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Décryptage d’un Conseil national de l’entreprise plein d’espoir

Nadia Fettah, ministre de l’économie et des finances. (DR)

10 milliards de dirhams supplémentaires en faveur de la politique de l’eau

Finances.»
Le CNE tenu le 18 janvier confirme la bonne entente entre le patronat et le gouvernement. Les deux parties reviennent sur les priorités 2023 sous un fond de crise encore palpable. Les détails.

Le Conseil national de l’entreprise, tenu hier à la CGEM, a permis de faire le bilan de l’année 2022 et des priorités de l’année en cours retenues dans le cadre de la loi de Finances. La ministre de l’économie et des finances, Nadia Fettah, s’est jointe à l’exercice pour, non seulement les rappeler, mais éclairer l’audience sur les différents chantiers à entreprendre cette année. D’ailleurs, Chakib Alj, président de la CGEM, ouvrira le débat en soulignant la parfaite collaboration entre la Confédération et le ministère de l’économie et des Finances. Il rappellera le contexte 2022 qui a fortement impacté les entreprises marocaines, compte tenu des effets de la guerre avec la hausse des coûts des produits énergétiques et des matières premières. La compétitivité d’une grande partie du tissu économique national s’en est ressentie en effet.
Autre facteur qui grèvera fortement la balance commerciale; celui de la sècheresse qu’a connu notre pays, compromettant les performances du secteur agricole avec une baisse de 15,9 % au 4ème trimestre de 2022 contre une hausse de 17 %, un an auparavant.

Le patron des patrons plante le décor. Le décor d’une année 2022 bien mitigée. Les indicateurs économiques affichent des seuils à la fois alarmants pour ce qui est de l’inflation mais plutôt rassurants par rapport au niveau de croissance attendu compte de la situation internationale. Selon les pronostics du Haut-Commissariat au Plan (HCP), «sur l’ensemble de l’année, l’inflation globale devrait atteindre +6,6%, après +1,7% en 2021. Pour sa part, le FMI table sur une croissance de 1,25% fin 2022 contre une prévision initiale de 3%». Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’appel à l’agilité et à la résilience a été lancé par la plus Haute Autorité. La relance économique passera par plusieurs chantiers structurants. Le porte parole de la CGEM insistera sur le fait que « la loi-cadre 03-22 formant Charte de l’Investissement, adoptée le 30 novembre 2022, apportera sans doute une forte dynamique à l’investissement privé et facilitera l’atteinte des objectifs escomptés par le Nouveau modèle de développement, à savoir 65% à l’horizon 2035». Les décrets d’application devront être bientôt déployés.

La mise en place du Fonds Mohammed VI pour l’investissement contribuera, de son côté, au financement de projets d’investissements et au renforcement des capitaux des entreprises. M Alj le soulignera aussi. Dans le même sens, il citera le volet Innovation qui permettra de doper l’économie. A cet effet, le programme d’appui à l’innovation industrielle, Tatwir-R&D et Innovation, dont la convention a été signée le 15 septembre, devrait soutenir les investissements technologiques, dans sa phase pilote. « Le lancement du premier appel à projets a, d’ailleurs, eu lieu lundi dernier à la CGEM », déclarera-t-il.
D’autres chantiers sociaux sont en cours de mise en œuvre (voir encadré).

La transition énergétique et le développement du digital demeurant au cœur des priorités nationales car ils représentent des leviers pour la croissance et de la relance économique. Le rappel des points clés de la loi de finances a permis de faire la transition avec Nadia Fettah qui a valorisé, à son tour, le travail collaboratif réalisé entre les deux parties pour donner plus de visibilité dans un contexte marqué par des crises inédites tant dans leur ampleur que dans leur nature…
« Le commerce extérieur ne s’est pas effondré malgré la facture énergétique qui a augmenté de 111 % à la fin du mois de novembre dernier… ».

La ministre, dans son exposé, présentera les principaux leviers qui permettront de relancer la croissance. Le défi majeur étant l’inflation qui a impacté de plein fouet les ménages. «Le taux s’est situé à 6.5% à la fin de l’année 2022 alors qu’il aurait dû normalement atteindre les 10% sans l’intervention de l’État» … L’État providence est toujours là mais les espoirs sont dans une reprise économique à moyen terme pour soulager les finances publiques.
La mise en place d’un plan ambitieux en est la résultante. Parmi les chantiers, celui consacré à la problématique de l’eau et qui a été doté d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 10 milliards de dirhams. Les enjeux sont réels.
A suivre… «

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