Economie

Cosumar récolte les fruits de ses acquisitions

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Les premières synergies commerciales développées avec les nouvelles filiales, acquises à fin 2005 pour la bagatelle de 1,3 milliard de dirhams, commencent à se ressentir à la Compagnie sucrière marocaine de raffinage (Cosumar). Tenant compte de la restructuration des anciennes sucreries publiques toujours en cours, de l’éventualité d’une libéralisation attendue pour les années à venir et d’un monopole qui pourrait être remis en cause suite à l’intérêt grandissant d’autres opérateurs, BMCE Capital valorise l’action par la méthode des DCF à 1015,59 dirhams, supérieure de 6,9% au cours de 950 dirhams enregistré le 12 février 2007. . En conséquence, estime BMCE Capital, «nous maintenons notre recommandation d’accumuler ce titre dans les portefeuilles».
Sur le plan opérationnel, l’année 2006 a été une année placée sous le signe de la restructuration. Durant le premier semestre, la Cosumar a dégagé un chiffre d’affaires consolidé de 2, 43 milliards de dirhams, en amélioration de 5% comparativement à juin 2005. Cette augmentation traduit, selon les analystes, l’effet combiné de l’accroissement de 1,9% des volumes de vente et du réajustement du mix produit. Le plan d’intégration des nouvelles filiales, opéré dans le cadre de la vision «Indimage 2012 », explique pour l’essentiel cette progression du résultat d’exploitation. Toutefois, relève l’étude BMCE Capital, «les comptes spéciaux font état d’un résultat opérationnel grevé par le renchérissement des intrants, notamment le fuel et le coke métallurgique».  Pour 2007, année d’intégration de l’ensemble du dispositif industriel, l’analyste table sur une meilleure efficience opératoire devant se traduire par les améliorations respectives de 17,1% du résultat d’exploitation .
Du reste, la Cosumar s’est donnée une impulsion décisive avec l’achat de toutes les sucreries publiques, dans l’attente de la réforme du cadre réglementaire de la filiale, vraisemblablement prévue en 2010. L’enjeu pour la filiale sucre du groupe ONA est double : le contrôle du marché local et l’acquisition d’une taille critique. Sur le plan institutionnel, l’analyse BMCE Capital estime que le désistement du groupe Chaâbi relatif à son intention d’investir dans le secteur est une bonne nouvelle pour la Cosumar. Quant à l’annonce de l’installation par Savola d’une unité de raffinage de sucre d’une capacité nominale de 1 million de tonnes à Oran (Algérie), elle pourrait constituer une source de contrebande dans l’attente de la libéralisation. Pour les analystes, la Cosumar doit accélérer le rythme de mise à niveau de ses différentes unités et arbitrer entre les activités de production de sucre brut et celles de raffinage.

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