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Crédit bancaire : Le secteur non financier progresse de 10,1% à fin juillet

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Financement 
Les crédits bancaires accordés au secteur non financier poursuivent leur dynamique de croissance. À fin juillet 2026, leur encours dépasse les 1.067 MMDH, porté principalement par l’accélération des financements destinés aux entreprises privées. Le détail !

Le financement bancaire du secteur non financier poursuit sa progression. En juillet 2026, le rythme de croissance des crédits accordés à ce secteur s’est accéléré pour atteindre 10,1% en glissement annuel, contre 9,8% un mois auparavant. Une évolution essentiellement portée par le bon comportement des financements accordés aux entreprises privées, tandis que les ménages affichent une dynamique stable contre un ralentissement observé du côté des entreprises publiques.
Les dernières statistiques monétaires publiées par Bank Al-Maghrib montrent que l’encours des crédits au secteur non financier s’est établi à 1.067,7 MMDH à fin juillet. Cette progression traduit avant tout une forte accélération des concours accordés aux sociétés non financières privées, dont la croissance annuelle est passée de 8,1 % en juin à 11 % en juillet. Dans l’ensemble, l’encours accordé à fin juillet au secteur privé ressort à 924,7 MMDH, en consolidation de 6,9 milliards de dirhams en glissement mensuel.

De cet encours, les sociétés non financières privées détiennent un financement de 498,4 MMDH, en amélioration de 5,2 MMDH comparé au mois précédent. En revanche, les crédits destinés aux ménages demeurent quasiment stables, à 403,4 MMDH. Leur rythme de progression s’établit à 3,3 %, se situant à un niveau proche de celui observé le mois précédent. De ce financement, 372,8 MMDH sont attribués aux particuliers et MRE contre 30,7 MMDH alloués aux entrepreneurs individuels. À l’opposé, les concours accordés aux sociétés non financières publiques ont affiché une décélération au titre des sept premiers mois de l’année. Leur croissance est revenue à 3,1 %, après avoir atteint 15,9 % en juin. Ils se situent ainsi autour de 88,1 MMDH tandis que les administrations locales ont contracté sur ladite période un encours de 54,9 MMDH.

L’analyse par objet économique met en évidence une hausse plus prononcée des facilités de trésorerie, dont la croissance passe de 6,9 % à 8,7 %. Cette évolution résulte principalement d’une augmentation des crédits de trésorerie accordés aux entreprises privées, qui progressent de 11,3%, contre 6,4% un mois auparavant. À l’inverse, les financements de trésorerie destinés aux entreprises publiques reculent. leur croissance est revenu à 4,3% à fin juillet après une hausse de 8,3% en juin.
Avec un encours global de l’ordre de 346,25 MMDH, les crédits à l’équipement conservent, pour leur part, un rythme de croissance particulièrement élevé, bien qu’en légère décélération. Ils ont, en effet, progressé de 25,7 %, après 27,1 % en juin, et ce sous l’effet du ralentissement des investissements financés des entreprises publiques, dont la croissance des crédits d’équipement passe de 21,5 % à 5,6 %.

Du côté des ménages, les principales catégories de financement affichent une évolution modérée. Bank Al-Maghrib observe une stagnation des crédits immobiliers, à 3,9 %. On relève dans ce sens un encours de l’ordre de 330,66 MMDH dont 259,61 MMDH de crédits à l’habitat y compris 32,07 milliards de dirhams de financement participatif. Les crédits aux promoteurs immobiliers ressortent quant à eux à 64,077 MMDH à fin juillet. En parallèle, les crédits à la consommation ont vu leur rythme de croissance progresser de 4,5 %, portant ainsi l’encours à 63,35 MMDH. Parallèlement à cette dynamique du crédit, les créances en souffrance enregistrent une hausse annuelle de 3,1 %, contre 1,9 % en juin. Malgré cette progression, leur poids dans le portefeuille global de crédits bancaires demeure stable, avec un ratio maintenu à 8,1 %.