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Dans son plan d’action 2022-2025 : Le HCP lance les enquêtes inédites

Dans son plan d’action 2022-2025 : Le HCP lance les enquêtes inédites

Ces enquêtes couvrent l’ensemble du territoire national avec des échantillons suffisamment larges et permettront d’éclairer la situation au niveau des unités administratives les plus pertinentes et porteront notamment sur plusieurs volets.

«Nous allons revoir le cadre général». Ainsi se projette dans le futur, lundi à Rabat, Ahmed Lahlimi Alami, lors de la présentation du programme d’activités de son Haut-commissariat au Plan (HCP), pour 2022-2025. Le responsable, qui en détaille les contours en s’appuyant sur les Orientations Royales, n’hésite pas à remonter le temps. «Notre référence, depuis 2015, étaient les ODD (Objectifs de développement durable) qui donnent des repères pour le capital humain», évoque-t-il. Cependant, sa structure se basera désormais sur une autre feuille de route.

Le NMD comme nouvelle référence

Il s’agit du nouveau modèle de développement. «Nous sommes dans un contexte où notre référence pour nos travaux est le NMD», explicite-t-il. Dans ce sens, il est question de «trouver une convergence». «Le NMD offre, dorénavant, le cadre stratégique et normatif de notre contextualisation du modèle international des ODD dans le but d’aboutir à une convergence dynamique des objectifs des deux modèles», enchaîne-t-il. A cet effet, le HCP a, tel que le précise le responsable, engagé une analyse rigoureuse du NMD pour en tester la cohérence interne et dégager les indicateurs et indices nécessaires au suivi et à l’évaluation des politiques publiques à la lumière de cette convergence. Mais ce n’est pas tout !
M. Lahlimi annonce «des enquêtes de structure, particulièrement lourdes». Celles-ci sont «en cours de préparation ou déjà amorcées». «Certaines à caractère économique et d’autres à vocation sociale, et seront couronnées par le grand chantier du Recensement général de la population et de l’habitat», ajoute-t-il en fixant la date de 2024 pour ce recensement. Ces enquêtes couvrent l’ensemble du territoire national avec des échantillons suffisamment larges et permettront d’éclairer la situation au niveau des unités administratives les plus pertinentes et porteront notamment sur plusieurs volets. Il s’agit de l’enquête consacrée aux structures économiques. L’objectif étant d’apporter «une actualisation des données sur l’investissement, la production et la consommation intermédiaire des entreprises, par produit, par branche d’activité et par niveau territorial et permettre le passage de notre comptabilité nationale à la nouvelle année de base 2022 au lieu de 2014».

L’informel n’est pas en reste. L’enquête qui lui sera consacrée permettra «de mieux cerner la sphère informelle qui traverse l’ensemble des activités économiques et sociales du pays et mieux connaître les mécanismes actuels de son extension ou les modes opératoires de son insertion dans le paysage de l’économie et de la société pour mieux examiner les possibilités d’une résorption productive de ses effets». Une autre enquête sur les Institutions sans but lucratif (ISBL) se veut de donner une information plus circonstanciée sur la société civile dans notre pays pour en évaluer la contribution à la richesse nationale et appréhender ses caractéristiques socioéconomiques. Le haut-commissaire au Plan annonce également des enquêtes à caractère social qui s’articuleront autour de différentes dimensions.

A commencer par l’enquête sur les niveaux de vie des ménages qui «sera au niveau de toutes les unités territoriales, la source principale de connaissance de la distribution sociale des revenus, des niveaux des inégalités sociales et des évolutions de l’indice de pauvreté et constituera une base d’informations objectives d’actualisation du Registre social unifié». Celle dédiée à la famille marocaine permettra «d’appréhender à l’échelle de la famille l’état des rapports économiques, sociaux et culturels de génération et de genre, et l’évolution des valeurs de la société marocaine, au sein de l’unité sociale de base, dans leurs dimensions nationale et territoriale».

Plus encore, l’enquête qui portera sur l’emploi du temps des Marocains permettra de «collecter les données sur les modes d’organisation et les rapports économiques et sociaux entre générations et genre, leur mode de reproduction et de mesurer la dimension genre dans la division sociale du travail». Le tout étant couronné par le Recensement dont les travaux préparatoires de grande envergure et notamment les travaux cartographiques sont déjà engagés et constitueront le premier maillon du processus devant être intégralement digitalisé.

De la régionalisation, de l’expérience danoise en numérisation…

«Dans la perspective d’un «Maroc des régions», nous avons entamé depuis 2017 un grand chantier de mise en place des bases de données statistiques régionales. Ces bases de données, qui comportent des plateformes dédiées aux indicateurs ODD, permettront aux différents acteurs régionaux et locaux d’élaborer leurs programmes de développement et de suivre et évaluer leurs réalisations. Ces bases de données régionales ont été établies et mises en ligne sur le site institutionnel du HCP et les sites des directions régionales de 3 régions, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès et Marrakech-Safi.

La mise en place des bases de données régionales se poursuivra pour les finaliser, en 2022, au niveau des régions de Casablanca-Settat, de Rabat-Salé-Kénitra, de Souss-Massa et de l’Oriental et dans la perspective d’une généralisation à l’ensemble des régions à l’horizon 2025. Ce chantier devrait à terme aboutir à de véritables répliques du HCP à l’échelle régionale», révèle également M. Lahlimi qui met en avant le recours à la coopération danoise pour amorcer le processus de numérisation par la structure qu’il chapeaute. Quant au site du HCP, présenté lors de cet événement, il se veut un portail d’information tel qu’expliqué à cette occasion.

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