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Conjoncture industrielle : La production au ralenti en janvier

Le moral des industriels en berne. L’activité aurait affiché un recul d’un mois à l’autre.

C’est ce que l’on peut tirer des résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib au titre du mois de janvier 2022. Il ressort que la production aurait baissé dans toutes les branches d’activité et ce à l’exception du «textile et cuir» et la «chimie et parachimie» où une stagnation a été relevée. Dans ces conditions, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) se serait établi à 69%, en recul de 4 points par rapport au mois précédent. Ainsi, les chefs d’entreprises sondés attestent une baisse de la production de l’industrie agroalimentaire par rapport à décembre 2021. Le taux d’utilisation des capacités est dans ce sens revenu à 65%. Même constat pour la branche «mécanique et métallurgique» où le TUC s’est situé à 66%.

Ce taux est estimé à 61% par les patrons opérant dans la branche «électrique et électronique» au moment où il s’est stabilisé autour de 67% pour les industries textile et cuir et de 74% pour les industries chimiques et parachimiques. Les ventes ont suivi la même tendance. La banque centrale observe dans son enquête de conjoncture un repli dans l’ensemble des branches. Dans les industries agroalimentaires, les ventes auraient marqué une baisse tant sur le marché local qu’étranger. Aussi, les commandes auraient diminué avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. La même tendance a été observée au niveau des industries mécaniques et métallurgiques et les industries électriques et électroniques avec toutefois des commandes en stagnation. Pour ce qui est des industries du textile et cuir, les ventes auraient enregistré une baisse, reflétant des diminutions dans l’ «industrie textile» et dans l’ «industrie de l’habillement et des fourrures» et une hausse dans l’ «industrie du cuir et de la chaussure».

Les commandes, pour leur part, seraient restées inchangées d’un mois à l’autre, avec des carnets qui se seraient situés à un niveau inférieur à la normale. Commentant la tendance des transactions dans les industries chimiques et parachimiques, Bank Al-Maghrib indique dans son enquête que la baisse est attribuable au repli des expéditions à l’étranger au moment où les ventes locales ont stagné. En parallèle, les commandes auraient reculé avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Notons que les chefs d’entreprises restent optimistes pour le prochain cap. Ils s’attendent à une hausse de leurs activités pour les trois prochains mois. Cependant, 24% des entreprises n’ont pas de visibilité quant à l’évolution de la production et 29% pour ce qui est des ventes.

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