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Croissance, résilience, investissement… le Maroc conforté par L’OCDE

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La très sérieuse organisation économique internationale, OCDE, s’intéresse à l’économie marocaine dans sa dernière livraison avec des perspectives très positives pour le pays. Les détails.

Dans une longue liste où figurent la zone euro, les Etats-Unis, la France et le Royaume- Uni entre autres, le Maroc figure en bonne place dans le dernier rapport de l’OCDE. Intitulé Perspectives économiques de l’OCDE, le document détaille les prévisions pour les économies internationales les plus dynamiques, notamment le Maroc mais également l’Allemagne, la Belgique, le Brésil, le Canada, la Chine, les États-Unis, la France, l’Inde, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, le Royaume‑Uni, la Suisse et la zone euro. Dans les détails, l’OCDE affirme que la croissance du PIB au Maroc devrait s’élever à 5,0% en 2026. «Les précipitations exceptionnelles enregistrées pendant l’hiver devraient stimuler la production agricole, tandis que l’investissement public dans de grands projets d’infrastructure continuera de soutenir la croissance en 2026», explique la même source. Et de poursuivre: «Le déficit budgétaire devrait continuer de se réduire malgré la hausse soutenue des dépenses publiques, sous l’effet de l’augmentation des recettes consécutive aux récentes réformes fiscales». Pour l’OCDE, le PIB du Maroc est solide. «Le PIB a progressé de 4,6% en 2025, la consommation et l’investissement privé ayant été soutenus par le recul de l’inflation, l’amélioration de la confiance des consommateurs et les grands projets d’infrastructures publiques», analyse t-on. Le document explique également que l’inflation n’a cessé de reculer en 2025, sous l’effet de la baisse des prix des produits alimentaires alors que la confiance des entreprises, les exportations et les recettes du tourisme étaient en hausse au début de 2026. Le chômage, a quant à lui, légèrement diminué. «Le déficit budgétaire a légèrement diminué, passant de 3,9% du PIB en 2024 à 3,5% du PIB en 2025, et il devrait se stabiliser à 3,0% du PIB en 2026-2027. L’investissement et la consommation publics continueront d’augmenter, sous l’effet des projets d’infrastructure et de l’élargissement de la protection sociale, mais cette évolution devrait être compensée par l’augmentation des recettes budgétaires, portée par la croissance de l’activité économique et les récentes réformes fiscales, qui élargissent progressivement la base d’imposition et renforcent l’application de la législation», ajoute le document.

La croissance devrait rester soutenue en 2026 et 2027
L’OCDE affirme, en outre, que l’activité économique devrait croître au rythme de 5,0% en 2026 puis de 3,9% en 2027. «Les pluies abondantes de l’hiver ont permis de remplir les réservoirs d’eau, ce qui favorisera un rebond de la production agricole d’environ 15% en 2026, avant une normalisation en 2027», précise-t-on. Aussi, «les investissements dans les infrastructures continueront d’alimenter la croissance dans le secteur manufacturier et celui de la construction. Les résultats à l’exportation devraient continuer de s’améliorer en 2026-2027. Le taux de chômage devrait diminuer légèrement en 2026 (de 0,3 point de pourcentage) et se stabiliser en 2027. À court terme, le Maroc pourrait tirer profit d’une réallocation de la demande mondiale d’engrais car le blocus du détroit d’Ormuz empêche d’autres grands producteurs du Moyen-Orient d’exporter». Par ailleurs, le document affirme que «la réduction de l’économie informelle et le renforcement du capital humain et de la productivité sont des priorités essentielles pour le Maroc. L’amélioration des compétences de la main-d’œuvre et le renforcement de la concurrence contribueraient à stimuler la productivité. Le cadre de lutte contre la corruption a été renforcé mais des efforts supplémentaires sont nécessaires. La transition climatique constitue une autre priorité. Pour rappel, les économistes de l’OCDE ont également analysé les perspectives économiques pour les autres puissances économiques mondiales. «Le conflit au Moyen-Orient est devenu le principal facteur façonnant les perspectives économiques mondiales.
L’économie mondiale est entrée en 2026 dans une situation plus robuste que beaucoup l’avaient anticipé. L’activité a démontré une résilience remarquable, soutenue par un investissement dynamique dans l’intelligence artificielle, de conditions financières favorables et d’un apaisement des tensions commerciales. Les perspectives de croissance mondiale semblaient préfigurer une révision à la hausse significative», affirme le chef économiste de l’OCDE. Et d’ajouter: «L’évolution du conflit au Moyen-Orient demeure incertaine, mais ses conséquences économiques devraient vraisemblablement perdurer encore quelque temps, même après sa résolution. L’éventail des conséquences possibles est large. Conscients de cette incertitude, nous avons établi nos projections mondiales selon une approche fondée sur des scénarios. Plutôt que de s’appuyer sur une seule trajectoire de prévision, l’analyse repose sur deux trajectoires possibles: un scénario de perturbations limitées dans le temps, dans lequel les perturbations sont d’une durée relativement courte, et un scénario de perturbations prolongées, aux conséquences négatives plus vastes et beaucoup plus durables». A noter enfin que l’OCDE et le Maroc ont une longue histoire de collaboration stratégique. Avec la Thaïlande, le Maroc a été la seule économie partenaire à s’engager dans une deuxième phase d’un programme pays. Cet outil novateur de l’OCDE permet aux partenaires sélectionnés de tirer parti de l’expertise et des meilleures pratiques de l’OCDE, de renforcer les institutions, d’améliorer la capacité de réforme des politiques et de s’aligner sur les normes de l’OCDE.
Après la première phase du Programme pays (2015-2018), la deuxième phase comprenait 15 projets construits autour de quatre axes principaux. Il s’agit de renforcer l’articulation et la cohérence des politiques publiques et soutenir le Maroc dans ses efforts de lutte contre la corruption; promouvoir l’attractivité du Maroc, sa croissance économique et ses investissements; le développement du capital humain par l’appui à l’éducation et à l’autonomisation économique des femmes; et l’appui aux politiques de développement territorial. La mise en œuvre du programme pays s’est achevée avec succès en septembre 2024.

OCDE
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une organisation internationale qui œuvre pour la mise en place de politiques meilleures. L’objectif est de promouvoir des politiques publiques qui favorisent la prospérité, l’égalité des chances et le bien-être pour tous. «Nous nous appuyons sur 60 ans d’expérience et de connaissances pour préparer le monde de demain. En étroite collaboration avec les pouvoirs publics, les acteurs économiques et sociaux ainsi que les représentants de la société civile et les citoyens, nous établissons des normes internationales et proposons des solutions fondées sur des données factuelles en réponse aux défis du monde d’aujourd’hui», explique-t-on chez l’Organisation. De l’amélioration des performances économiques au renforcement des politiques de lutte contre le changement climatique, de la promotion de systèmes éducatifs efficaces à la lutte contre l’évasion fiscale internationale, l’OCDE est un forum et un centre de connaissances unique. Elle met des données, analyses et conseils sur les politiques publiques à la disposition des dirigeants afin de guider l’élaboration de normes internationales et d’aider à la création de sociétés plus résilientes, plus justes et plus propres.