brut disponible a connu une forte accélération enregistrant un taux d’accroissement de 9,7% au lieu de 5,2% en 2022 pour se situer à 1.576 milliards de dirhams en 2023», relève-t-on du HCP. Et de poursuivre : «Compte tenu de la hausse de 7,6% de la consommation finale nationale en valeur au lieu de 7,7% enregistrée une année auparavant, l’épargne nationale s’est située à 28,2% du PIB au lieu de 26,7% ». Avec un niveau d’investissement brut représentant 28,8% du PIB au lieu de 30,3%, le besoin de financement de l’économie nationale s’est ainsi allégé passant de 3,6% du PIB en 2022 à 0,6% en 2023.









