Continuer les réformes

Continuer les réformes

ALM : Quelle lecture faite-vous des différentes interventions sur les potentialités de l’économie marocaine ?
Graham Hand : Je suis très impressionné à la fois par la pertinence des propos des intervenants marocains et par l’attitude moderne qu’ils ont adoptée. D’autant qu’ils se sont tous exprimés en un très bon anglais. Les différents intervenants ont été très francs à propos de la situation économique du Maroc. Et nous recherchions justement un discours sobre, précis et franc. J’ai été ravi de cette présentation et je suis persuadé que les personnes et hommes d’affaires britanniques, qui étaient présents, partagent le même sentiment que moi. Le Maroc est perçu maintenant comme étant un pays sérieux, avec une démarche tout aussi sérieuse allant dans le sens du développement et de la croissance économique, ce qui ne manquera pas d’attirer l’attention de plusieurs acteurs économiques.
Pensez-vous que le Maroc représente des atouts pour les investisseurs britanniques ?
Je crois qu’il le devrait en tout cas. Mais ce qui est à retenir, c’est qu’il existe une infinité d’opportunités d’investissements que plusieurs autre pays offrent actuellement. C’est dire que le Maroc devra se montrer plus compétitif. Et parmi les pays émergents sur le plan économique, le Maroc peut et doit avoir une place privilégiée. Pour cela, les réformes déjà entamées devraient aller de l’avant, que ce soit en matière d’infrastructures ou en termes de systèmes, notamment le système judiciaire et la régulation du climat d’affaires. A cela il faudra ajouter une politique fiscale à même d’encourager les investisseurs étrangers. Cela ne veut nullement dire qu’il faut accorder des vacances fiscales. Mais un investisseur a besoin d’avoir confiance dans le pays qui l’intéresse.
La stabilité politique dont jouit le Maroc garantit d’ores et déjà un climat de confiance. Ce qu’il faut également, c’est travailler dans le sens de mettre fin aux conflits à l’intérieur de l’Union du Maghreb arabes créer une unité économique entre les différents pays de cette région. Cette union pourrait jouer un rôle de catalyseur économique, mais aussi de force d’attraction d’investissements.
Le plus grand signal positif que les acteurs économiques britanniques peuvent recevoir de votre part serait de voir le Maghreb arabe atteindre un meilleur degré de maturité et de coopération.
Quels sont les secteurs marocains qui présentent le plus d’opportunités du point de vue britannique?
De l’agriculture aux télécoms, on recherche à la fois les opportunités d’investissements que celles liées à l’ouverture de nouveaux marchés pour les produits britanniques. Il ne faut pas oublier que nous sommes également sur un marché très compétitif. Frayer notre place au Maroc, parmi des pays comme la France, l’Espagne, l’Italie ou, récemment, les Etats-Unis, ne sera pas une tâche facile. C’est pour cela que nous tablons sur des produits avec une forte valeur ajoutée et qui seraient à même de nous distinguer des autres pays.
Par exemple…
Vous serez étonnés. Prenons par exemple l’Immobilier et l’habitat représentés, entre autres secteurs, par notre fédération. Que ce soit en termes d’ ingénierie, d’architecture ou de design, la Grande-Bretagne a pu développer en grande expertise en la matière. Sans parler de l’agriculture où nous nous positionnons en tant que leaders en matière d’architecture et de schémas de développement agricole. Des secteurs doublés d’un climat favorable aux affaires entre nos deux pays. On voit bien comment le partenariat entre le Maroc et la Grande-Bretagne s’est développé durant ces trois dernières années. Plus d’un effet de conjoncture, c’est à mon avis une tendance qui ne pourrait que se développer davantage.

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