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Connectivité aérienne : RAM s’impose comme trait d’union stratégique entre le Brésil et les pays arabes

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Cet accord cible en priorité le développement des infrastructures touristiques, le renforcement de l’offre hôtelière et l’émergence de nouveaux pôles de croissance.

Accord : Royal Air Maroc a saisi l’occasion lors d’un séminaire à São Paulo sur les relations entre le Brésil et le monde arabe pour mettre en avant l’expansion de son réseau et sa connectivité internationale. L’événement s’est conclu par un accord visant à attirer des investissements arabes dans le tourisme brésilien, un marché estimé à 384 milliards de dollars d’ici 2028, avec un focus sur les infrastructures, l’hôtellerie et de nouveaux pôles de développement. Les détails.

Royal Air Maroc (RAM) a mis en lumière la dynamique d’expansion de son réseau et le renforcement de sa connectivité internationale à l’occasion d’un séminaire dédié aux relations touristiques et d’affaires entre le Brésil et le monde arabe. Organisée à São Paulo, cette rencontre a rassemblé un large éventail d’acteurs publics et privés, des institutions financières ainsi que des représentants des Nations Unies. Elle s’est conclue par la signature d’un mémorandum d’entente destiné à favoriser l’afflux d’investissements arabes dans le secteur touristique brésilien, un marché dont la valeur est estimée à 384 milliards de dollars à l’horizon 2028. Cet accord cible en priorité le développement des infrastructures touristiques, le renforcement de l’offre hôtelière et l’émergence de nouveaux pôles de croissance, dans une logique de structuration et de montée en gamme du secteur.

Dans ce sens, la compagnie nationale, qui investit au Brésil depuis la reprise de la liaison São Paulo-Casablanca en décembre 2024 avec quatre fréquences hebdomadaires opérées par un Boeing 787-9 Dreamliner, a rappelé son rôle stratégique de passerelle entre ce pays et le monde arabe, contribuant à stimuler les flux touristiques et commerciaux, précise un communiqué de la compagnie. Othman Baba, directeur régional de la RAM pour l’Amérique latine, a expliqué dans ce sens: «En 2025, nous avons proposé environ 85.000 sièges entre le Maroc et le Brésil, avec trois vols hebdomadaires. Depuis décembre, nous sommes passés à quatre fréquences hebdomadaires, soit environ 130.000 sièges en 2026, avec une croissance de 30 %». Cette évolution accompagne, selon le même communiqué, la demande et le profil des voyageurs, notamment en provenance des pays arabes, en quête d’expériences combinant culture, nature et hospitalité de haut niveau. La compagnie a également évoqué l’expansion de sa connectivité mondiale à partir de son hub de Casablanca, avec l’ouverture de nouvelles destinations, renforçant ainsi son positionnement d’opérateur transcontinental reliant le Brésil, l’Afrique, l’Europe et le monde arabe.

S’exprimant lors de ce séminaire, le ministre brésilien du tourisme, Gustavo Feliciano, a cité le caractère stratégique de la relation avec les pays arabes, la qualifiant de levier prioritaire pour l’internationalisation du tourisme brésilien. «Nous structurons un écosystème intégré, articulé autour de différents axes (connectivité aérienne, infrastructures, promotion et facilitation des investissements) afin de positionner le Brésil comme une destination compétitive et prête à accueillir ce public. Le mémorandum consolide cette dynamique et jette les bases d’une transformation de cette relation en flux durables de tourisme et d’affaires», relève-t-il.

La dynamique de croissance a également été mise en exergue par le représentant de l’Office national marocain du tourisme, Mohamed Amine Eljoudani, qui a relevé les résultats de la stratégie d’internationalisation de la destination. Il explique: «Nous sommes passés d’environ 34.000 touristes brésiliens en 2023 à près de 60.000 en 2025. Cette progression est le fruit d’une stratégie structurée, fondée sur une présence active sur le marché, la formation des professionnels du secteur et des partenariats avec les opérateurs. Le Brésil est un marché prioritaire et nous restons confiants quant à la poursuite de cette expansion».