Criminalité financière : L’intelligence artificielle, principal recours des banques

Criminalité financière : L’intelligence artificielle, principal recours  des banques

«39% des répondants dans le cadre de l’étude ont déclaré que leurs plans d’adoption de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage machine se sont accélérés depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19»

Les banques optent de plus en plus pour l’intelligence artificielle pour lutter efficacement entre le blanchiment d’argent. Il s’agit là de l’un des principaux enseignements tirés par les établissements financiers en ce temps de crise. C’est ce que l’on peut relever d’une nouvelle étude sur les technologies de lutte contre le blanchiment d’argent réalisée par SAS, KPMG et l’Association of Certified Anti-Money Laundering Specialists (ACAMS). Cette enquête a été menée à l’échelle internationale auprès de 850 professionnels spécialisés dans la détection et la prévention de la criminalité financière. Une investigation qui révèle l’évolution de l’attitude des régulateurs à l’égard de l’analytique avancée et l’importante croissante de l’intelligence artificielle ainsi que de l’apprentissage automatique dans le domaine de lutte contre la fraude et la criminalité financières.

«Plus du tiers des institutions financières sont aujourd’hui en train de suivre une nouvelle dynamique : celle d’accélérer l’adoption de l’IA et l’apprentissage machine (ML) dans le but de lutter encore plus efficacement contre le blanchiment d’argent (AML)», apprend-on à cet effet. Et d’ajouter que «39% des répondants dans le cadre de l’étude ont déclaré que leurs plans d’adoption de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage machine se sont accélérés depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19». Se référant à l’étude, l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine s’imposent aujourd’hui comme des technologies clés pour les professionnels de la conformité qui cherchent à rationaliser leurs processus en instaurant une conformité AML qui leur permet de lutter plus efficacement contre la criminalité financière et le blanchiment d’argent.

«Plus de la moitié (57%) des répondants ont soit déjà intégré l’IA/ML à leurs processus, soit pilotent des solutions d’IA, soit prévoient de mettre en œuvre ces solutions dans les 12 à 18 prochains mois», indique SAS à cet effet.
L’étude indique par ailleurs que les grandes institutions financières ne sont pas les seules à chercher massivement à adopter ces technologies. Ainsi, 28% des grandes institutions financières se considèrent comme des innovateurs et des adeptes rapides de la technologie de l’intelligence artificielle. En parallèle, 16% des institutions financières plus petites se considèrent comme de véritables leaders du secteur en matière d’adoption de l’intelligence artificielle. En dépit de leur taille, les entreprises financières attestent subir les mêmes pressions. Elles considèrent qu’elles doivent toutes répondre de front aux perturbations générées par la crise sanitaire tout en continuant à stimuler leur productivité.

Notons que les deux principaux moteurs qui accélèrent l’adoption de l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine sont l’amélioration de la qualité des enquêtes et des dépôts réglementaires ainsi que la réduction des coûts opérationnels qui en découlent. Ces deux facteurs ont été évoqués respectivement par 40% et 38% des répondants.

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