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Constituant un indicateur clé de l’innovation : Création de startups, un écosystème encore embryonnaire

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En 2021, l’OMPIC a reçu 2.804 demandes de brevets d’invention, marquant ainsi une croissance de 10% par rapport à la même période de l’année précédente, avec 255 demandes d’origine marocaine, et 2.549 demandes étrangères.

Perçues comme des trublions, les startups parviennent à disrupter le marché et à modifier les codes établis en apportant une vision futuriste, moderne et pratique. Leur point commun est de proposer des idées simples pour remplir un besoin incessant. Durant ces dernières années, le monde a vu naître de jeunes entreprises qui ont connu une croissance considérable. Ce n’est pas le cas encore au Maroc puisque le nombre de créations de startups reste limité.

Plus de 250 startups référencées

En termes de chiffres, il existe 254 startups référencées au Maroc. Par phase, 133 jeunes entreprises sont en phase de scaling, 16 en phase d’amorçage, 10 en cours d’internationalisation et 5 en période d’idéation. Selon l’observatoire des startups, 59% de ces entités sont concentrées à Casablanca-Settat, 20% sont présentes dans la région Rabat-Salé-Kénitra, 7% se trouvent à Marrakech-Safi et 13% réparties sur le reste des régions. Par secteur, la part du lion revient au «RetailTech» avec 13%, suivi des e-services (11%) puis des AdTechs (10%) et des SmartTech (8%). Les FinTech ne représentent que 6% des startups référencées. Les autres secteurs abritent 43% de ces jeunes entreprises. On compte 240 initiatives et 35 porteurs d’initiatives. Il en ressort que 38 de ces initiatives concernent l’incubation, 37 le financement, 32 l’accompagnement et 29 pour le reste. Gisement important pour la création de la valeur ajoutée, l’innovation s’illustre aussi à travers les brevets d’invention.
En 2021, l’OMPIC a reçu 2.804 demandes de brevets d’invention, marquant ainsi une croissance de 10% par rapport à la même période de l’année précédente, avec 255 demandes d’origine marocaine, et 2.549 demandes étrangères. En effet, ces dernières ont progressé de 10% alors que les demandes marocaines ne sont en hausse que de 5% par rapport à 2020. En termes de création d’entreprises, l’année 2021 a été marquée par une tendance croissante de 23% avec 104.748 entreprises immatriculées au registre de commerce. La création d’entreprises personnes morales a enregistré une évolution de 31%, tandis que la création d’entreprises personnes physiques a évolué de 9% par rapport à l’année précédente. Pour ce qui est de l’activité de délivrance des certificats négatifs, elle a connu une croissance de 22% par rapport à 2020, avec plus de 135.000 certificats négatifs (CN) délivrés. 93% du total des certificats délivrés concernent l’intention de création des personnes morales avec 125.622 CN délivrés. Alors que les intentions de création des enseignes ne constituent que 7% du total des certificats délivrés avec 9.496. La région de Casablanca-Settat prédomine avec 45.858 certificats négatifs délivrés, suivie des régions Rabat-Salé-Kénitra avec 20.641 CN délivrés. La région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (14.976) et la région Marrakech-Safi (14.970) occupent la troisième place avec 11% chacune.

De l’idéation à l’internationalisation …

Pour passer de la phase d’idéation à la phase d’internationalisation, les startups traversent plusieurs étapes dont l’amorçage et le scaling. La phase d’idéation est la période du lancement du projet. Une fois l’entreprise créée, la startup se met à la recherche des clients dans sa phase d’amorçage. Vient par la suite la période de scaling ou d’accélération pour le développement de l’offre commerciale et l’acquisition de nouveaux segments de marché. L’étape finale est celle de l’internationalisation où l’entreprise atteint un stade avancé de croissance. Durant cette phase, l’entreprise procède à l’identification de nouveaux horizons à l’international. Dans ce parcours, plusieurs acteurs peuvent aider la startup à évoluer à l’appui financier, l’accompagnement, l’hébergement et le réseautage. Pour revenir aux fondamentaux, une startup est d’abord une jeune entreprise innovante avec un fort potentiel de développement. Elles évoluent dans le secteur des nouvelles technologies, et bien souvent sur Internet. A travers la Toile, les startups ont aujourd’hui la possibilité de s’adresser très rapidement à de gros marchés. Leur force de frappe consiste à proposer des produits et des services qui peuvent modifier un marché en profondeur. Afin de réussir ce parcours, quelques éléments essentiels sont à réunir, à savoir une équipe homogène déterminée, ambitieuse et complémentaire. Il s’agit aussi d’identifier un réseau personnel d’experts qui permettront à la jeune entreprise d’avoir le soutien durant les moments clés de son développement. Cet ensemble doit être complété par le caractère innovant du produit, du service ou du modèle économique pour avoir un avantage concurrentiel. Dans ce schéma, la taille et la tendance du marché comptent et doivent révéler le potentiel en termes de revenus. Autre élément important, l’équipe de la startup doit miser sur la forte attractivité du projet afin d’attirer un maximum d’utilisateurs et faire parler de l’entreprise et de son activité.

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