Gouvernance, appels d’offres, subventions, produits d’assurance et santé animale
Jusqu’à la mi-février, le niveau des précipitations à l’échelle nationale a atteint 76 mm, soit une baisse de 67% par rapport à une année normale. Cette situation s’est répercutée bien évidemment sur les cultures d’automne ainsi que les pâturages.
Face à une situation exceptionnelle, des moyens exceptionnels. Le gouvernement sort les gros moyens pour atténuer les effets d’une saison faible en pluies. Effectivement le pays fait face à un déficit pluviométrique très important, jamais observé depuis 1981. C’est le cas également pour les ressources en eau puisque l’année en cours a démarré avec un niveau de retenues dans les barrages plutôt bas. «Aujourd’hui, nous sommes à 31% du taux de remplissage des barrages à l’échelle nationale, mais sans les bassins du Gharb ainsi que celui du Loukkous les autres bassins ne dépasseraient pas un taux de 12%», a affirmé Mohamed Sadiki, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Jusqu’à la mi-février, le niveau des précipitations à l’échelle nationale a atteint 76 mm, soit une baisse de 67% par rapport à une année normale. Cette situation s’est répercutée bien évidemment sur les cultures d’automne ainsi que les pâturages. Le déficit pluviométrique a en outre poussé à la suspension de l’irrigation à partir des barrages en se limitant à l’irrigation à partir des nappes phréatiques pour la préservation de l’arboriculture notamment.
Il faut préciser que le gouvernement était déjà intervenu dans certaines régions à travers des actions localisées et exceptionnelles, notamment dans l’est du pays ainsi que les régions sud. Aujourd’hui et après les directives royales, le gouvernement déploie un dispositif à l’échelle nationale. Le premier volet de soutien au monde rural concerne l’acquisition et la distribution de l’orge subventionnée (7 millions/q) avec un budget de 1,5 milliard de dirhams ainsi que l’acquisition d’aliments composés pour vaches laitières (600 millions de dirhams) sans oublier le renforcement des programmes de la santé animale avec un budget de 300 millions de dirhams. Les responsables affirment que les premiers appels d’offres ont déjà été lancés dès vendredi dernier. Il est également question de l’équipement et l’aménagement du réseau d’irrigation avec une enveloppe de 255 millions de dirhams, l’irrigation de l’arboriculture (121 MDH) et l’aménagement des pâturages (26 MDH), soit un total pour l’ensemble des actions prévues pour ce premier volet de 3 milliards de dirhams.
Concernant la production laitière, le gouvernement active une subvention pour l’importation des vaches laitières dans le but de densifier le cheptel. Il est question aussi de l’atténuation de l’impact de l’augmentation des prix des aliments composés sur les charges de la production du lait. S’agissant de la santé animale, un programme a été mis en place en collaboration avec l’ONSSA pour lutter contre les maladies et renforcer la campagne de vaccination pour toucher l’ensemble du cheptel à l’échelle nationale. Le volet de la gouvernance n’est pas en reste. Le ministère de l’agriculture a mis en place trois commissions. La première pour le pilotage stratégique est présidée par le ministre. Elle est chargée de l’accompagnement et l’évaluation des mesures. La deuxième, dirigée par le secrétaire général du ministère, assume la gestion scientifique pour l’orientation. Enfin, le troisième niveau regroupe des commissions thématiques pour la coordination et la communication entre les groupes de travail.










